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Au cœur du front

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Nicolas Delaye

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Le ciel était chargé d'épais nuage gris depuis le début de la journée nous revenions de notre mission de reconnaissance, en effet, le haut commandement voulais connaître les mouvements des troupes allemandes à l'est. Depuis quelques jours, des espions ennemis avaient tenter de s'infiltrer dans nos tranchées, sans doute pour glaner des informations capitales en vue de futur attaques surprises. Ce n'était pas la première fois que ce genre de chose se produisait, ils avaient déjà tenter de nous infiltrer à de nombreuses reprises, et pour tout dire nous avions souvent répondu de la même manière.
Nous avions déjà perdu de nombreux homme dans ce type de mission suicides, pourtant le haut commandement ne semblait pas s'en lasser et à chaque intrusion ennemi, nous devions sacrifier des hommes en répondant. Les hommes qui y participaient qu'ils soient français, ou allemands n'étaient jamais très nombreux, à chaque fois c'était des petit groupes de quatre ou cinq individus et comme à chaque fois depuis le début de la guerre deux ans plus tôt, nous avions à faire à des gosses qui n'étaient jamais âgés de plus de seize ans. Les jeunes étaient souvent les plus faciles à manipuler car ils n'avaient que rarement conscience du danger et ils ne se doutaient pas qu'ils n’arriveraient jamais à accomplir leur mission, soit il étaient abattu sans ménagement, soit ils étaient fait prisonnier.
Notre mission nous l'avait encore confirmer, nous étions tombé sur un groupe de jeunes et comme à l’accoutumée, le combat ne dura pas longtemps, en effet il ne s'agissait que de recrues récemment sortit des jupons de leur mères, alors que nous nous subissions cet enfer depuis 1914. tandis que nous traversions le village totalement




dévasté, je repensé à ces gamins, pourquoi c'étaient ils engager ?
Sans doute avaient ils comme nous vu les affiches de recrutement placarder partout en ville, ces horribles affiches ou était inscrit des messages de propagande qui appeler au patriotisme des hommes. Je me rappela qu'a l'époque les messages de ces affiches étaient assez floues, nous ne savions pas vraiment pourquoi nous allions nous battre mais à l'époque il y avait au moins une chose de sur : l'ennemi allemand nous attaqué et il fallait à tout prix les repousser.
Je m'étais engager fin 1914, comme la plupart des garçons de ma classe, nous avions tous le même age, dix huit ans mais pas les même convictions, certains c'étaient engager par patriotisme comme Charles et Bruno, les jumeaux ( je n'avais d'ailleurs plus aucune nouvelle d'eux depuis notre arrivée sur le front) eux étaient partis plus à l'ouest avec leur compagnie et j'ignorais si ils étaient encore en vie.
D'autre comme Henry et Marc qui avaient été muté dans la même compagnie que moi l'avait fait parce qu'ils croyaient fermement que cette maudite guerre allait rapidement se finir et qu'ils reverraient très vite leur proches. Henry était déjà père de famille, malgré son jeune age, il nous montrait sans cesse des photographies de sa femme (qui avait deux ans de moins que lui) et de sa petite fille de six mois, un adorable petit bout de chou.
- j'ai hâte de les revoir mes princesses ! Répété s’il sans arrêt.
- pourquoi tu t'es engagé alors ? Cette question avait toujours la même réponse : la fierté. Sa femme avait l'air plutôt heureuse en portant sa fille contre sa poitrine, savez elle se qu'il se passait réellement ici ? Sans doute que non car le courrier était sans cesse censuré par la poste, comme si se que nous écrivions pouvaient les dérangé.




En fait, il rechercher surtout des lettres portant des secrets, des choses que personne ne devait savoir. En tout cas il se battait pour la plus belle des raison, faire en sorte que sa progéniture ne connaisse jamais de telle horreur valait bien la peine que l'on se sacrifie. Quand à marc, lui c'était engagé car il était issu d'une longue lignée de militaires, du coup son choix fut vite fait, ou plutôt le choix de son père. Lui n'était pas spécialement prêt a prendre les armes, mais convaincu que la guerre n'allait pas duré, il fit plaisir a sa famille et s'engagea. Pourtant, deux ans âpres, il n'était toujours pas rentré chez lui. Dans le groupe il y avait aussi James mon frangin, un turbulent professionnel, que la guerre avait calmé net, sur tout depuis que nous avions vu mourir des centaines de milliers d'hommes juste sous nos yeux.

Pour d'autre en revanche cet engagement fut une contrainte car ils n'avaient aucune envie de la faire cette guerre, d’ailleurs beaucoup avaient désertés, bien mal leur en avait pris, car en cas de désertion, c'était la peine de mort par fusillade assurée, et dans notre compagnie, beaucoup avait déjà était aligné contre le mur, j'avais encore en tête les supplications d'un jeune soldat qui implorait pour qu'on lui laisse une seconde chance, mais les officiers supérieurs ne voulaient rien entendre, pire encore, certains prenaient plaisir à donner l'ordre de vider les chargeurs dans les corps de ces pauvres bougres. J'avais souvent rappeler à mes amis de ne jamais tenter de fuir, car la mort au champ d'honneur et mille fois plus glorieuse que de se faire exécuté par ces propres frères d'armes.
La pluie commença à tombé sur le village en ruines, d’abord de fines gouttelettes mais très rapidement, ce fut le déluge, ces pluies étaient un véritable cauchemar pour nous car elles rendaient le sol des tranchées extrêmement boueux.



