Aromathérapie

il y a
1 min
1
lecture
0

Bonjour Je m'appelle Paul, j'ai toujours rêvé d'écrire. Je participe modestement à un atelier d'écriture depuis environ deux ans. Je n'ai aucune prétention particulière, sinon celle  [+]

Georges travaillait comme à son habitude, dans son laboratoire qui sentait le clou de girofle, l'hôpital, toutes ces odeurs que ses études de chimiste l'avait amené à situer dans ce milieu si policé si convenable.

La chaleur entrant dans le labo, le fit ouvrir la fenêtre. En ce début d'automne, l'humus de la forêt vint heurter ses narines.

Lui revinrent en mémoire, ses pas dans la forêt, il y a si longtemps. La folle course, croyant être poursuivi par le monstre des bois, celui dont tout les enfants du village lui avai conté combien, il était terrifiant.

Bien sûr quand on cours on trébuche, et on tombe, il s'était affalé dans ce trou sordide, un piège à loup sans doute, Il y avais passé la nuit, terrorisé d'effroi, l'humidité transperçant sa parka. Il avait hurlé mais personne ne lui avais répondu.

C'était finalement un animal à la forte odeur qui s'était approché, avait bêlé : le monstre des bois. Il allait le dévorer. Pourtant l'animal si inquiétant était descendu à pas mesurés dans le trou, et l'avait léché de sa langue râpeuse. Le monstre des bois ne lui voulais aucun mal. Cet animal au cornes acérées que tout les petits parisiens craignaient n'était qu'une chèvre, celle du père Fouras qui emmenait paître son troupeau chaque jour au pré. Mais c'est bien connu la nuit l'imagination travaille à plein régime. Et sans doute fantasmé par les enfants du village qui moquait le petit parisie n en villégiature, ils avaient monté une histoire rocambolesque sur un « monstre des bois »

Ils s'étaient lovés l'un contre l'autre, et malgré l'odeur acre, et le poil rêche de l'animal, il avait trouvé le soulagement de ne pas se sentir seul dans ces bois. Lorsque le matin s'était levé, il s'était aidé des cornes de l'animal pour franchir le trou dans lequel, il s'était abîmé. Bien sûr lorsqu'il avait regagné le village, il avais bien pris soin de ne pas compter cette mésaventure avec la chèvre, histoire de ne pas passer pour le couillon de service.

On frappe à la porte, c'est Pénélope qui vient le tirer de sa torpeur pour la pause déjeuner. Au moment du passage au fromage, il voit la forme ronde et cendrée du fromage de chèvre. Un déclic se fait en lui. Voilà pourquoi depuis toute ces années, il avait développé une allergie uniquement au fromage de chèvre.

Il planta Pénélope à la cafétéria et se rua dans son bureau, il fallait qu'il prenne des notes, peut être avait il trouvé par l'aromathérapie, le remède aux allergies traumatisantes de l'enfance.
0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !