Alouette, gentille alouette

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" Ecrire, c'est une respiration " (Julien Green) " Ecrire, c'est se taire. C'est hurler sans bruit." ( Marguerite Duras) " C'est écrire qui est le véritable plaisir, être lu n'est qu'un ... [+]

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Sans doute faut-il accuser les lieux, ce hameau enclavé dans l'ombre des sapinières. Un pays rigide et froid, à leur image. Les Balar étaient gens du terroir comme l'avaient été avant eux leurs parents et tous leurs ancêtres. Ailleurs, on avait immolé les vieilles certitudes, eux s'accrochaient ici à ce qui avait toujours été, figés dans le carcan d'autrefois, la terre, les animaux et le bûcheronnage, ils refusaient de comprendre qu'il était fini, le temps des fermes à l'ancienne. Leurs champs, c'étaient leurs aïeux qui les avaient gagnés sur la forêt, génération après génération, la terre avait été amendée, fumée, débarrassée des ronces qui renaissaient chaque printemps. Ils s'étaient astreints aux mêmes tâches. Leur bâtisse se tassait, perdue à trois kilomètres du village. Ils s'y accrochaient par atavisme quand la période brûlait d'une folle effervescence et que, peu à peu, les femmes se libéraient de leurs entraves.

Le père, le Louis, se levait avant l'aube, ne se couchait pas avant minuit, devait parfois interrompre son sommeil parce qu'une vache vêlait. La Marthe – un prénom comme une claque – forte poitrine, forte tête, l'assistait. La matriarche. C'est elle qui veillait à la bonne marche de l'exploitation. La cuisine, le potager, c'était elle. Mais elle assumait aussi la gestion, la gymnastique des calculs quotidiens pour ne pas sombrer dans le rouge, pour rassurer la banque. Et puis, les deux traites quotidiennes, cet asservissement auprès des vaches, c'était elle encore. Elle aussi qui anticipait un printemps trop pluvieux, un été de canicule. Et s'occupait des gosses...

Ils voyaient en leur garçon, Rémy – cinq ans de plus que la petite - leur successeur. Lui s'accoutumait de cette vie, il préférait le tracteur à l'école, il aimait le grand air, il y trouvait alors sa liberté.

Leur fille, Éliette, était trop maigre, trop pâle, trop blonde. Pas à leur ressemblance. Naître dans une ferme, c'était en endosser, dès le plus jeune âge, toutes les contraintes, les travaux, l'isolement. C'est ainsi qu'eux-mêmes avaient été élevés. Elle n'aimait ni le silence de pierre qui, parfois, s'abattait sur les lieux, ni les mugissements, caquètements, couinements des animaux... Naître dans une ferme, c'était pour eux, en devenir un des piliers, en assumer le devenir.

Moi, j'étais « l'autre », « la Parisienne », mon terrain bordait le leur et, comme mon père avant moi, j'avais refusé de le leur vendre. M'en auraient-ils proposé des mille et des cents, je me serais entêtée à dire « non ». Parce que c'est comme ça, parce qu'à la campagne, la terre est la seule richesse. Je n'en faisais rien de ce terrain, mais c'étaient ces quelques hectares qui me valaient le respect de tout le village, bien plus que mon ancien métier dans la presse. J'avais vécu ma jeunesse à Paris, travaillé à la rédaction d'un journal connu et puis les aléas de la vie m'avaient fait revenir là où j'étais née. J'avais gardé l'habitude de me maquiller, de fréquenter le salon de coiffure de la ville la plus proche, je recevais les notables des environs, j'allais au cinéma, au théâtre, occupations sans liens en apparence, mais jugées inutiles, frivoles si ce n'est dépravées par les Balar et quelques autres.

