Au bord des âmes

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Qu'est ce qu'il peut se passer dans la tête des gens pour que l'on change de statut aussi rapidement dans leur regard, dans leur tête et surtout dans leur cœur. J'avais trouvé le bon, j'en été certain, mordicus, j'en aurai mis ma main à couper. Mais voilà, l'amour est un jeu dangereux, nous ne sommes jamais seul à jouer et évidemment, même si l'on ne peut se sentir que vaincu, je vous l'assure, il n'y a pas de vainqueur au final. Alors je me suis posé des questions, beaucoup de questions, beaucoup trop de questions pour ne trouver que des réponses qui tantôt me convenaient et parfois moins. Peut être que finalement j'avais choisi d'avoir envie d'y croire si fort que je dégageais une sorte d'aura de bien être, qui été si attractive que rien ne pouvait m'être refusé. Peut être que je fût si attirant que tout les obstacles que j'avais entrevu n'avait jamais pu arrêter mon affectueuse croisade envers celui que j'avais vu, celui que j'avais choisi, celui que j'avais tant attendu. Il est venu, il m'a chéri, il m'a aimé et puis il reparti comme il été arrivé. Rien de perceptible n'aurait pu me faire entendre que j'étais sur la mauvaise voie, que je me fourvoyais. Il était juste là, tout le temps souriant, il semblait heureux, tellement heureux, que le jour ou il à mis un terme à notre relation, je me suis senti bluffé. Le bluff, voilà un sentiment sournois qu'il m'avait été déjà donné de ressentir par de sombres voies fraternelles il y a quelques années. Comment peut on un matin se réveiller et se dire que, en fait, on éprouve rien du tout pour celui qui partage ce que l'on vit depuis des mois, des années parfois même. Quel plaisir il y a t-il à se lier pour immuablement se délier dans le silence, dans le fracas ou dans la mort ?

En vérité je vous le dis, il n y en a qu'un. Celui de retrouver sa liberté, celle de pouvoir faire ce qui nous plaît, en tout temps, en tout lieu, avec ou sans modération. Mon dieu que cette liberté fais mal, bon grès, mal grès. Comme elle est capable de faire chavirer celui que l'on délaisse. Comme l'on peut passer par tout les stades, le temps de la tristesse et de la déception au début, le plus souvent, puis ensuite une farouche colère qui se transforme en amertume face au constat affligeant, nous revoilà seul...Nous revoilà seul avec notre liberté...Le plus beau cadeau de la vie nous a été redonné et pourtant nous donnerions tout pour être emprisonné à nouveau dans les geôles du cœur de l’élu. Et puis viens le temps...Ce bon vieux temps qui ne cesse de nous donner raison, qui ne cesse de nous donner tort aussi, il est pourtant le plus précieux de tout les alliés pendant nôtre séjour ici bas. Je m'étais senti prêt et je ne le suis plus du tout. J'avais su guérir des plaies, dû moins je l'avais cru, mais je les avaient juste rafistolés. J'ai de la peine au fond de mon cœur, d'avoir pas su éclaircir les fameux points d'une discorde que je n'ai jamais su voir. Je me réconforte avec le fait que c'est sûrement mieux de pas le savoir. Certes, je n'ai pas le moindre souvenir d'une dispute, pas même un haussement de ton, est-ce cela qui aurait pu nous manquer ?

Je suis en immersion dans ma propre vie, je retranscrit les faits, je vois, j'entends, je sens...Quelle ne fût pas ma surprise que même quand j’essayais de toutes mes forces de te détester je n'y parvenais pas. J'étais comme un aveugle désespérait de ne pouvoir voir, j'étais comme un ange avec des ailes qui ne permettent pas de voler, je me sentais impuissant, incompris et vexé !
Toi et toute l'étendue de ton insolente beauté, avec ton sourire du saint enfer, j'avais juré milles fois de te faire rire pour cette éternité et je pensais avoir accompli cette radieuse prouesse mais cela ne suffisait semble t-il pas. J'aurai pu me damner pour un seul de tes sourires, j'aurai pu t'aimer comme le saint créateur aime ses vergers, comme les moutons aiment leur berger. Mais tu as choisi d'abaisser le rideau d'un spectacle où je n'étais qu'une muse, le bâton tapa trois fois, et te voilà pour de beau disparu. Blessé au plus profond de mon être, navré de n'avoir pas su enorgueillir ta sublime , je m'en remet au destin si changeant, si surprenant après tout, n'est ce pas lui qui ta mis sur ma route ?

