Allumer la lumière...

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Image de Harry Potter 2014

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Rémus n'avait pas eu une vie facile. Ainsi, il ne fut guère étonnant que lorsqu'il croisa pour la première fois de sa vie un Détraqueur, il ne résista pas bien longtemps sous le amas d'horreurs affluant dans sa tête. Le souvenir de sa morsure le heurta de plein fouet. Il vit, il entendit, il sentit Greyback le mordre douloureusement, sans personne pour le secourir. Il se souvint avoir été abandonné comme s'il n'était qu'un insecte qu'on venait d'écraser suffisamment violemment pour le faire souffrir mais pas assez pour le faire mourir, et ressentit la même solitude que ce jour-là. Il n'entendait rien autour de lui, uniquement le silence. La peur d'être pour toujours abandonné ici, blessé, le taraudait. Puis ce fut comme si ses propres souvenirs se retournaient contre lui. Tous semblèrent s'enchaîner en même temps, sa première transformation, la mort de son chat dont il avait été responsable, la fois où il avait été traité comme le pire des monstres à Sainte Mangouste par une mère, qui lui avait interdit de s'approcher de son fils malade, la fois où il avait réalisé qu'il n'aurait jamais d'amis, et qu'il blessait tout le monde autour de lui... l'horreur, la peur, la solitude, la tristesse l'accablèrent et il se sentit sombrer. À moins qu'il ait déjà perdu connaissance... Il ne savait pas... Il ne savait plus...

Mais c'est alors qu'une lumière apparut. Une lumière si intense, qu'elle parvint à traverser la barrière que faisaient ses paupières pour atteindre ses yeux. Les sentiments qu'il ressentait, sans complètement disparaître, s’atténuèrent soudainement, faisant diminuer la boule dans sa gorge. Il ne parvint en revanche qu'à ouvrir les yeux quand quelqu'un lui donna des petites tapes sur les joues.

Ce quelqu'un était Sirius, qui le fixait d'un air inquiet. Il se sentit aussitôt soulagé. Il ressentait encore le désespoir qui l'avait habité quelques minutes plus tôt, mais il n'était pas seul. Il n'était pas seul. Comment avait-il pu oublier ça ?

- Lunard, ça va ? s'enquit son ami.

- Oui, répondit-il d'une voix plus rauque que ce à quoi il s'attendait.

- Crétin, évidemment que ça ne va pas, rétorqua Sirius sur le même ton.

Rémus ne releva pas, et lui demanda :

- Le.. le patronus... c'est toi qui l'a fait ?

L'autre maraudeur esquissa un sourire.

- Ouais. J'ai enfin réussi à le faire.

Il ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux devant un tel exploit. Comment Sirius avait-il réussi à faire ça ? Lui-même s'entraînait sans relâche depuis des mois et n'arrivait à produire qu'un mince filet de fumée qui ne résistait pas une seconde devant un Détraqueur. Il s'était entraîné avec lui en fait, mais il ne s'était pas attendu à ce qu'il le réussisse en premier...

- Tu as réussi à lui donner une forme ?

- Non pas encore mais c'était juste assez puissant pour éloigner les Détraqueurs. Mais ce n'est que provisoire, il vaut mieux y aller avant qu'ils ne reviennent.

Rémus hocha la tête et prit la main que Sirius lui tendait. Ils transplanèrent de l'endroit pour rentrer chez James et Lily, qui les attendaient. Ils avaient été en mission pour l'Ordre du Phénix, à la recherche d'un des mangemorts connus, mais avaient croisé les Détraqueurs en chemin.

- Rémus ! s'exclama James en le voyant si pâle, ça va ?

- On est tombés sur des Détraqueurs, grimaça Sirius.

- Quoi ? fit Lily interloquée, mais vous n'étiez pas censés affronter des Détraqueurs, tout était prévu pour...

- Des imprévus arrivent Lily, ironisa Sirius.

Elle se tut et se rendit dans la cuisine. Elle en revint quelques secondes plus tard, avec une énorme tablette de chocolat dans les mains. Elle donna un quart à Sirius et lui, hérita du reste. Il croqua avec reconnaissance dedans, et aussitôt, il sentit que le froid qui était resté à l'intérieur de lui se dissipa, et il se sentit nettement moins abattu. Les tremblements dont il n'avait même pas eu conscience d'avoir s'arrêtèrent, et il leva la tête, découvrant les visages concernés de ses amis.

- Merci, dit-il, je me sens beaucoup mieux.

James lui fit un pauvre sourire, mi-convaincu, mi-inquiet, et lui proposa de rester dormir ici pour la nuit, afin d'être sûr que tout irait bien.

- Non merci, refusa-t-il gentiment, j'ai 19 ans, je sais prendre soin de moi.