Je devinais à la silhouette du fils qu'il forcirait et vieillirait avec les mêmes certitudes que son père. Éliette était étrangère à ce monde, soumise à un immense manège qui jamais ne s'arrêtait. Ses devoirs terminés, si elle osait ouvrir un roman, on le lui reprochait.
— Ça va ? Pas trop fatiguée ? Donner un coup de serpillière, ça te viendrait pas à l'idée ! Et cueillir les haricots, c'est trop compliqué !
Après la ritournelle des reproches, la Marthe concluait :
— Mais qu'est-ce qu'on va faire de celle-là ! Toujours à rêvasser !
Et le Louis, quittant parfois sa confortable indifférence :
— Sûr ! Elle sera difficile à marier ! Pas assez costaude ! Et elle a peur des bêtes...
Rémy, seul, s'efforçait de braver les interdits, il lui arrivait d'amener quelques copains à la maison, des jeunes dont l'insouciance fendillait un temps les bornes des coteaux et des esprits. Il y eut certains week-ends de rires et de blagues, des visages souriants se tournaient vers l'adolescente, surprise et gênée d'être ainsi regardée. Mais un samedi soir où la musique résonnait trop fort, le chef de famille était apparu, fusil en main et menaçant de tirer si toute cette clique de fainéants ne déguerpissait pas vite fait !

Quand elle pouvait s'échapper, Éliette venait se réfugier chez moi, feuilletait des magazines ou m'empruntait un roman. Des récréations qui ne duraient jamais longtemps. Son père l'appelait :
— Viens m'aider à rentrer les vaches !
Arracher l'autorisation de suivre, en ma compagnie, un film ou une émission télévisée était tout un combat.

Un après-midi où, lasse de leurs récriminations, elle avait osé s'opposer à lui, il l'avait giflée.
Ahurie et bouleversée, en larmes, elle avait filé droit devant elle. Et droit devant, après le champ de pommes de terre, il y avait la rivière. C'est son frère, occupé là, qui l'empêcha de s'y jeter.
— Du calme, Alouette !
Ce surnom, lui seul le lui attribuait. Sa présence bienveillante apaisa l'adolescente. Il prit sa défense face à leurs parents.
— Elle sera pas fermière, et alors ? Elle peut faire des études, qu'ils ont dit, au collège. Vous toucheriez les bourses et des aides ! Instruite, nourrie, logée. Elle serait là qu'en fin de semaine, ça vous coûterait rien !
Cette précision financière ferait son chemin dans leur esprit étroit.
Éliette assista à cet échange sans dire un mot, assommée, anéantie par la tension que depuis toujours, elle subissait. Ahurie aussi sans doute par ce qu'elle avait failli accomplir.

Je réussis à intervenir à la rentrée, quand Éliette, déconfite, leur présenta la liste des manuels et fournitures scolaires à acheter. Contre toute attente, ils acceptèrent mon aide, mais la Marthe précisa que c'était là une dette qu'Éliette s'engageait à me rembourser plus tard.

L'immersion au lycée qu'elle vit immense fut une autre épreuve pour l'adolescente. L'éloignement de sa famille auquel elle avait pourtant aspiré lui devint soudain douleur. Jamais elle n'avait eu l'occasion de se lier d'amitié avec des jeunes de son âge, les fermes isolées à la campagne et surtout la réputation si peu affable de ses parents – « ceux du bout du monde » ainsi étaient-ils nommés – étaient des obstacles à toute amitié naissante et même à de simples relations de bon voisinage.

Quand, à quinze ans, elle découvrit le pensionnat de l'établissement, un bâtiment austère qui devait dater de Jules Ferry, une cour où flétrissaient trois pauvres marronniers, tout son être se noua d'appréhension. Quitter son petit collège où se côtoyaient des enfants d'ouvriers, d'agriculteurs ou d'artisans pour ce lycée de la ville bourgeoise fut une épreuve. Mais elle redoutait plus encore les regards peu amènes des autres élèves qui se voyaient citadines émancipées. Elles portaient des vêtements neufs, parlaient coiffure, maquillage, derniers disques ou variétés télévisées du samedi soir.