Il y a plusieurs vies dans nos vies aujourd'hui et je dois me contenter de te l'avoir bien prouvé. Tu as su tirer le meilleurs de moi même. Dommage que tu te sois tiré à ton tour. J'aurai eu envie de t'offrir quelques choses de beau, quelques choses d'unique, quelques choses qui se donne pas. Mon amour, à toi qui ne me m'aime plus. Je n'ai aucune envie de sombrer dans la mélancolie qui paraît si mielleuse quand on est neutre et si évidente quand on vit la situation. Pourtant, je dois bien le reconnaître, cela fait parti du processus de reconstruction, et doucement je me reconstruit.
Non pas que tu ais brisé ma vie, non, tu as seulement abîmé mon envie d'aimer celui que tu précèdes déjà. Celui que je ne connais pas encore, celui que je vais essayer de chérir, celui qui m'accompagnera vers un avenir. Une même direction profonde, sincère, belle et droite comme l'horizon. Il sera aussi rassurant qu'imprévisible, il alliera vigueur et douceur, élégance et romance, sourire, charme, clairvoyance et me fera rire. Si seulement ce celui ci pouvait exister, je serai comblé. Si il savait que je l'attends comme je t'ai attendu tout cette vie, toi qui en est aussitôt reparti, si seulement...

Plus je tente de me projeter vers un devenir lointain, plus cette amertume pesante gangrène mon cœur. Comme ci, fort de mon amour pour toi esseulé, j'offrais en pâture mon âme à ces démons macabres pour une seule seconde supplémentaire à tenter de te plaire. Je laisserai ces diables de pacotille venir consumer ce qu'il reste de mon être pour que ton affection resurgisse et m'emporte vers ces endroits magiques que j'entrevoyais quand tu me serrais fort, si fort, que je pouvais en avoir le souffle coupé. Les tourbillons de la distance n'avaient pas la moindre emprise sur la constance de mon amour. Je ne voyais pas ta vie, il est vrai. Je n'en faisait finalement pas vraiment parti. J'étais comme ces courtes nuits d'étés, chaudes, torrides mais fugaces. J'étais comme ces vagues aux milles degrés, dirigeaient vers une rive où, de toute leurs beautés, elle ne reviendraient jamais. J'étais comme ce soleil gênant sur la plage, quant à son apogée, vint rayonner les petit yeux des dormeurs pré-calcinés. Tu me manque mal grès tout les maux que cela m'inflige. J'ai le sentiment de penser à toi encore bien plus que pendant que je t'appartenais. J'aimerais que tu perçoives à quel point tout ces moments avec toi ont été importants. A quel point sur cette montagne j'étais bien, je te voyais beau, serein, complice et coquin. A quel point tes sourires me rendait heureux et que je me voyais à tes côtés devenir tout simplement vieux. Tu es un être aussi formidable qu'intriguant, tu m'as réconcilié avec des parties de moi-même que j'avais oubliés. Et maintenant que je voudrais les partager avec toi, tu n'es décidément plus là.

Alors je t'ai laissé partir sans jamais vraiment te retenir. Car mon idée de l'amour m'empêche de forcer les décisions qui ont nourrit toutes mes désillusions. Je ne prends pas les gens que j'aime pour autres choses que ce qu'ils sont. Je ne déteste pas les gens qui me détestent, j'aime, les gens qui m'aiment. Je n'ai pas eu le courage de te dire tout cela plus tôt. C'est parce que tu m'intimide depuis le premier regard. Tu m'as envoûté en un instant magique, ce moment ou en soufflant sur ton visage je t'ai avoué un secret, celui qui disait que tu étais beau. Je me revois blotti dans tes bras, enlacé dans ton corps que j'ai tant chéri. Lové dans ton âme j'avais reconnu tant de choses qu'il m'avais été donnés de rêver milles et unes fois sans jamais y être confronté. Tu m'as fait approcher le paradis, toi qui n'es pas plus un saint qu'un diablotin. Tu m'as fait goûter ce fruit défendu que l'on défend à tout ceux qui n'ont pas gagner le droit de te voir tel que tu es. Si grand, si radieux, d'une générosité naturelle qui en est peu être dérangeante quand on est pas habitué à de telles attentions. Je pourrais écrire tant de louanges à ton effigie. Je pourrais écrire des épopées pour sanctifier ton nom, toi que je vénère, pour m'avoir montrer à quel point je pouvais être qui j'avais envie d'être. Je pourrais faire tant d'actes qui n'auraient de saveur que si je trouvais encore place dans ton cœur, mais je ne ferai pas un de plus en direction de toi. Tu as su tourner une page ou j'aurais pu écrire dix livres. Tu as voulu combler mes lacunes sans jamais me les confiées. Tu es juste comme cette brume errante appelée feu follet, impalpable, blanche de candeur et lointaine. Combien d'encre faudra t-il de mes yeux couler pour que mon bateau naviguant sur ces eaux déchaînés trouve enfin où jeter l'ancre, où enfin se poser.
Tu manque à ma vie si fort que je me noie dans mes propres larmes qui n'ont jamais coulées. Je suis d'accords désormais pour admettre que tout éclos avant de naître, que tout est clos avant d'être et qu'il est temps de fermer cette lettre.

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