A l'unisson ?

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Je suis médiatrice culturelle indépendante et rédactrice pour le site internet PausArt. En parallèle, je poursuis des études en Master d'Etudes Culturelles. Précédemment, j'ai suivi des cours  [+]

Les temps changent mais certaines idées persistent dans le cœur des hommes. L'excellence et la perfection sont toujours des critères de choix. Les moyens d'y parvenir ont juste évolué.
Un médecin, hautement renommé, a mis en place une nouvelle technique révolutionnaire. L'expérience n'est en cours que depuis un an, pourtant elle connait déjà un succès retentissant. On ne compte plus les émissions et les articles relatant des destins extraordinaires. L'union des esprits apparaît pour de nombreuses personnes comme un stade incontournable de l'évolution. Néanmoins, la science ne dispose pas de recul sur ce nouveau phénomène. Le risque zéro est-il possible ou est-il seulement une illusion?

Une femme d'une trentaine d'année est assise paisiblement sur son canapé. Habillée simplement mais intelligemment afin de combler un léger embonpoint. Machinalement, elle enlève ses chaussures et repli ses jambes contre son ventre.
La porte fenêtre, ouverte en grand, laisse pénétrer l'air frais printaniers qui s'aventure dans les cheveux de la jeune femme. Fins et raides, ils s'agitent invariablement de gauche à droite, venant souvent obstruer son champ de vision. A la télévision, une chanteuse s'égosille, portée par un public enflammé, mais Anne n'y prête guère attention. Elle se contente de siroter son apéritif du midi, le regard perdu dans le contenu de son verre.
Le claquement d'une porte au bas de l'immeuble, la contraint à reprendre ses esprits. Une exclamation retentit dans la cuisine. Tristan, son compagnon, doit sûrement attendre un courrier important.
Anne voulait lui demander ce qu'il attendait avec tant d'impatience, mais il s'était déjà précipité dans la cage d'escalier, bien entendu, à destination de la boîte aux lettres. Lassée de ses allers et venus, Anne espérait que ce n'était pas une nouvelle fausse alerte. En congé pendant quelques jours, elle voulait en profiter au maximum avant de reprendre le chemin de l'ennui. La porte était restée ouverte, elle percevait du bruit dans les escaliers, le grincement de la porte de la boîte aux lettres, un bruissement de papier, puis un silence s'installa. Après un court intermède, des pas pressés se firent entendre.
-Anne! Anne!
Sortant à l'instant de chez elle, la voisine ne prit pas la peine de cacher sa surprise.
- Et bien, vous voilà en grande forme. Une bonne nouvelle je présume.
Tristan venait d'arriver au deuxième étage, il lui répondit avec vigueur:
- Vous n'imaginez pas Madame Sauvin, l'avenir est à nous!
Enthousiasmée par l'élan de son jeune voisin, elle laisse échapper un grand rire. Au point mort depuis un moment, Anne était stimulée et intriguée par la scène qui était en train de se produire. Désormais, elle n'attendait qu'une seule chose, l'explication d'un tel engouement. Son compagnon entra enfin dans le salon. Essoufflé, des gouttes de sueur sur le front, il lui lance, le regard lumineux:
- Chérie, prépare tes valises, nous sommes les prochains.
Interloquée mais ravie d'une telle initiative, elle lui sourit. Elle comprenait pourquoi il avait passé autant d'heures sur internet ces derniers jours. Deux ans qu'ils n'étaient pas partis, il voulait lui faire une surprise en l'emmenant en voyage. Il devait tenir les billets ou la confirmation de la réservation, c'est toujours plus exaltant de se le faire envoyer par courrier. La question était plutôt de savoir le lieu de leur prochaine destination. Enfin, ce détail importait peu à Anne. Week-end à Rome ou dans un gîte en pleine nature, elle dirait oui à tout. Le charme avait opéré, elle languissait déjà.