Plutôt que de faire l'effort de s'intégrer à un groupe, Éliette s'isola, se vit miséreuse dans la jupe et le chemisier que sa mère avait retaillés dans une ancienne robe.
« Elle pue la vache », disait-on devant elle.
Ce n'étaient que des mots de mépris, on la savait venue d'un hameau isolé, elle-même était persuadée que les relents nauséeux des bêtes s'imprégnaient dans tout son être, et, lorsqu'elle rentrait à la ferme, elle retrouvait les miasmes des lieux. L'étable jouxtait l'habitation et les remugles se mêlaient à la fétidité du laitage qui imbibait murs et vêtements.

Je l'encourageais à tenir bon.
— Trois ans, seulement trois ans et tu seras libre, tu auras un salaire, tu gagneras ton indépendance.
Elles étaient rares encore, les femmes qui bénéficiaient de cette liberté financière. En cachette de ses parents, je lui glissais un petit billet.
— Pour t'acheter quelque chose, pour une place de ciné... car avec le temps, Éliette espaça davantage ses retours à la ferme.

Peu à peu, elle put jouir de plus de liberté. Les établissements assouplissaient leur règlement, les internes purent s'égayer dans les rues quelques heures par semaine. La jeune fille lia quelques amitiés qui l'entraînèrent ici et là, au musée, à la patinoire ou dans les grands magasins. Elle appréciait ces distractions, mais aimait aussi se noyer dans les livres et réussit brillamment son bac, réussite qui ouvrait alors la possibilité d'enseigner.
Elle avait rêvé d'être nommée en ville, on lui offrit un poste dans une bourgade à cinq kilomètres de la ferme.
Son frère, lui, était parti tondre les moutons en Nouvelle-Zélande. Une désertion pour les parents qui, dès lors, coupèrent tout lien avec lui ; son départ, c'était deux bras en moins, encore plus de besogne pour le couple qui dut se résoudre à employer un ouvrier agricole. Qu'il fallut payer.

J'allais de temps à autre rendre visite à ma jeune protégée. Je la voyais souriante, soignée, coquette, cela me rassurait. Elle s'épanouissait dans sa profession. Elle faisait l'effort de passer à la ferme de temps à autre. Ses parents n'étaient pas insensibles à sa réussite, le nouveau statut social de leur fille rejaillissait sur eux. Une relative bonne entente qui dura quelques mois. C'est quand ils surent qu'elle bénéficiait d'un logement de fonction et qu'elle leur exposa son bulletin de paie qu'ils blêmirent.
— Tout ça pour toi toute seule ! 
Ils virent dans ce salaire d'institutrice un pactole qui se renouvelait chaque mois. La somme, et surtout sa régularité, leur parut indécente en comparaison avec leurs propres revenus pour lesquels ils suaient sang et eau.
— Mais tu fais rien qu'à garder des mômes ! Et ta journée se termine à 4 heures ! 

Dès lors, la Marthe s'incrusta chez sa fille chaque mardi soir, réclamant une aide financière, il fallait rembourser le crédit pour un tracteur ou l'étable mise aux normes. Éliette accepta dans un premier temps, peut-être heureuse de rendre ce service, sans doute aussi fière de pouvoir accéder à cette demande : que sa mère s'abaisse à quémander de l'argent était une vengeance qu'elle savourait. Puis ce fut plusieurs fois par semaine que la Balar s'imposa. Nous étions au printemps, les travaux s'accumulaient :
— On a besoin de toi demain, faut qu'tu viennes donner un coup de main ! 
Éliette que l'univers agricole avait toujours rebuté, refusait à chaque fois, les relations se tendaient, la vieille finissait par partir en claquant la porte, accablant sa fille d'injures, mais cela ne l'empêchait pas de revenir à la charge la semaine suivante.

