Aimer Rohmer

il y a
2 min
232
lectures
15
Finaliste
Jury

Ecrire ? Un besoin impérieux. Ecrire ? Ecouter le vide se remplir et... Vous dites ?"Si on ne l'entend pas" ? Tendre l'oreille. Et suivre la plume...

La première fois qu’elle avait entendu parler de la Nouvelle Vague, des Cahiers du cinéma, elle avait eu assez naturellement envie de lire sur le sable, de se baigner, d’écrire. Naïve !

Elle s’est finalement retrouvée à dévorer à voix haute pour son voisin d’été, sur une serviette soleil « Le ruisseau des singes » quelques années après, oubliant sa réserve.
Le hasard n’existe pas. Elle avait fini par frotter son inculture cinématographique à un spécialiste du genre. L’art des rencontres aurait dit l’amateur de Spinoza et de La règle du jeu. C’en était bien une.
Elle était tombée en admiration ; en même temps qu’en amour ; devant les couleurs, la caméra en extérieur de Rohmer, le temps si cher à Resnais, les chants de Demy, la musique de Michel Legrand. Déferlante.

Dès son premier rendez-vous avec Jean-Marie Maurice Scherer elle avait été habitée par la voix, le corps de Béatrice Romand, la scansion unique de Pascale Ogier. Touchée.
Elle avait décidé de s’offrir Contes moraux, Comédies et proverbes. La maison d’Elisabeth. Curieuse, elle avait tenté un soir à l’océan de voir le rayon vert. Sans y parvenir. Image sans caméra.
Elle avait bien lu les films dans un train en partance pour Paris. Rencontré également La collectionneuse, vu les photos sur pellicule dans ses bouquins scénarisés. A la Capitale on lui avait dit qu’elle ressemblait à Syberg et toujours, le hasard n’existe pas. Car ensuite elle avait découvert l’androgyne blonde sans respirer. Elle avait rien compris à Godard et c’est bien à bout de souffle qu’elle avait fini la bobine.
Les choses de la vie aussi, la chanson d’Hélène : Romy, comment ne plus l’aimer Michel ?
Le souffle de la tourmente avec Le mépris, Delerue. Mélodie sans mot car magique.

Mais... Le ruisseau des singes donc. Brialy.
Offert un peu par chance : Algérie, trip à moto. L’ouvrage était resté posé jusqu’à ces vacances là.
Ciel bleu soleil. Elle est lectrice, Miou-Miou.
C’est un livre à découvrir à haute voix. Sans choix. Parce c’est lui.
Et encore ce hasard. Elle aime les films, les livres. Alors elle a lu les mémoires des comédiens oubliés, adulés. Grands, anecdotiques, beaux. Le temps du travel. Elle les connait.
Page après page. Complices, dont les filmographies vivent sur le meuble du salon.
Les mots du Dandy en écharpe sonnent encore.
Et ce thème. Fait pour l’évoquer. Pour cet hommage sans hasard. Ainsi c’est dit : j’aime Rohmer au bord de la mer, Brialy, l’Algérie et les livres. Je m’appelle Pamela : c’est possible.
15

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,