L'offre était tentante mais il ne voulait pas inquiéter James et Lily, et encore moins les déranger. En tant que jeunes mariés, ils avaient besoin d'intimité.

- Je viendrai te coller chez toi alors, fit Sirius d'un ton nonchalant.

Poussant un soupir, il se tourna vers son ami :

- Je n'ai pas besoin que quelqu'un me surveille Patmol.

- Et si moi j'ai besoin qu'on me surveille ? rétorqua-t-il avec un sourire taquin.

Il leva les yeux au ciel. Sirius était trop gentil pour son bien. Il n'était pas obligé de rester avec lui. Après tout, la rencontre avec les Détraqueurs avait été dure, mais l'orage était passé maintenant. Néanmoins, rien ne fit changer d'avis l'autre maraudeur, et ils finirent par rentrer tous les deux chez lui.


** ** **

Si Rémus avait cru que l'orage était passé, il s'était bien trompé. La nuit se révéla horrible. Il fit plusieurs cauchemars, et si Sirius réussissait à le réveiller, cela n'en empêcha pas d'autres de venir.
Le pire rêve qu'il fit cette nuit-là fut la mort de tous ses amis. James, Sirius, Lily, Peter... tous. Et à cause de lui. Ainsi, quand il se réveilla cette fois-là, il repoussa Sirius de toutes ses forces, encore trop dans son rêve pour pouvoir être lucide. À moitié en larmes, il se sentait honteux de montrer ça à son ancien camarade de dortoir. Lui aussi avait affronté les Détraqueurs néanmoins il ne faisait pas tant de cauchemars. Pourtant, Merlin savait que lui aussi avait enduré plusieurs mauvaises passes dans sa vie !

Finalement, Sirius se transforma en chien noir et resta couché à côté de lui, baissant la tête et poussant des petits couinements. Comment résister à ça?

Rémus le caressa distraitement et le chien noir resta sous cette forme jusqu'au matin, ne le quittant à aucun moment.


Le lendemain matin, le réveil fut difficile. Pour lui et pour l'autre espèce de boule de poil qui avait élu domicile sur son lit. Il était surprenant de voir à quel point il semblait facile pour Sirius de rester sous cette forme, même endormi. Il n'y avait pas à dire, le fait qu'il se transforme en chien lui allait définitivement.

- Patmol, c'est l'heure de se lever !

Il n'obtint qu'un grognement et se retenant de sourire, il lui ébouriffa les poils de la tête avec affection.

- Aller.. j'ai préparé le petit-déjeuner !

Cela sembla être le mot magique puisqu'à peine après avoir prononcé cette phrase, le chien se transforma en un adulte de 19 ans, les yeux grands ouverts.

- Tu as dit «  petit déjeuner » ? l'interrogea-t-il d'un air digne.

Rémus ne retint pas son rire.

- Oui « petit-déjeuner », répondit-il en montrant la table bien garnie.

Les yeux émerveillés de Sirius lui donnèrent satisfaction. Après ce que l'autre avait fait pour lui, ce n'était rien de préparer quelques bricoles sur la table.

- Tu es le meilleur, lui dit-il sur un ton de vénération.

Et il se précipita sur la table, se jetant quasiment sur la brioche et les œufs fraîchement faits. Rémus vint le rejoindre et mangea plus doucement, savourant l'instant de paix.

- C'est bon ?

La question n'avait pas réellement besoin d'être posée vu l'air fanatique qu'abordait Sirius, mais il répondit tout de même :

- 'Videmment !

Il observa quelques secondes l'autre manger à toute vitesse tout ce qui lui passait sous la main, avant de dire d'un ton solennel :

- Sirius. Puis-je te demander une faveur ?

Ce dernier le fixa, interrogateur.

- Vas-y.

- Peux-tu m'aider à faire le sortilège du Patronus ?

Il parut avaler difficilement la dernière bouchée et le regarda, surpris et embêté.

- Mais... euh... enfin... je ne sais même pas si je peux le refaire ! C'était juste l'impulsion du moment ! Tu étais en danger et.. enfin... Je savais que je devais le faire, je le savais ! Je ne pouvais pas te laisser mourir comme ça... Alors j'ai juste pensé à des souvenirs heureux... enfin... tu sais comment ça fonctionne.

- Oui mais comment es-tu arrivé à faire un Patronus devant un Détraqueur ? Comment ne t'es-tu pas laissé transpercer par tout ce... ce désespoir ?

Rien que d'y repenser le faisait frissonner.

- C'est... difficile à dire. J'ai juste... tout ce que je sais c'est que j'ai rassemblé toute ma volonté et que j'ai jeté le sort en pensant à des souvenirs heureux voilà tout. J'imagine... que c'était comme si.. ma volonté avait fait le poids contre ces Détraqueurs...