C'est un vendredi soir que la colère se fit particulièrement violente, confièrent aux gendarmes les époux Marchal, voisins de palier et collègues d'Éliette.
— Au début, on n'a pas fait attention, on était habitué à leurs disputes, mais quand les deux femmes se sont retrouvées dans le couloir, on ne pouvait pas ignorer le vacarme ni les insultes. La mère hurlait : « Arrête, mais arrête donc ! » Je suis sorti de chez moi, j'ai vu Éliette, hors d'elle, un tabouret en guise de bélier qui poussait sa mère dans l'escalier. Dos aux marches, celle-ci était sur le point de perdre l'équilibre. Sur le coup de la surprise, j'ai seulement crié : « Éliette ! » Ma présence a suffi à les calmer quelque peu... Je n'aurais jamais cru qu'Éliette, si frêle, aurait eu cette force-là.

La folie s'était enclenchée dans l'esprit de ma jeune amie. Dans la nuit de ce même vendredi, j'ai été réveillée par les aboiements de mon chien, ça m'a tout de suite inquiétée, il n'aboie jamais. Il était deux heures du matin, pourtant l'extérieur m'a semblé étrangement clair. Et puis, il y a eu des coups frappés sur les volets. Prudente, j'ai vérifié que la chaîne de sécurité était mise, et Pataud sur mes talons, j'ai entrebâillé la porte d'entrée. Une odeur âcre m'a immédiatement alertée, c'était déjà irrespirable...
Éliette était là, sur le seuil, agitée, les yeux rougis, hurlant je ne sais quoi, elle me bousculait, m'attirait vers l'extérieur, gesticulait. De la ferme s'élevaient des panaches de fumée et le rougeoiement des flammes. Le bâtiment était incandescent, une fournaise attaquait la toiture qui s'écroula peu après dans une pluie d'étincelles.

Éliette semblait hypnotisée, défaite, les cheveux en bataille. Oh ! j'ai tout de suite saisi l'origine du drame ! Éliette, ça faisait une éternité qu'elle n'avait plus dormi là, on était en pleine nuit... Et à la voir hystérique et les yeux exorbités... J'ai craint de comprendre... Elle hurlait toujours, des propos incohérents. Mais j'espérais encore me tromper, non, non, elle n'avait pas pu commettre une telle horreur...

— Tes parents, Éliette ! Tes parents !

J'ai appelé les pompiers, le SAMU. Plusieurs véhicules sont arrivés, sirènes hurlantes. Les gendarmes ont suivi.
La ferme était en flammes, à une trentaine mètres de chez moi, le feu attaquait déjà l'étable, les vaches meuglaient de panique, Éliette était à mes côtés, ahurie, sans réactions après l'agitation qui avait précédé, je l'ai obligée à me suivre, ma propre maison était menacée. Pataud aboyait toujours, je me suis enfuie dans la nuit et la fumée en empoignant Éliette par le bras...

***

La suite, vous la devinez. Ce fut une période très difficile. La jeune fille n'avait que moi sur qui s'appuyer. Dans un premier temps, les médecins l'ont hospitalisée en psychiatrie. Elle restait mutique, prostrée. On m'a interrogée, j'ai raconté... les Balar, le frère, l'existence à la ferme... Et puis, lentement, Éliette est revenue à une vie normale... ou presque... Un double parricide, le meurtre ultime... La justice, bien sûr, a fait son œuvre. Éliette risquait trente ans de prison.

Ce n'était plus l'adolescente fragile quand elle se présenta à la Cour. Elle assuma son procès, je ne dirai pas avec une sorte de détachement, mais comme une obligation irrémédiable. Sa voix était faible, puis peu à peu, ses paroles se firent plus claires, précises, même si des crises de larmes les interrompaient. Elle traça d'elle-même un portrait fidèle de ce qu'elle était à l'époque, dit regretter son coup de folie. Le bidon d'essence qu'elle avait embrasé, elle l'avait trouvé derrière le tracteur, cela fut assimilé à un acte prémédité qui aggravait encore son geste. Mais d'autres agriculteurs précisèrent que des bidons d'essence, tous en avaient et que chacun savait où les trouver.
La sentence tomba : vingt-cinq ans de réclusion.
Elle en fit dix-huit.
J'allais la voir régulièrement. À sa demande, c'est moi qui ai mis son frère au courant du drame et Rémy a entretenu avec sa sœur une correspondance régulière. Un soutien salvateur pour Éliette. Et si, aujourd'hui, je quitte Roissy en taxi, c'est parce que je viens de l'accompagner à l'aéroport : elle s'est envolée pour Wellington, en Nouvelle-Zélande. Un nouveau pays, l'accueil rassurant de son frère et de sa famille, la promesse d'une nouvelle vie.