- En France ou à l'étranger?
- C'est à Paris, mais ce n'est pas vraiment important.
La jeune femme regardait son compagnon d'un autre œil, elle ne le connaissait pas si romantique. L'essentiel était de passer ce moment à deux, peu importe le lieu et le standing de l'hôtel.
Tristan se jeta sur le canapé et lui tendit une lettre sous le nez. Vraisemblablement trop lente à son goût, il lui expliqua vivement la situation.
- Tu te souviens du test de comptabilité et de notre candidature pour le programme?
Le sujet ne lui était pas inconnu, mais elle n'arrivait pas à se souvenir de quoi il s'agissait.
- Anne, tu le fais exprès? C'est cet organisme qui a mis en place le projet d'union des esprits.
- Oui, je vois...
Elle sentait s'éloigner, lentement mais sûrement, ce doux voyage de retrouvaille. En effet, elle se rappelait très bien de ces documents qu'il l'avait poussé à remplir. Cette idée ne l'enchantait guère. Certes, on ne comptait plus les témoignages encensant cette nouvelle technique médicale, mais elle ne lui inspirait rien de bon. Sceptique, elle avait d'abord refusé de candidater, elle avait fini par céder face aux suppliques incessantes de Tristan. Persuadée de ne pas être retenus, elle avait vite oubliée cet épisode.
Voyant le visage de son compagnon, elle se doutait bien du contenu de la lettre. Il ne se fit pas prier pour lui confirmer.
- Nous avons été retenus!
Anne était gênée, elle ne savait pas comment lui avouer qu'elle n'avait aucune intention de poursuivre les démarches.
- C'est incroyable vu le nombre de candidats.
- Les relations sont toujours utiles, puis notre cas était justifié.
Anne ne relava pas sa dernière remarque, son seul objectif était de l'en dissuader.
- Tu n'es pas sérieux? Cette idée d'union est malsaine.
- Anne, je crois que tu ne réalises pas l'opportunité que cette union représente. En passant ce pas, nous pourrions prétendre à tellement mieux. Nos deux intellects combinés, nous entreprendrons des choses inimaginables auparavant.
La compagne de Tristan entrevoyait surtout l'imprudence ou plutôt l'inconscience dont elle avait fait preuve en acceptant de candidater. Elle l'avait vu comme un divertissement sans conséquence, tandis que Tristan portait d'énormes espoirs dans cette entreprise. Anne ne voulait pas faire perdurer ce malentendu.
"- Je ne suis pas idiote, je vois bien les avantages. Mais il n'y a aucun recul sur ces nouvelles pratiques. Nous ignorons ce que cette union peut entraîner.
- Et alors? Attendre ne ferait que retarder notre réussite. De plus, nous ne sommes pas les premiers. Regarde, mes amis du Mans, ils ont sauté le pas et regarde où ils en sont. Ils viennent de monter leur boîte. En quelques mois, ils ont déjà pénétré le marché et ils sont déjà en quête de l'étranger. Je n'imagine même pas ce que nous réaliserons à nous deux.
- Tout de même, unir nos esprits n'est pas anodin. Si certaines idées ou traits de caractères sont contradictoires? Comment notre cerveau va t-il gérer ces ambivalences?
- Je ne pense pas que ce soit un réel problème. L'important est de bien choisir son partenaire. Par chance, nous nous complétons à merveille."
Il s'avance vers elle et la prend dans ses bras. Il caresse son bras longuement. Anne répond à son étreinte. Elle l'aime, c'est indéniable. Puis dans un sursaut de lucidité, elle se détache de lui et lui fait part de ses inquiétudes:
"- Pour l'instant, mais qu'en sera t-il plus tard? Nous sommes en constante évolution. Apprécieras-tu les changements qui s'opéreront en moi?
- Justement, si nous évoluons ensemble, il n'y a aucune raison pour qu'on développe des traits de caractères opposés.
