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Attache-moi !

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Olimpia O'hara

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Elle reposa son portable sur la table, se rongea les ongles, puis le reprit appuya sur la touche rappel puis raccrocha aussitôt. Elle devait annuler ce rendez-vous, il le fallait ! Son couple en dépendait, toute cette vie parfaite montée pièce par pièce, sa jolie famille, son mari aimant, la villa de rêve avec piscine et vue à couper le souffle. Il fallait être folle pour imaginer une seconde envoyer valdinguer tout cela pour une simple mais pas sordide histoire de cul ! Oui mais voilà, ce mec l’attirait irrémédiablement il lui était impossible de se raisonner, impossible de ne pas y penser.. Il fallait donc annuler ce rendez-vous et continuer le travail ailleurs tant pis pour le prestige et le talent de l’artiste elle ne pouvait pas prendre le risque de commettre un écart ou pire... des écarts ! Trouver une excuse n’importe laquelle, les enfants sont malades, je me suis cassé une jambe, mais plus elle cherchait plus les alibis devenaient pathétiques et pour cause, elle n’avait aucune envie d’annuler ! Ce rendez-vous c’était sa bouffée d’air dans un quotidien fait de trop ! Trop d’enfants, trop de tâches à réaliser, trop de pression qu’elle se mettait d’ailleurs seule, trop !! Ce rendez-vous c’était certes beaucoup de souffrance mais une certaine libération aussi, un bol d’air à travers la douleur, un moment à elle, SEULE !!
C’était décidé, elle irait, elle assumerait et elle résisterait !

Quand le jour J arriva, elle amena les enfants très tôt chez la baby sitter, elle put ainsi profiter à loisir du calme de sa magnifique maison, sans eux elle avait l’air encore plus spacieuse, les grande fenêtre immaculées laissaient apparaitre une vue à couper le souffle sur la mer. La baie était calme aujourd’hui, le soleil brillait, les mouettes s’en donnaient à cœur joie et tournoyaient autour des bateaux de pêche. Elle ne parvint pas à se rappeler la dernière fois qu’elle avait profité de cette vue, depuis que les enfants étaient nés elle ne prenait plus le temps de rien, son rythme à elle avait disparu et seul celui des enfants comptait. Elle aimait plus que tout ses deux terreurs, mais elle avait à nouveau besoin de se sentir femme et dans deux heures elle en aurait l’occasion.

Elle se déshabilla, défit ses longs cheveux roux qu’elle gardait attachés en permanence et fila sous la douche. Elle tourna le robinet et l’eau tomba en une cascade douce et délicate. La température était idéale, elle pris le temps de sentir l’eau couler sur sa tête, ses seins petits et fermes, son ventre, entre ses jambes fuselées et à ses pieds.. Elle profita pleinement de l’instant, se laissa aller à trainer luxe qu’elle ne pouvait se permettre que trop rarement. Elle se frotta partout, lentement, comme un prémisse au plaisir, une mise en bouche de ce qui l’attendait. Là encore elle se ressaisit, non il ne se passerait rien ! Elle se ferait du bien aux yeux et stop !! Comme pour s’en convaincre elle tourna le robinet de la douche d’un coup sec vers la droite, et la parfaite cascade tiède se transforma en chutes du Niagara glacées, voilà qui calmera tes ardeurs se dit-elle en son for intérieur.

Elle sortit de la douche, enveloppa son corps de liane dans un linge moelleux parfumé à l’huile d’ylang ylang et se dirigea vers sa garde robe. Elle ne put s’empêcher de choisir soigneusement sa lingerie, son choix se porta finalement sur son ensemble en dentelle noire qui faisait magnifiquement ressortir sa peau laiteuse. Après tout même en restant sage il la voyait toujours à moitié nue, autant donc porter une attention particulière aux petits détails. Elle enfila un jeans, un haut noir et ses Repetto noire, pas besoin d’exagérer non plus elle ne se rendait pas à un rendez-vous galant même si son mal de ventre semblait dire le contraire. Maquillage léger, voilà elle était prête, elle savoura encore un instant le calme de la maison comme pour en enregistrer une image qu’elle pourrait ressortir la prochaine fois que les garçons lui mèneraient la vie dure soit dans moins de 24h c’était certains.