Mon alouette a enfin ouvert grand ses ailes.
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Keith Simmonds · il y a
Une histoire percutante et poignante sur une époque révolue !
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Eva Dayer · il y a
Révolue ... ça dépend où ... Merci, Keith !
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Georges Saquet · il y a
Le terreau d'un roman réaliste et puissant ! Mon vote.
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Eva Dayer · il y a
C'est gentil, mais il y a loin entre écrire quelques pages et écrire un roman ! :)
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Laurence Guillemin · il y a
Il y a eu, il y a encore, tant d'Eliette. Toutes ne vont pas aussi loin. Heureusement. Mais combien ont réussi à ouvrir leurs ailes ?
Et aujourd'hui ?
Et je suis d'accord avec d'autres : c'est une jolie base de roman !

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Eva Dayer · il y a
C'est très gentil, un grand merci pour ta (tes) lecture(s), Laurence :)
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Hortense Remington · il y a
La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille... Puisse-t'-elle couler, enfin, des jours heureux ! un très beau texte, Eva !
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Eva Dayer · il y a
Merci beaucoup pour ces mots sympathiques, Hortense !
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Jean-Yves Duchemin · il y a
Coucou. Vous auriez pu en faire un roman du terroir :)
J'ai passé un bon moment, trop court, comme tous les bons moments. Merci :)

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Eva Dayer · il y a
Et on nous demande plus court encore !
Merci, je suis ravie de vos lecture et commentaire :)

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Jean-Yves Duchemin · il y a
On nous en demande trop :)
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Les Histoires de RAC · il y a
Très intense ♪ Des portraits justes. Des sentiments bien dépeints. Un bon scénar en perspective ♫
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Eva Dayer · il y a
Oh! merci pour ce joli commentaire, Rac !
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Daisy Reuse · il y a
Une époque pourtant pas si lointaine… Un beau texte de la France il y a cinquante ans.
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Eva Dayer · il y a
C'est vrai, ça semble des situations d'un autre âge ... pourtant quand on lit certains faits divers sordides dans les journaux, on découvre qu'il reste des personnes qui n'ont guère évolué depuis des décennies.
Un grand merci à vous, Daisy !

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Gérard Jacquemin · il y a
« Famille je vous hais » s’il en est de l’indécrotable incompréhension des générations en milieu rural et ailleurs.
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Eva Dayer · il y a
Et pourtant Gide vivait dans un autre décor ...
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Annabel Seynave- · il y a
Un charme désuet dans cette histoire qu'on a envie de lire un jour de juillet dans le grenier de ses grands-parents.
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Eva Dayer · il y a
En juillet, il faut lire dehors ! C'est vrai, c'est une ambiance qui respire le passé, aujourd'hui, il faudrait transposer ces gens dans un dixième étage d'une banlieue urbaine...
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CATHERINE NUGNES · il y a
Difficile, texte dur à lire mais il n'y pouvait y avoir que cette fin. Vole Alouette, envole toi vers le bonheur je te le souhaite. Votre récit est si prenant que je l'ai pris pour une histoire vraie.
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Eva Dayer · il y a
C'est une fiction, mais la réalité historique n'est pas si lointaine. Merci, Catherine .
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CATHERINE NUGNES · il y a
Oui c'est une fiction mais mon coeur s'est laissé prendre par votre texte au point que j'ai pensé que cela pouvait être que vérité, pas forcément la vôtre, mais la vraie vie.
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Eva Dayer · il y a
C'est vrai, ça l'a probablement été quelque part, autrefois... Bonne journée, Catherine !

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