(Nous nous trouvions à dans le secteur de Verdun, et pour tout vous dire je n'avais vivre un tel enfer). Le paysage ne ressemblait plus à rien, des monticules de terre et des arbres déchiqueter, partout le sol était creusée de trous d'obus et de ruisseaux plus ou moins grand et profond ou une eau sale et noirâtre s'accumuler. Parfois nous y trouvions des cadavres en partis décomposé d'hommes que nous avions déjà enterrer, à chaque fois les impact des obus soulevait des gerbes de terre et les déterrer. les maisons n'étaient plus que des amas de pierre prêt à s'écrouler, mais le pire c'était ces maudits rats qui se délectaient des morts, pour eux la nourriture était abondante, et ils étaient tellement nombreux que nous avions les pire difficultés à les chasser, pourtant il avait leur utilité, lorsque le ravitaillement n'arrivait pas, certains hommes n'hésiter pas à se foutre sur la gueule pour en bouffer un. Cela m’écœurer profondément et jamais je ne pourrais en toucher ne serais-ce qu'un seul, ces merdes dévoré les corps de nos frères d'armes tombé. Mais en ces temps difficiles les hommes avaient faim, les hommes avaient froid, le guerre réveille les plus bas instinct, la survie notamment.
Une boue collante épaisse avait envahit les sols, une boue qui s’insinue partout, qui rend nos mouvements difficiles, ce qui ne nous avantagé par lorsque nous devions sortir de ces boyaux tortueux pour aller tué l'ennemi.
Nous dûmes accélérait le pas car la nuit approchait à grand pas et il valait mieux ne pas se trouver hors de nos baraquements, car les allemands nous pilonnait sans cesse une fois l'obscurité installer.
L'eau ruisselait sur les pavés de la route jusque dans les ruisseaux, remplissant les trous laisser par les impacts d'obus, je détestait ces marches car la menace des boches était omniprésente et à chaque secondes qui passaient nous risquions de prendre une bombe sur le coin de la gueule.



Enfin après des heures de marche ininterrompu et une bataille relativement courte, nous regagnâmes enfin notre abri. Nous étions tous exténués, mais nous n'avions que très peu de temps pour récupérer, avant de repartir au combat. Durant se court laps de temps, j'en profita pour me pencher sur la situation actuelle, j'étais engagé avec ceux que j'aimais le plus au monde et aucun d'entre n'étais capable de savoir si il allait quitter cet enfer en vie ou les pieds devant. Durant les deux premières années de cette guerre, j'avais pris l'habitude de noter dans des carnets tout se que je voyais, mes sentiments et mes angoisses, mais aussi toute les horreurs les cadavres, les rats, les maladies qui se rependait comme un rien entre nous, quand les hommes ne tombaient pas sous les balles ou les redoutables gaz de combat, il succombait au maladies et au infections qui mettaient parfois des jours entiers à agir, très souvent nous avions du mettre un terme au souffrance d'un camarade agonisant. pourtant mon envie de m'en sortir et de retourner a la vie civil, était toujours aussi forte.
Juste avant de m'engager j'avais fait une prière, bien que non croyant, toute ma famille l'était, j'avais promis à dieu qu'une fois cette guerre fini, et si jamais j'en ressortait vivant, je me trouverais un coin de terre tranquille et j'y vivrais paisiblement
jusqu’à la fin de ma vie, loin des horreurs de la guerre.
Cette nuit la, fut comme toute les autre, un véritable enfer, des pluies incessantes de bombes tombaient sur nos positions, nous empêchant de sortir, on se serait cru en plein centre d'un carillon d'église, pris entre deux cloches, le sol nous foutait des ruades et je n'avais aucune idée du temps que cette attaque allait duré, pire encore, nous entendions les cris de détresse des hommes resté à l’extérieur, pauvre bougres !





L'attaque dura une bonne partie de la nuit, lors qu’enfin le calme retomba sur la trachée, nous ne pûmes que constater les dégâts et surtout compter nos pertes. La tranchée ne ressemblait plus à rien, pire encore, les rats avaient refait leur apparition, certains s'enfuirent en nous voyant, mais la plupart nous ignorèrent, trop affamés sans doute, ils se jetés sur nos camarades morts, prés à les dévorés, mais il était hors de question de laisser faire cela, notre chef de compagnie tira plusieurs coups de feu en l'air pour les faire fuir.
- tout le monde en place ! Hurla celui ci.
Nous savions tous ce que cela signifiait : une attaque à la baillonette.
Nombre de ces attaques avaient déjà eu lieu depuis le début de la guerre et des centaines de milliers d'hommes y avaient laisser leur peau, pourtant il fallait le faire au nom de notre liberté.
Dressé sur les planches horizontales qui serpenter tout le long de la tranchée, nous attendions avec détermination et résignation, le coup de sifflet qui allait nous lancé dans la bataille.
Enfin celui ci résonna et accompagné de ceux avec qui je m'étais engager et des milliers d'autres hommes, nous sortîmes de cette maudite tranchée en courant vers l'ennemi qui aussitôt nous répondit par des rafales de mitrailleuses.
Beaucoup tombèrent, certains hurlaient appelant leur mères, d'autre comme moi étais étendu les bras en croix, je sentais la vie s'échapper tout doucement de mon être, je n'étais ni affolé, ni triste car j'étais entouré de ceux que j'aimais, ceux qui comme moi c'étaient laisser embobiner par ces maudites affiches de recrutement.

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