Plus d’une heure s’était écoulée mais elle était habituée, le temps lui filait entre les doigts depuis bien longtemps déjà. Elle prit sa voiture et roula les 30km qui la séparaient de son rendez-vous en écoutant des standards des fifties, elle aimait tant conduire qu’elle aurait presque souhaité que le trajet fusse plus long. Elle se parqua devant le loft hypra moderne et sortit de sa voiture, marcha d’un pas chancelant, posa la main sur la poignée en métal froid et hésita une longue minute, elle devait y aller, elle devait finir le travail elle poussa la poignée et fit face à son destin.

A peine arrivée elle se retrouva face à ce panneau qu’elle connaissait par cœur « Yes it hurts !! » petit rappel à toutes les adolescentes décérébrées qui venaient demander le prix d’un petit signe de l’infini dans un endroit discret à l’abri du regard des parents. De toute manière elles étaient remballées d’office, Cameron Douglas pouvait se permettre le luxe de refuser qui bon lui semblait, il était le meilleur du pays et l’avoir pour tatoueur était un honneur, il pouvait se permettre de mettre toute les conditions qu’il voulait la clientèle potentielle restait la même. Elle n’eut pas le temps de réfléchir davantage à la chance qu’elle avait de faire partie des « élus » qu’il était là, devant elle.. Son sourire ravageur, son corps, grand et bien bâti mais surtout cet énorme tatouage qui lui prenait tout le haut du corps... du début du coup au bas du ventre puis au dos et enfin les deux bras. Elle savait qu’il continuait plus bas mais ne l’avait jamais vu en entier, la rumeur disait même qu’il était tatoué de partout... Il vint vers elle, et la prit dans ses bras chaleureusement pour l’embrasser sur la joue elle manqua de défaillir mais se ressaisit aussitôt, après tout elle s’était fait la promesse que cette relation resterait platonique elle s’y tiendrait !

Elle le suivit dans son antre, la pièce était grande, les murs blancs étaient ornés de quelques photos d’art représentant ses plus belles œuvres, une bibliothèque recelant des livres sur des sujets aussi divers que l’art, l’ésotérisme, l’histoire, la cuisine étaient soigneusement rangés par thèmes, le sol en béton ciré gris était immaculé. Tout était déjà prêt la grande table de massage qui trônait au milieu de la pièce était recouverte de l’habituel cellophane noir brillant, sa petite table de travail était également recouverte de cellophane transparent ainsi que la lampe de bureau qui lui était nécessaire pour ne pas s’abimer les yeux à dessiner des détails minutieux. Il lui demanda de se préparer et de se coucher ils allaient commencer, il prit des gants jetables noirs dans la boite stérile et la regarda, elle était encore habillée mais quand il la regardait elle avait toujours l’impression d’être nue. Il lui dit que si elle était prête ils allaient pouvoir commencer, elle avança vers lui timidement puis enleva son t-shirt et lui dévoila son dos qu’il connaissait par cœur. Des heures de travail pour lui et de souffrance pour elle mais quel résultat... Un énorme lotus dont tous les traits et ombrages étaient terminés mais qui laissait encore deviner des heures de travail pour les nuances de couleurs. Un travail d’orfèvre, chaque pétale semblait si réel qu’on avait envie de le toucher. Il lui arrivait d’ailleurs fréquemment que des inconnus tentent de soulever son t-shirt pour voir l’œuvre en entier, comportement qui la rendait folle ! C’était son tatouage, elle ne faisait pas partie de ces gens qui aiment exhiber leur tatouage à la plage comme d’autres avec leurs bijou ou leur voiture. C’était une démarche personnelle qui lui rappelait chaque jour que la douleur la plus intense peut se transformer en chose magnifique pour peu qu’on l’accepte, rien ne sert de lutter ce qui doit arriver fini toujours par arriver, il faut donc se relever et continuer. Elle allait se coucher sur la table quand il émit un petit rire, elle s’arrêta net et le regarda... « Tu penses que tu vas t’en tirer comme ça ? Aujourd’hui on attaque le bas donc fait tomber ton pantalon » Bien entendu elle savait que ce moment allait arriver le lotus descendait jusqu’au bas de sa fesse droite, les lignes, à savoir le contour avaient été tirées rapidement en une heure elle avait pu remettre sont pantalon et cela lui avait déjà été insoutenable tant son regard sur elle la rendait chancelante, mais l’aplat des couleurs allait prendre 3h peut-être quatre et elle ne savait vraiment pas comment elle allait gérer cette tension sexuelle sans lui sauter dessus.
Elle n’était pas du genre entreprenante mais avec lui c’était différent, avec lui elle se sentait une autre femme, elle n’était pas la maman fatiguée de deux enfants turbulents, elle devenait une femme beaucoup plus affirmée, avec des fantasme bien salaces et la furieuse envie de les réaliser.