- Tu crois que tu pourrais le refaire, là, maintenant, tout de suite ?

Sirius haussa les épaules.

- Peut-être.

Puis il se leva et prit sa baguette. Il se mit en position, puis incanta « Spero Patronum ». Comme la veille, une lumière intense prit place devant ses yeux, et le sort s'arrêta.

- Voilà. C'était exactement comme ça. J'imagine que j'ai pigé le truc.

- Mais..

- C'est bon Lunard. Tu verras ça ira tout seul, tu finiras par avoir le déclic.

Rémus ne répondit rien, et se promit de s'entraîner au charme du Patronus aussi longtemps qu'il le faudrait.

** ** **

De nombreux mois étaient passés depuis cet épisode, et Rémus finit par se retrouver de nouveau en mission. Cette fois, il fut accompagné de toute la bande. James, Lily, Sirius, Peter, presque comme à l'époque de Poudlard. Excepté que cette fois-ci, ils risquaient tous leur vie.

Ils étaient censés trouver la cousine de Sirius, Bellatrix et l'emprisonner. Depuis quelque temps, cette folle faisait des morts partout où elle allait, et Dumbledore avait estimé qu'il fallait l'arrêter. Ils traversèrent une rivière sale qui contribuait à la morosité du paysage.

- On est bientôt arrivés vous pensez ? chuchota Peter, nerveux.

- Oui, lui assura Sirius, ma chère cousine ne peut pas être bien loin elle raffole de ce genre de paysage. Je la connais, une fois elle a découpé tous les articles de la Gazette du Sorcier relatant la mort de personnes nés-moldus et elle les a collés à son mur.

- Charmant, marmonna James, mais fermez-là un peu ou on va se faire repérer.

- Vous ne sentez pas quelque chose ? demanda alors Lily.

- Si, répondit Rémus d'un ton fatal.

Il se disait bien qu'il sentait depuis un moment une curieuse odeur. Mais ils n'eurent pas le temps d'entamer plus largement ce débat que des explosions retentirent un peu partout autour d'eux, suivit d'un rire à vous glacer le sang.

- Je savais bien que des moins que rien comme vous viendraient ! annonça la voix de Bellatrix, ravie.

Sirius lui envoya un regard haineux, évitant les projectiles des petites explosions autour d'eux. La situation était critique. De la poudre explosive avait été mise ici et là, et il suffisait d'un simple sort de la part de la sorcière pour provoquer des explosions, et accessoirement leurs morts selon la distance à laquelle ils se trouvaient des autres endroits susceptibles d'éclater.

- Vous êtes coincés, vous ne pouvez pas bouger.

- Ah oui ? Et pourquoi ça ?

- Je pourrais vous faire exploser d'un simple coup de baguette !

Elle semblait si contente que c'en était malsain.

- Et pourquoi tu ne le fais pas maintenant ?

- Ce ne serait pas drôle, répliqua-t-elle avec un clin d'oeil envers eux.

- Ce n'est pas un jeu ! s'écria James.

- Oh mais si ! Vous allez tous l'adorer d'ailleurs.

Au moment où elle prononça cette phrase, Rémus sentit un froid familier l'envahir. Avec effroi, il comprit que des Détraqueurs arrivaient. Et en effet, en se retournant, il vit des centaines de ces créatures se diriger vers eux.

- Je vous laisse à eux, dit-elle, j'ai déjà testé pleins de manières de tuer mais je n'ai jamais testé celle-ci. Je suis curieuse de voir comment elle marche.

Elle s'apprêta à courir, mais elle se retourna vers eux une dernière fois :

- Oh et il y a une barrière anti-transplanage. Vous êtes coincés.

Et elle courut.

La centaine de Détraqueur s'approchait à une vitesse effrayante. Certes, Sirius avait commencé à saisir le truc pour les faire fuir mais il doutait fortement qu'il arrive à en repousser autant d'un coup. Quant à James et Lily... Eh bien ils s'étaient exercés, mais comme pour Patmol, ils ne pourraient pas les repousser.

Mais n'ayant pas d'autre choix devant eux, ses amis commencèrent à lancer des « Spero Patronum ». Rémus perçut clairement le ton désespéré dans leur voix, et sut que ça ne marcherait pas. Peter, lui était pétrifié. Prenant une longue inspiration tremblante, Rémus observa ses amis produire de faibles rayonnements argentés. Et il sut qu'ils étaient tous perdus. C'était fini. Ils allaient mourir.

Lentement, il se laissa aller au désespoir. A quoi cela servait-il de lutter ? Cela ne ferait que prolonger leurs souffrances. Il commença à entendre le rugissement lointain de Greyback quand il entendit le cri angoissé de Sirius.

- Merde ! J'y arrive pas !

