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A State of minds

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Neil_Steve

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Pris par ses émotions, il se laissait attendrir par ce froid si matinal. En se frottant les mains dans cet état d’âmes brillantes. Libreville abritait une lumière sclérosé qui apaisait bon nombre. Une seule âme sortait de l’ordinaire.
« Il est le temps de bonification, le temps d’avant est passé, le passé est le reflet du présent, et le présent est un dessein du futur. »
Le jeune et gentil bourgeois Oliver Moun ne se gênait du beau monde en sifflotant, il n’en faisait qu’à sa tête. Il esquissa quelques pas. Il a toujours cru que les fées existaient malgré l’opinion du monde moderne qui bronchait sans en connaitre les conséquences de leurs dits et leurs actes.
« C’est un dessein de croire à nos jolis enfants, l’année du temps, l’année d’antan, presqu’Oliver n’a pas dit que la nostalgie l’envahissait, Oh que tristesse quand tu nous tiens ! »
Il ne cessait de chantonner en rythmant ses pas comme un danseur professionnel, et n’avait pas peur d’éculer ses nouvelles pompes avec l’asphalte qui était tout neuf. Il était en costume, et les gens le regardaient en continuant leur occupation, soit c’était la marche ou la vente. Il s’arrêta, et retira son chapeau noir pour faire un peu de vent sous un soleil débutant. Il recommença à jouer l’homme ordinaire qui l’ennuyait tellement. Il vit une jolie dame d’à peu près son âge, il ne se gêna pas d’aller tenir son bras et faire comme s’ils se connaissaient.
— Monsieur ! Qu’est-ce qui vous arrive ? C’est quoi vot problème ?
— Désolé madame, je vous ai pris pour mon autre cœur. Et comme je ne fais jamais de marche arrière, je vous emmène prendre un café avant que je me rende au bureau.
— Vous êtes un gentil bourgeois ! Comment saviez-vous que j’accepterais votre offre mondaine ? Je suis une enfant de Dieu, et croit fermement que son nom ne doit être souillé avec des inutilités sans pareil ! C’est mon exemple, Jésus Christ.
— Ah ! Voilà que je suis pris pour faire du spectacle comme un funambule à marcher sur une corde en plein jour, au dessus du marché des chars. Je vous ai pris pour une joliette avec un cœur de poisson qui aimerait qu’on lui donne tant d’affection, le jour sublime, la sentinelle éternelle se ferait un plaisir de grandir notre image, et notre sortie serait un carnaval, nous fêterons toujours les noces chaque jour.
— Avez-vous pris un coup sur la tête ?
— Non. Je suis saisi entre vos mains. Je ne déclame que le parfum de votre luette qui attenue mon langage. Madame, puis-je vous embrasser ?
— Je ne suis pas folle, monsieur.
— Acceptez mon café.
— Volontiers, bien que je sois pressée. Je vais voir à quoi il ressemble. Vous au moins, vous savez vous tenir et savez ce qui est précieux pour une femme, j’en ai rêvé des comme ça en ma toute jeunesse.
— Votre jeunesse est éternelle.
— Pas que je sache !
Rougit-elle, en nettoyant sa jupe courte. Et le tenant par les bouts, car elle était si bien accompagnée. Un geste de trop qu’elle ne regretta pas.
« Majestueuse, la dame. » Murmura-t-il.
Le jeune et gentil bourgeois venait de faire un tour. Avec son chapeau, son costume noir, il venait de faire l’incroyable, voyez-vous que le confort peut faire des miracles pour un homme qui n’a jamais osé, mais là, je parle de son arrière-arrière-arrière exploit, le compte est perdu. Il venait de faire sa grande magie. Il tenait la dame par la main en marchant à son rythme, mais il ressentait un pincement en voulant oser une danse, pour qu’elle soit encore plus émerveillée et qu’elle rougisse à volonté. Encore un miracle ? C’était la lumière de la ville qui lui inspirait tant, il aurait fini comédien si la rigueur de son père n’était trop carriériste. Il serait grand, et aurait encore plus d’humeur que ce jour ici présent.
« Oh ! L’amour est une affaire de tous, tu sais...L’amour est une image spectrale qui hante nos cœurs et le fera pour l’eternité. Cet Etat éloquent qui s’habille comme un grand est un roi, je l’appelle Pays ! Admirable, n’est pas ? Vous m’en direz tant. Le visage est une image miraculeuse qui nous laisse autant d’oraisons que nos états d’âme. Un flambeau de la noblesse pour une flambe qui brûle dans le cœur. La mort est une douceur que l’on ne comprendra jamais, même en la vivant, encore plus complexe que la vie, elle nous emporterait au-delà des limites de l’extase, de ce qu’on a connu, c’est pourquoi on parle de repos, le pays des rêves dont parle nos contes, c’est le pays de la mort. »

Oliver Moun avait toujours cette fraicheur à faire croire au gens que le monde existe. La jeune dame le tenait par la main, tellement il savait raconter la vie et sa clairvoyance. Un monde que beaucoup ne voyait pas, et préférait se refugier dans son imaginaire. Telle la réalité était multiforme.
Suspicieuse, et prit par le discours du gentil, la joliette Hannah était pris dans l’étau. Elle ne savait plus si fallait partir et oublier ce garçon. Sachez que Dieu est un parfait musicien et le plus grand des magiciens ! Tout conspire pour que le monde soit parfait et non indifférent. La gentille Hannah sortit son carnet.
— Je peux avoir ton numéro.
— Oui. 00-241-05-34-73-78.
— Merci.
Elle referma son stylo, et rangea dans son sac. C’était au bout d’une nouvelle vie. Dommage qu’il n’y ait pas d’oiseau pour célébrer ce beau. Oliver Moun s’arracha de la rêverie, en buvant son café noir et très chaud, et la jeune dame l’imita comme lui dictait le bon sens.
« Ah ! Quelle journée mon cher ! C’est une puissance qui s’exhale dans les airs. Et veille sur nous, elle ne peut tolérer le crime que d’animer nos cœurs. Ceux qui s’égarent le font à jamais au détriment de ceux qui vivent le bonheur. J’ai du mal à croire que vous faites parti du genre humain.Que Dieu te bénisse ! »
Hannah et lui s’éveillèrent dans la musique froide du café-restaurant « Pelisson » dans lequel il consommait leurs croissants. A cet instant il préférait cet endroit plus que tout autre lieu au monde, ils pouvaient même rester jusqu’au bout de la nuit. Mais les choses ne se passaient pas ainsi. Oliver Moun passa toute la journée et manqua son boulot d’écrivassier d’articles.
—Vous ne trouvez pas que cet endroit fait trop chic ?
— Il fait trop rêveur pour des gens comme nous.
—Je me disais bien.
—C’est un endroit pour l’amour. Une harmonie sans nom.
Il était onze heures, les deux amoureux d’une folie naissante se tenaient par la main. Comme si le destin allait les séparait. Pourtant ils n’étaient pas aveugles, et le destin, lui était toujours discret. Ils étaient silencieux pour ne point dire des mots de trop, alors, retenez bien cet adage, pour ceux qui voudront aimer, « le silence est un réverbère quand l’amour nait. Faites-en un parloir si vous êtes, pour vous évader. Car la vie est plein de ramages. »
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