Elle enleva donc son jeans en le regardant droit dans les yeux, lentement elle fit sauter le bouton d’un coup de pouce rapide et fit glisser la fermeture éclair en passant lentement son doigt contre le métal froid, ses deux mains firent glisser le tissus à terre pour laisser apparaître la culotte en dentelle noire. Elle n’avait pas choisi la dentelle par hasard, elle adorait cette matière qui couvrait tout en laissant clairement apparaître l’essentiel, on pouvait voir qu’elle s’était épilée complètement et les dessins du tissu ressortaient merveilleusement sur sa peau blanche. Elle n’avait pas baissé son regard une seconde et n’en revenait pas de son audace. Lui était resté stoïque mais elle vit qu’un instant il eut du mal a avaler sa salive. Elle rit intérieurement de son petit effet et se coucha sur le plastique déjà chaud et collant.

Il prit le dermographe dans sa main et commença, comme à chaque fois les 15 premières minutes furent les pires, elle respira lentement pendant qu’il se concentrait sur son travail, il avait appris au fil des séances comment elle fonctionnait et il savait que ces 15 minutes d’acclimatation du corps à la douleur devaient se faire dans le silence. Une fois passées son corps cessa de lui envoyer des signaux d’alertes et elle pu enfin se détendre.
Un miroir était installé près de sa tête de sorte qu’elle pouvait le regarder à loisir sans tourner la tête. Il portait un t-shirt noir, elle pouvait voir la queue du serpent tournoyer autour de ce bras musclé rendu caramel par le soleil et se terminer vers le poignet, la fin de la bête était là, il ne lui restait qu’à trouver la tête mais vu la taille de l’œuvre cela n’était pas si évident. Il était penché sur elle et posait un rouge pâle sur un pétale avec minutie, elle aimait le voir travailler, ils avaient déjà passés des heures ensemble à discuter de tout et de rien, ils connaissaient chacun une partie de la vie de l’autre. Un tatoueur c’est comme une coiffeuse ou une esthéticienne on se laisse vite aller à quelques confidences... Il arrêta sa machine, le bzzz si reconnaissable s’arrêta, il prit un mouchoir et frotta doucement pour enlever l’excès d’encre et quelques gouttes de sang. Ce contact la fit frissonner, il reprit sa machine, le bruit recommença et elle sentit à nouveau les aiguilles aller et venir en elle. Elle remarqua alors qu’ils ne s’étaient presque pas parlés depuis qu’elle était arrivée c’était si rare qu’elle se demanda pourquoi. Il continua son travail, le dermographe continua de lui griffer la peau et de temps en temps le mouchoir venait la caresser doucement avant que les assauts des aiguilles ne reprennent. Sa tête tournait, l’ambiance avait changé elle ne se sentait pas comme d’habitude elle avait l’impression d’être dans le corps d’une autre. La douleur n’était pas aussi énervante que d’habitude, elle était presque plaisante, elle voulait sentir ses mains sur elle, elle voulait sentir ses ongles la griffer elle voulait le voir nu, elle voulait humer son odeur, l’embrasser le lécher et enfin l’avoir en elle, puissant, violent. Elle devait se ressaisir elle ne pouvait pas faire ça, pas dans sa situation ! Elle tenta de penser à autre chose, de faire revenir son esprit sur terre, elle pensa aux impôts à payer, aux enfants à aller récupérer chez la baby sitter, aux courses à faire mais tout la ramenait à l’instant présent, impossible de passer à autre chose. Les assauts du dermographe devenaient de plus en plus précis, ils descendaient le long de sa colonne vertébrale, puis le mouchoir se faisait doux, presque enveloppant son état d’excitation montait au fur et à mesure que le lotus se colorait. Lui, concentré, était toujours penché sur elle, il ne lui décrocha pas un regard, pas une parole, pas un sourire. Elle agrippa le haut de la table, avec ses mains, la cellophane noire collait sous ses doigts, elle posa sa tête sur ses bras et ferma les yeux, elle devait lutter pour ne pas se tortiller ce qui était rigoureusement interdit. Elle avait envie de se retourner et de l’amener à lui, elle se mordit la langue pour étouffer un gémissement. Elle était littéralement en feu de partout, il du le sentir car il lui proposa une pause, qu’elle accepta avec soulagement. Elle se releva et bu le coca qu’il lui tendait. Son regard avait changé il la regardait différemment à présent, un regard franc, clair, il la détaillait de haut en bas son regard se posa sur sa chevelure rousse puis descendit le long de son cou fragile entre ses seins sur son ventre et s’arrêta à hauteur des cuisses.