Cela le fit reprendre légèrement conscience par rapport à la réalité, et il put voir que Lily et James avaient tous deux laissé tomber leurs baguettes. Seul Sirius tentait désespérément de les sauver. Parce qu'il était leur ami. Et parce qu'il n'y avait rien de pire à être témoin de la mort de ses amis, même juste avant de mourir à son tour. Et il réalisa que c'était réel. Tout ça pouvait leur être fatal. Tout ça pouvait signer à James, à Lily, à Sirius, à Peter leur arrêt de mort. Et ça, il en était hors de question. Ses amis méritaient de vivre, ils avaient encore tant à accomplir ! Il se fichait presque de sa vie, en comparaison avec la leur. Eux, devaient vivre. Ils le devaient. Alors avec un cri, tandis que Sirius tombait à terre, il pensa à tous les sourires de ses amis, et aux moments de rire, de joie qu'ils avaient partagés. Il pensa au serment des maraudeurs, jurant qu'ils ne s'abandonneraient jamais. Il songea à leur réaction quand ils avaient appris la vérité sur lui. Et il prononça les deux mots :

« SPERO PATRONUM ! »

Et le sortilège marcha. Une énorme lueur argentée sortit de sa baguette. « Non, pas une lueur argentée », se corrigea-t-il mentalement. Une forme. Il put voir un loup sortir de sa baguette, chargeant férocement les Détraqueurs. Il se retint de sourire. Voilà la première fois qu'un loup lui était utile. La joie d'avoir fait apparaître un Patronus prit le relais sur ses souvenirs heureux. Rémus ne sut combien de temps il s'était écoulé quand il sentit une main se poser sur lui. Il se retourna : Il s'agissait de Sirius qui lui offrait un sourire fatigué.

Et il le lui rendit. Rémus était le premier d'entre eux à faire apparaître un Patronus d'une telle ampleur. Il avait réussi.

** ** **

Un an après les événements dramatiques de Godric's Hollow, Rémus fut amené à être de nouveau face à un Détraqueur. Après être resté seul chez lui pendant des mois, il avait finalement considéré à essayer d'obtenir une confrontation avec Sirius. Ce fut dur, mais il obtint le soutien de Dumbledore, bien que celui-ci le lui déconseillait forcément. Il avait failli réussir à le dissuader d'aller à Azkaban, avançant des arguments imparables comme le fait que Sirius ne serait pas en état de discuter, mais sa volonté avait tenu. Sauf que cette fois, ce n'était plus l'amitié qui le faisait tenir. Quels amis ? Il n'en avait plus. Cette fois, seule la colère le faisait avancer. Le loup en lui était furieux, fou de rage. Comment Sirius avait pu ? Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Il ne comprenait pas. La demande de visite fut acceptée après de longs mois. Sans le Directeur de Poudlard, jamais il n'aurait pu avoir cette opportunité. Il lui était donc redevable.

Quand il arriva dans le hall macabre d'accueil pour les visiteurs à Azkaban, le gardien de prison lui demanda s'il savait faire un Patronus. Il lui répondit par l'affirmative, et le suivit prudemment, passant devant diverses cellules. Au bout d'un certain moment, l'atmosphère négative qui tenaillait depuis le début l'endroit se renforça soudainement. Le gardien lui indiqua d’exécuter le sort. Il le fit.

« Spero Patronum ! »

Il le répéta maintes et maintes fois et pourtant, rien, pas même un filet argenté ne sortit de sa baguette. Rémus n'arrivait pas à penser à des souvenirs heureux. Pas quand ces souvenirs menaçaient d'être tous faux, gâchés par Sirius. Pas quand chacune de ses pensées s'orientaient non vers son ami mais le meurtrier de ses amis. La présence de cet invidu ne lui donnait que d'avantage la nausée. Les mauvais souvenirs le frappèrent de plein fouet.

De sa morsure à l'annonce de la mort de ses amis... Rémus dut revivre les pires moments de sa vie.
Il se réveilla avec surprise dans l'infirmerie de Poudlard, Dumbledore avec un petit sourire triste, lui tendant un morceau de chocolat.

Il mordit dedans sans un mot. Le chocolat lui redonna des forces. L'avantage de s'être senti pire que d'habitude plus tôt était de pouvoir se sentir mieux après. Et durant ces derniers mois, jamais il n'avait ressenti ça. Alors il pleura.

Un morceau de chocolat. Ce n'était rien. Mais si c'était tout ce qu'il avait, alors il ferait avec pour le moment.




Des années plus tard, Dumbledore consomma sa dette. Il lui demanda de venir enseigner à Poudlard. Rémus ne put refuser, et se retrouva dans le train en direction de l'école. Un Détraqueur apparut. Son Patronus réapparut. Et un sorcier de treize ans ressemblant à James n'y était peut-être pas étranger....
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