- Et si tu découvres en moi des éléments insoupçonnés? Tu le sais bien, nous avons tous tendance à mettre une partie de notre être en parenthèse pour plaire à notre conjoint. Que feras-tu face à cette nouvelle donne?
- Voyons, ne sois pas autant pessimiste. On ne se dévoile jamais complètement, mais c'est un moyen de tester notre amour et notre ouverture. C'est à nous de faire en sorte de s'accepter dans notre intégralité.
- Je tenais ce genre de discours quand j'étais adolescente."
Tristan ne tient pas compte de la critique.
"- Que fais tu de nos défaillances?
- On est pas des voleurs ou des meurtriers en puissance tout de même! Crois-tu qu'un excès de timidité ou d'orgueil va ravager la surface de la planète? On est assez sensé pour voir que le mélange de nos imperfections ne sera pas catastrophique.
- Je suis désolée. Je tiens trop à mon individualité pour faire le grand saut.
- C'est à dire?
- Je ne suis pas prête à sacrifier ma particularité et mes ambitions pour satisfaire un projet commun.
Tristan lui adresse un drôle de regard. Il s'apprêtait à lui dire quelque chose, mais il s'abstint et se contente de longer les murs de la pièce. Il voulait prendre le temps de contre attaquer sans risquer de la blesser. Une réflexion trop incisive suffirait à la braquer définitivement sur la question.
- Evidemment que tu ne pourras pas réaliser tous tes rêves, mais il est toujours possible de trouver un compromis."
Voyant le visage fermé de sa compagne, il poursuit:
"- Que tu es naïve ma chérie. Penses-tu qu'en conservant ton individualité, tu seras capable de tous les atteindre? Dans le meilleur des cas, tu en réaliseras un, voire deux. Et encore, ils ne seront pas à la hauteur de ce que tu espérais. En unissant nos esprits, je te donne la possibilité d'en atteindre quelque uns à la perfection pourvu qu'ils soient en accord avec ma conception des choses."
Anne n'ignorait rien de son ambition, mais elle ne comprenait pas comment il pouvait espérer atteindre ses objectifs en trafiquant son cerveau et surtout en l'impliquant dans ce délire insensé. Sans pourvoir l'expliquer, elle avait la désagréable impression d'un piège se refermant doucement sur elle.
- Et si un jour, je pars, te laissant ainsi démuni de ce que je t'apportais. Comment pourras-tu t'en passer?
- Voyons chérie, tu n'as aucune raison de partir.
- On ignore ce qui peut arriver. Imaginons que je disparaisse?
- Je ne nie pas que ce serait un manque terrible, mais il n'y a pas de raison que je ne m'en sorte pas. J'ai vécu tant d'années sans.
- Dans le cas où tu ne le supportais pas?
- Je ne sais pas. Quelle question! Je... Je chercherais une autre personne comme dans n'importe quelle circonstance et je découvrirais d'autres aspects tout aussi riches.
Anne laissa échapper un petit rire sarcastique.
- Selon toi, toutes les caractéristiques se valent et s'inter changent à volonté. Quelle belle vision de l'amour.
- Je t'en prie, sort un peu de ta rêverie. Fusion ou non, les relations sont ainsi. Les femmes et le romantisme...
Tristan la regarde un moment. Il semble vouloir déchiffrer ses expressions. Il ne tarde pas à repartir à la charge.
- Pourquoi tant d'interrogations? On a qu'une vie. Ne serait-ce pas exaltant de pouvoir vivre des expériences aussi extraordinaires?
- Voilà le problème. J'ai l'impression de parler d'une drogue. Seras-tu satisfait une fois que tu auras exploré tout mon esprit? Ne désiras-tu pas acquérir encore plus de compétences?
- Forcément, c'est le propre de l'homme. Mais nous pourrons en développer plus rapidement de notre propre chef.
Anne le coupe, agacée par son entêtement.