Elle n’y tint plus sans réfléchir elle le saisit par la nuque, colla ses seins contre son torse et l’embrassa violemment. Sa langue trouva rapidement la sienne, il agrippa ses fesses et lui rendit le baiser. Il la tenait fermement contre elle de sorte qu’elle put clairement voir qu’elle lui faisait de l’effet.. Beaucoup d’effet ! Elle prit peur et voulu se dégager mais l’emprise était trop forte, il lui tint les cheveux et ses lèvre descendirent vers son cou, il mordit sa peau diaphane, le contact était sauvage, brutal et terriblement animal. Elle se surprit à lui attraper les fesses à son tour, elles étaient fermes et incroyablement bien dessinées, exactement comme elle avait pu l’imaginer. Sans qu’elle puisse réagir il la repoussa en arrière d’un geste vif et lui prit la main droite puis la gauche qu’il fit passer derrière son dos elle avait à présent les deux bras croisés derrière le dos et était incapable de bouger, il lui faisait face et continuait à la regarder sans rien dire. De sa main libre il tira de la corde rouge d’un tiroir. Elle prit peur l’espace d’un instant, ils avaient déjà longuement parlé ce cette pratique mais pour elle cela tenait surtout du bizarre et ne l’attirait pas vraiment. Evidemment une partie de sexe « ordinaire » l’aurait déçue mais de la à se retrouver dans une séance intense de shibari il y avait un monde. Elle du s’arrêter là dans ses réflexions car les cordes commençaient à s’enrouler autour de ses épaules, puis de ses bras, chaque 3-4 tours de corde se terminait par un nœud compliqué qui lui créait peu à peu un vêtement de cordage rouge sur mesure. Sa peur initiale laissa rapidement place à de la franche excitation. Elle avait envie qu’il l’embrasse, qu’il la morde, elle voulait sentir sa langue se promener sur son corps mais il se contentait de l’effleurer tout en l’attachant. Il se tenait derrière elle, collé à son corps, elle pouvait sentir son souffle chaud dans son cou et cela la rendait folle. Il descendit vers ses seins le soutien-gorge vola sur le sol en béton ciré et la corde brute remplaça la dentelle délicate. Ces seins furent encerclés de cordage, chaque nœud était fait avec délicatesse et force à la fois, on pouvait sentir une parfaite maitrise de cet art ancestral et elle sentait qu’il y prenait un réel plaisir. La tension était à son comble il encercla son ventre et continua à descendre, elle pensait qu’il allait s’attaquer à son entrejambe mais il l’évita soigneusement il se tenait à présent à genou devant elle. Elle était totalement à sa merci, incapable de bouger il la regarda et lui fit un signe de la tête pour lui dire de s’agenouiller à son tour ce qu’elle fit sans même réfléchir, il approcha sa main de sa poitrine compressée par les cordes et du bout du doigts il caressa son mamelon, cette caresse était si douce qu’elle eut presque l’impression qu’il s’agissait d’un souffle, ses seins réagirent immédiatement comme ressuscités après une longue période de glaciation, sous cette caresse experte il se tendirent à travers les entraves, ses mamelon devinrent durs et conquérants, elle pensait qu’ils allaient baiser là maintenant mais fut à nouveau déboussolée lorsqu’il s’arrêta se releva pour s’asseoir derrière elle. Il la prit dans ses bras, elle se sentit fondre et espéra que ce moment ne s’arrête jamais, il mis sa tête sur son épaule et l’embrassa dans le creux du cou, une onde de frisson lui parcouru la colonne vertébrale, elle n’avait jamais ressenti ça. Il reprit de la corde et s’attaqua a ses jambes il plia son genou et l’attacha ainsi, les lien entraient dans la peau sans être agréable ce n’était pas douloureux non plus et vu son état elle se fichait totalement de la douleur, elle était à sa merci et cela l’excitait terriblement. Il se releva, sa jambe gauche resta vierge de tout lien. Il prit un autre bout de cordage et monta sur un tabouret, c’est la qu’elle la vit pour la première fois, elle