Archeologia

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Adorant l'écriture, J'aimerai publier des nouvelles qui me correspondent et qui je l'espère plairont aux lecteurs. J'aime parfois la simplicité d'une histoire courte qui en dit long. Parfois ... [+]

Cornélius, Archéologue de son état, marchait sous un soleil de plomb, entre les dunes de sable, dans la fournaise de la vallée des Rois.

Quelques jours auparavant un tombeau, sans doute le dernier encore intact, car certainement inviolé, fut découvert par Cornélius et son équipe.

Le secret était de mise, malheureusement des fuites avaient filtré, tous les médias ont eu vent de l’affaire, le site n'étant pas encore sécurisé, il fallait accélérer les recherches.

Un appel retentit soudain !

Amal, le chef de chantiers Égyptien lui signifia la découverte d’une pièce secrète dans le tombeau du Roi inconnu. Cornelius le rejoignit donc à la hâte.

Trempé de sueur, l'archéologue arriva sur zone. Manque de bol la porte de garde était ouverte, mais personne, cela lui sembla très étrange....

Des escaliers descendaient jusqu’à la porte du tombeau, dévalant les marches, il glissa lourdement sur une flaque visqueuse, oh douleur !!

Se remettant sur pied, il découvrit avec horreur que ses mains étaient couvertes de sang, les marches étaient dégoulinaient d'hémoglobine.

Tapis dans l’ombre un intrus, grand, mat, le visage buriné, cheveux foncés : le chef des pilleurs de tombes. Il était devant lui, un couteau sanglant dans la main, sur la gauche dans la pénombre, il distinguait un corps, celui d'Amal la gorge tranchée qui se vidait de son sang.

Ce « gangster des pyramides » se devait de récupérer ce trésor séculaire quitte à massacrer ceux qui se mettaient en travers de sa route.

Le tueur lui expliqua qu'il était là pour récupérer un objet précieux, mais surtout pour avoir la traduction d'un message caché, permettant de découvrir le trésor.

Malgré son expérience Cornélius n’en menait pas large, le tueur lui désigna un papyrus doré, avec des inscriptions : des hiéroglyphes que seuls les Égyptologues pouvaient décrypter.
L’archéologue n’avait pas d’autre choix que de lui donner la signification du précieux document. Sous la contrainte de l'arme, l'archéologue s'attaqua à déchiffrer le message. C’était difficile, mais comprit que le papyrus était une notice, sorte de mode opératoire pour ouvrir le sarcophage du Roi sans l’endommager, mais il y avait d’autres instructions somme toutes indéchiffrables.

Le Gangster s’impatienta, Cornélius le sait le temps lui était compté, sinon il allait y passer aussi.

Le document antique a l’appui, direction le sarcophage, pour mettre en œuvre la notice. L'otage se mit à l'œuvre, scrutait les inscriptions sur la sépulture, se mit à genoux, fit parcourir ses mains sur la pierre froide.

Il savait qu'il n'y aurait aucune échappatoire, sa vie ne tenait qu'à un fil. Malgré la chaleur ambiante, il sentait un froid glacé juste sur sa nuque, la lame sanglante attendait son heure.

Çà y est, il glissa un doigt sous le sarcophage, et appuya sur une petite lame de bois « clic » Cornélius fidèle au papyrus posa sa main sur le couvercle, recula de trois pas, la dalle sous ses pieds bouge, et couvercle glisse sur sa gauche.

Le Tueur n’en pouvait plus, enfin son trésor à portée de main !!! Il se précipita vers son trésor. C’est alors que Cornélius pivota vers la gauche appuya son pied sur la dalle. Et paf deux portes secrètes s’ouvrent, un claquement mécanique.

Le Chef des pilleurs n’a pas le temps de dire ouf. C’est alors que des flèches empoisonnées le transpercèrent de part en part, il pivota sur lui-même regard hagard et s'effondra dans le sarcophage vide.

Cornélius plus malin avait bien compris la signification du papyrus.

Sacré stratagème utilisé par les Égyptiens pour protéger leur Roi.

Quelle vengeance, l’honneur d’Amal était sauf.

Cornélius quitta sa place, le couvercle reprit son emplacement sur le sarcophage, un triste pharaon y était maintenant emprisonné pour l'éternité.

Mais rebondissement, le tombeau n'avait pas fini son œuvre et en quittant la dalle piégée, une trappe s'ouvrit au-dessus de lui, et une énorme pierre vint lui fracasser le crâne de notre Archéologue.

Le papyrus en or avait gardé une part de mystère, cette petite phrase illisible qui disait "Nul ne pourra profaner cette sépulture, le gardien des pièges devra protéger notre Roi jusqu'au sacrifice".

La clé de voûte tombée, l'édifice s’effondra sur lui-même, dans la chaleur et poussière de la vallée maudite, où la mort règne, sur chaque grain de sable.
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