- Certains caractéristiques sont innées. Qui me dit que tu ne seras pas tenté de t'unir à d'autres esprits?
- Impossible, on ne peut avoir recourt à ce procédé qu'avec une seule personne.
- Pour l'instant, mais au rythme où avance la science et la capacité des humains à frauder, je ne me fais pas d'illusion.
- Tu t'en rendrais compte immédiatement. En unissant nos esprits, tu auras forcément un regard sur ce que je fais même si je tente de le cacher.
- Tes propos sont absolument terrifiants.
- Là où tu ne vois que du négatif, je ne perçois que beauté. Imagine la pureté de notre amour, nous n'aurions plus aucun secret l'un pour l'autre.
- Voir ce que l'on ne préfère pas dévoiler n'engendre ni amour, ni pureté. Cette démarche ne peut mener qu'à l'autodestruction.
- Donc tu préfères rester ainsi, cantonnée à ce que tu es alors que tu pourrais prétendre à un avenir resplendissant, explorer d'autres niveaux de ton cerveau insoupçonnés jusqu'à maintenant.
- Oui, la vie sera peut-être plus difficile. Au moins, j'aurais conscience de mes limites m'évitant ainsi de rentrer dans une spirale infernale. J'ai peur qu'une telle union engloutisse l'essence même de notre amour. D'ailleurs, dans ton discours, je n'en vois pas l'ombre."
Le couple se faisait face. Un nuage d'incompréhension les avait envahi.
- Tristan, je ne peux pas te suivre sur ce chemin.
Ils restent ainsi se faisant face. Le soleil entre enfin dans l'appartement. Le teint halé de Tristan ressort sous les rayons. Anne s'avance vers lui et prend son visage entre ses mains. Il se laisse faire un temps puis la rejette doucement. C'est au-dessus de ses forces. Il prend la lettre échouée sur le bureau. Une infime distance les sépare pourtant la rupture est déjà consommée.
- Ne me regarde pas ainsi. N'est-ce pas suffisant d'être l'un à côté de l'autre? Ne peut-on pas vivre simplement sans atteindre des sommets?"
Tristan la regardait maintenant avec mépris. Il s'était montré si compréhensif à son égard jusqu'à présent. Il en avait assez. Des années qu'il prenait soin de la préserver et voilà qu'elle se permettait de remettre en cause son projet. S'en était trop, elle lui devait bien un peu de reconnaissance.
- Pourquoi as-tu participé à ces tests si tu étais aussi réticente?
- Je l'ignore, tu me pressais tellement que j'ai fini par accepter. Je ne pensais que notre dossier serait retenu.
- Tu me prends vraiment pour un con?
- Non, absolument pas. Je ne croyais pas que tu t'étais autant projeté sinon j'aurais immédiatement dissipé le malentendu.
- Je vais te dire ce qui s'est passé. Soit tu étais trop perchée ou bourrée, enfin une histoire de Porto, pour voir mon enthousiasme, soit tu pensais que c'était sans importance. Après tout, tu te sens rarement concerné par ce que je ressens.
- Enfin! Tu as vu comment tu me parles?
- Surprenant, n'est-ce pas?
- La vulgarité ne te ressemble pas.
- Tu trouves? Et bien voilà, je suis en pleine évolution. Notre union pourrait peut-être empêcher cette nouvelle dérive.
Anne garde le silence. Elle sent bien qu'elle est sur un terrain glissant.
"- Tu me parles d'individualité, de ton désir de concrétiser tes rêves. Quatre ans que tu n'as pas bougé. J'entends toujours les mêmes discours: "Je vais me lancer dans un nouvelle formation", "je vais mettre en place un nouveau projet". Et ce que je vois année après année? Une femme blasée à l'attitude défaitiste, buvant porto sur porto. Je ne vois pas ce que tu tiens tant à défendre.
