Amie

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Un amoureuse des mots Qui avait peur de se jeter à l'eau J'aime la poésie mais surtout quand ça claque , quand ça cartonne, quand ça pétille Quand les poils s'hérissent devant ces mots et ... [+]

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Regarde-là,autour de toi. Elle t'a changé et t'en est consciente. Elle t'a scié bien doucement et tu en redemandes tant que tu sera pas vidée de ton sang. Epuration de ces petits détails insignifiants de ta vie que tu penses inexistante. Elle te vide de ton vide. Cette renaissance t'a rendu bien dépendante d'elle,mais il n'y a aucun sens à rester avec elle. Tes prières, elles ne te servent à rien.Sur le tapis en direction de la Mecque C'est pas le Bon Dieu que t'appeles mais c'est seulement elle. Même tes ablutions tu les bafouilles inconsciemment. Tu as perdu la maitrise de tes pensées, elles t'échappent et j'le vois dans tes yeux rouges chaque matin aprés avoir pleuré la nuit. Quand on sort le soir et que tu fais semblant de rire, d'animer les discussions, tu te forces, et tu te reveilles dans tes micro-moments de silence. Tu violes le sol de ton regard.
Même si d'autres femmes te charment, il n'y a que son reflet sous le drap transparent de tes cils.
Toutes ces nuits, dans leurs lits, en les embrassant, tu voyais son visage et son odeur qui t'a bouleversé. Je fais comme si j'étais pas inquiete.En tant qu'amie, je joue la carte de l'optimisme, je t'agite par des vagues de motivation. Et l'effet est le même. D'abord tu remontes en plein sommet en suivant le courant aquatique puis tu chutes brutalement en te cognant contre la réalité. Onde sinusoidale qui a touché l'infini à ton grand regret.
Je suis tout autant actrice que toi. Mais tes messages nocturnes qui n'en finissent pas, et qui se repetent trahissent ta folie passionée pour cette brune qui te mène en bateau. Tu t'es noyé en mer depuis longtemps. Ses lèvres, ses hanches, ses courbes dont profite ce jeune homme, tout ça t'obsède. Strangulation quand tu y penses. Elle a serré la corde.
Tu refuses l'échec. Signe la capitulation si tu veux la fin de ta guerre personnelle. Ta maigreur et tes os qui craquent à chaque baiser qu'elle pose sur sa bouche à lui. Tu creuses beaucoup trop et je ne te vois presque plus maintenant,tellement tu es bas.
Et j'ai peur que la terre qui t'a noirci le coeur ne parte qu'avec la pluie du temps. Une belle acro,tu es devenue. elle est ton weed, tes pupilles se dilatent quand tu la respires. T'as du mal à prendre l'air face à son silence inconscient. T'as mis ton amour propre de coté, balancé dans des flammes, totalement cramé. Tes yeux creusés à force de fatigue sentimentale m'ont rendu mal à mon tour. Tellement impuissante, tu es une barrière impénétrable, mes mots sont des poussières qui s'accumulent dans ceux des autres, à la surface de ton cauchemard qui ne se reveille pas.

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