venait ici pour la dixième fois elle avait passé une quarantaine d’heure sur cette table et elle n’avait jamais remarqué la poulie discrètement accrochée au plafond.. Il passa la corde dans la poulie et l’attacha au nœud fait pour lier ses mains il tira sur l’autre partie et elle fut hissée instantanément, les cordes entrèrent davantage dans sa chaire, ses seins furent comprimés et ses tétons n’en devinrent que plus durs, elle pensa un instant à la porte du studio et pria intérieurement pour qu’aucun client ne décide de passer prendre rendez-vous. Elle n’eut pas le temps de penser à d’autres détails techniques qu’il s’attaqua à la jambe qui lui permettait encore de toucher le sol il la plia également et l’attacha aux nœuds qui permettait déjà d’entraver ses mains, elle était à présent totalement offerte, les jambes écartées les mains attachées, trop tard pour partir, trop tard pour s’enfuir, trop tard pour penser aux conséquences. Il était encore derrière elle, ses mains reprirent leurs douces caresses sur ses seins, elle émit un gémissement le premier son depuis de très longues minutes. Les doigts continuèrent leur ballet, ils allaient et venaient toujours plus vite plus fort à présent la caresse se transforma en pincement, il approcha sa bouche et prit son téton en bouche il l’aspira, le mordilla, elle subissait les assauts, elle ne pouvait pas bouger un orteil elle ne pouvait que subir le plaisir qui montait en elle sans aucune maitrise sur les évenements, une excellente leçon de lâcher-prise. Il la regarda à nouveau, elle réalisa alors qu’à aucun moment elle n’avait fermés les yeux. Il se tenait toujours devant elle, aussi habillé qu’elle était nue. Il du se faire la même réflexion car il décida subitement d’enlever son t-shirt, elle failli défaillir devant ce spectacle. Son tatouage était énorme et enveloppait tout le haut du corps, son exécution était parfaite, normal puisqu’il avait été dessiné par le plus grand maître en la matière. Les contours étaient parfaits, les ombrages donnaient vie à cette énorme bête, pas de couleur juste des nuances de gris et de noir. Elle avait l’impression que les écailles du serpent dansaient sur la peau de son amant. Il revint vers elle et l’embrassa, elle était exactement à la hauteur de sa bouche, le baiser était à nouveau violent et animal, elle sentit une main descendre vers son pubis et la pénétrer sans ménagement, les doigts s’insinuèrent en elle sans peine et commencèrent à aller et venir avec force, bâillonnée par le baiser elle ne put crier mais ses sens manquèrent d’exploser, elle n’arrivait plus à gérer ses émotions, l’excitation, la douleur, la peur, le plaisir tout s’entremêlait pour mieux se concentrer là ou les doigts continuaient de fouiller sans relâche, elle le supplia d’arrêter elle le voulait en lui elle voulait voir sa bite la sentir au fond d’elle, elle voulait qu’il la prenne sauvagement elle n’était plus qu’une bête offerte aux bon vouloir du mâle alpha qu’il incarnait d’ailleurs parfaitement. Ses doigts s’arrêtèrent brusquement, une nouvelle fois il la regarda, elle le supplia à nouveau, et finit même par l’implorer de la prendre là maintenant, elle en avait trop envie, son corps meurtri par les cordes avait soif de baise et les doigts ne lui suffisaient plus. Il défit alors les boutons de son jeans qui tomba à terre il l’enjamba tout en la regardant et fit tomber également son caleçon noir et là elle failli lâcher un cri de stupéfaction, le serpent continuait son long enchevêtrement sur les jambes pour se terminer ou plutôt commencer... sur son sexe, énorme, magnifique, dressé devant elle. Elle avait l’impression que le serpent la regardait, elle ne pouvait détacher ses yeux de cette beauté, jamais elle n’aurait imaginé une telle chose, elle ne savait même pas que cette partie était « tatouable », les détails étaient magnifiques le reptile semblait vraiment réel. Il s’approcha à nouveau