Choquée, Anne reste silencieuse un moment. Une amertume s'installe et se propage d'un bout à l'autre de son corps.
"- Ôte moi d'un doute. Pourquoi vouloir unir nos esprits si je t'insupporte à ce point?"
Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à crier. Dans l'impossibilité de qualifier la douleur qui l'envahissait, elle préféra détourner le regard.
Tristan senti qu'il était allé trop loin, mais il fallait que toutes ces pensées nocives sortent. Il ne supportait plus cette situation, il avait besoin que les choses évoluent enfin. Depuis des mois, il se jetait à corps perdu dans le sport et en venait même à aider toutes les âmes en peine du quartier pour relâcher la pression qui l'entenaillé à longueur de journée. Quand cette nouvelle technique médicale a vu le jour, il a tout de suite pensé que ce serait la solution à tout leur problème, un moyen de la sauver mais aussi de retrouver la simplicité du début de leur relation. Il était prêt à risquer d'absorber ses idées les plus sombres pour se sortir de ce mauvais pas.
Il comprenait ses réticences, mais désormais, il se devait d'agir. Ils avaient à peine trente ans, il ne voulait pas passer le reste de sa vie à la voir mourir à petit feu. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait cru à sa guérison. Aujourd'hui, il lui revenait de prendre des décisions difficiles, quitte à prendre toutes les responsabilités. Cette technique était expérimentale mais au moins elle leur était accessible.
Ne supportant plus ce long silence, Anne le presse de répondre:
- Explique moi Tristan, je ne te suis plus.
- Pardonne moi, je ne voulais pas être aussi dur. Je ne sais plus quoi faire pour te sortir de l'ombre. Ne vois-tu pas que je fais tout cela pour toi?
Anne sentit les larmes couler le long de son visage. Elle savait tout cela, mais involontairement, elle tentait de l'ignorer. Si elle parlait de tous ces projets, c'était pour lui cacher son impuissance. Chaque matin, elle ne se posait qu'une seule question: Quand allait-il la quitter pour revivre enfin? En rentrant du travail, elle redoutait toujours de trouver l'appartement vide. Il n'avait jamais fait le pas, mais elle se doutait qu'il y pensait régulièrement.
- Tu as du talent Anne et tu es quelqu'un de bien. Tu as juste perdu le fil du cours de ta vie à un moment donné. Rien n'est irrémédiable.
Sentant la tendance s'inverser, il reprend, plus confiant.
- Si le choix s'est porté sur nous, ce n'est pas anodin. Derrière ces unions, il y a un intérêt bien plus grand. C'est un moyen incroyable de freiner cette vague de défaitisme qui frappe notre pays. Combiner des esprits contraire est un bon moyen d'inverser la tendance.
Tristan fait une pause un instant, puis se rapproche d'elle.
"- Je vois plus loin lorsque je parle d'unir nos esprits. C'est un moyen de te sauver, de donner un nouvel élan à notre couple."
Bouleversée, Anne s'assoit à nouveau et prend son visage entre ses mains. Le soleil, si agréable auparavant, se montrait désormais sans pitié. Tristan l'a rejoint et la prend dans ses bras.
"- Je sais qui tu es réellement. Tous ces tableaux sont le reflet de ton art et de l'âme qui t'habite."
Il saisit à nouveau la lettre et la regarde plein d'espoir.
"- Imagine l'association de mon esprit rationnel et de ta sensibilité. On pourrait repartir à zéro tous les deux. Ne le souhaites-tu pas?
- Bien sûr, je le désire tout autant que toi.
- Je suis ravi de te l'entendre dire. Tu sais quoi, je vais nous servir un petit apéritif et tu vas prendre le temps de réfléchir."
Après avoir resservi sa compagne, il se dirige dans le bureau. Il prend soin de bien fermer la porte et compose le numéro inscrit sur la lettre.
"- Bonjour, je vous contacte au sujet de la candidature pour le programme..."
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