la prit par les cheveux, dans cette position les liens faisaient également office de balançoire, il commença alors à la balancer d’avant en arrière sur son sexe dressé, il entrait et sortait à une vitesse folle sans émettre aucun son, elle ne pouvait s’empêcher de haleter, de crier, tout son corps était totalement offert aux assaut de l’animal à la langue fourchue, ce n’était plus lui qui la baisait c’étais le serpent ! Elle avait d’ailleurs l’impression que le sexe qui la transperçait était froid, elle ne pouvait que subir ses assauts ravageurs, le plaisir montait toujours plus fort, plus ardents, elle mouillait tellement qu’elle avait l’impression d’inonder cette verge qui allait et venait toujours plus fort plus vite plus loin, jamais personne ne l’avait pénétrée si profondément. Elle avait mal partout, mal aux cheveux qu’il tirait violement, mal où les liens lacéraient sa peau et mal de cette bite qui tapait si loin en elle mais dieu que c’était bon ! Dieu n’était d’ailleurs par convié à ce rendez-vous s’il fallait choisir c’était plutôt le malin qui était là. Et il continua encore, longtemps, ça en devenait presque mystique, cette peau froide, ce tatouage qui bougeait au rythme de ses assauts et ce regard sur elle qui la transperçait au tréfonds de son âme là ou elle avait enfoui ses désirs les plus inavouables. D’un coup l’assaut devint plus saccadé, elle sentit une vague monter en elle, violente, rapide, il lui donna un dernier coup violent profond il mit sa tête en arrière et émit un râle puissant elle sentit le sperme jaillir en elle tel un geyser, le contraste de la chaleur du sperme avec le froid de sa bite lui procura un orgasme qu’elle n’aurait jamais cru possible elle poussa un cri de plaisir qui du résonner jusqu’au dehors. Elle se retrouva pantelante, toujours attachée, elle savait qu’elle aurait de toute façon été incapable du moindre mouvement. Il se ressaisit et toujours sans un mot la fit redescendre, ses fesses touchèrent le sol froid et un peu de sperme s’écoula de son vagin elle se laissa complètement aller et posa sa tête à terre, ainsi prostrée elle ressemblait à une poupée désarticulée. Il se mit à genou près d’elle et l’embrassa tendrement sur la joue puis tout en l’embrassant doucement partout il entreprit de détacher ses liens doucement les uns après les autres les nœuds se défirent facilement sous ses mains expertes. Pour chaque nœud un baiser, après la violence de l’ébat cette soudaine tendresse extrême lui firent lâcher quelques larmes qui s’écrasèrent sur le sol. Une fois complètement libérée de son habit de cordage elle resta là prostrée, le corps incapable de bouger après un tel tsunami d’émotions. Il alla chercher une serviette qu’il passa sous l’eau tiède et qu’il promena là où les liens avait laissé des traces, il la nettoya également entre les jambes avec une douceur telle qu’encore une fois elle failli laisser s’enfuir quelques larmes. Une fois fini, il mit de la crème sur la partie fraichement tatouée et la rhabilla avec une tendresse infinie, puis il lui tendit la main pour l’aider à se relever. Aucun mot n’avait été échangé. Il la pris dans ses bras et la serra doucement contre lui, puis il se pencha vers son oreille et lui dit juste « merci d’être entrée dans mon univers ». Elle le regarda encore une fois, il était également habillé, elle ne savait même pas à quel moment il avait remis ses fringues. Chancelante elle ne put émettre un seul son, ils se regardèrent un long moment puis elle se dirigea vers la porte, se retourna vers lui, lui fit un bref signe de la main et partit. Chancelante elle retourna à sa voiture, s’assit péniblement sur le siège et respira un grand coup. A présent deux choses lui semblaient évidentes 1. Sa vie sexuelle ne serait plus jamais la même. 2. Il fallait trouver le moyen de faire disparaître les traces de cordages au plus vite.

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