À l'image de Kokopelli

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«Au commencement était le Verbe.» C'est un bon début, mais quel était le sujet ? *** Je suis un lecteur invétéré et un auteur incidentel. *** L'image de mon profil est, en médaillon  [+]

Image de Automne 2020
La sécheresse. La sécheresse terrible allait emporter les cultures de maïs, ne laissant au peuple que le recours incertain à la chasse et à la cueillette.
Comment le clan supporterait-il encore cette calamité ne serait-ce que trois lunes ?
Comment Kokopelli, leur dieu, avait-il pu les livrer à la misère et l’effondrement ?
Hanoki se mourait d’inquiétude. Toute la civilisation anasazie de ce côté du Grand Canyon était menacée de disparaître. Leur fallait-il plier bagage et rejoindre des plaines plus fertiles vers le levant ou le couchant, abandonnant la terre sacrée de leurs ancêtres ?
Voici des générations qu’ils avaient délaissé la vie nomade pour l’existence sédentaire et la culture des semences.
Mais le sol n’est rien sans l’eau que dispensent généreusement la nature et les esprits, l’eau qui se répand en neige dans les hauteurs durant la saison d’hiver ou qui se précipite en orages tumultueux durant la saison d’été. Les deux saisons n’avaient pas tenu leurs promesses de fécondité.
Le sol restait désespérément sec ; même le Colorado s’était replié sur lui-même comme pour mieux trouver de l’ombre dans chaque crevasse. Les méandres rafraîchissants du fleuve ne suffisaient plus à assurer la survie des oasis de verdure et des terrasses irriguées qui nourrissaient la tribu.
Il en avait parlé à sa femme et ses enfants et les proches autour d’eux. Il en avait parlé au conseil.
Combien de temps avant que le clan ne prenne la décision de partir et d’abandonner les excavations faites à flanc de canyon, les Cliff Dwellings, qui les avaient abrités depuis des siècles.
Ils éprouvaient le sentiment, par cette vie troglodytique, de faire partie intégrante de la montagne sacrée, ils étaient nourris de la terre, ils étaient bercés par la terre et les roches.

Bien entendu, les hommes d’âge mûr s’étaient réunis dans la kiva, le vaste bâtiment circulaire dédié au conseil, ils avaient fait de la fumée rituelle, ils avaient prié les esprits, ils avaient fait couler les larmes et le sang. Mais les esprits ne s’étaient pas laissé émouvoir. Nul ne parvenait à comprendre la raison de la sécheresse. Des sécheresses, ils en avaient vu, mais elles cédaient toujours par les prières aux esprits pour ne laisser que quelques souvenirs chagrins.
Le chaman avait beau jeter les osselets dans le panier d’osier, il ne voyait pas la source intime du mal qui les frappait avec autant d’insistance.
Seul Wapi, l’heureux du village, semblait ne pas prêter attention au drame qui menaçait la survie de la tribu. À longueur de journée, il était pris par la musique de sa flûte en bois d’érable et se balançait au rythme de sa mélodie improvisée ; ce mouvement de va-et-vient gardait imperturbablement son monde à lui comme la ronde d’une sentinelle obstinée.
Wapi était d’humeur égale et constante, mais était-il seulement capable d’autre chose que d’exprimer une innocence teintée de joie ?
Les enfants du village le regardaient d’un œil amusé et attendri, de cet œil compatissant que l’on peut avoir pour une erreur de la nature, une erreur commise par extravagance et sans une once de méchanceté.
Pourtant, il est vrai que la nature avait bien mal servi le jeune homme à l’esprit simple, il était bossu de surcroît.
Joueur de flûte et bossu, il semblait être l’incarnation même du dieu Kokopelli. C’est peut-être pour cela que les gens du village le respectaient autant, une crainte pieuse de froisser une apparition divine les portait à la solidarité, Wapi n’avait jusqu’alors manqué de rien, même en ces jours difficiles.

Par une nuit sans lune et en désespoir de cause, le chaman prépara une décoction forte de datura pour ouvrir plus largement son monde intérieur aux esprits. Il en avait accepté le risque ; il connaissait des chamans qui avaient fait un usage trop intense du psychotrope, le payant de leur vie.
La plante riche en alcaloïdes le rendit hagard et prostré pendant plusieurs heures non sans l’avoir auparavant livré aux hallucinations les plus affreuses.
Le sorcier, il en avait la certitude, avait enfin vu se manifester, dans la transe et la fièvre, la solution au fléau ravageur.
Il convoqua les hommes et raconta la vision qu’il avait conservée précieusement dans sa mémoire consciente.
Un songe l’avait conduit très loin et très haut comme le vol de l’aigle chauve ou du condor.
Il avait vu le Grand Canyon qui garde les ancêtres, il avait vu les hautes crêtes au nord du territoire, là où la neige d’hiver se dépose.
Il avait vu le flanc du précipice et là, il avait vu deux hommes unir leurs forces pour graver à même la roche un pétroglyphe représentant la figure de leur dieu, Kokopelli.
Le déséquilibre observé de la nature avait un remède, il fallait que puissent s’associer dans une même manifestation de dévotion un homme fort et un homme faible afin que l’harmonie des contraires soit rétablie et que la nature respecte à nouveau la saison des neiges et la saison des pluies.
Les hommes tinrent conseil : le songe était clair et son interprétation affirmée, mais qui fallait-il envoyer accomplir une aussi périlleuse mission ?
L’évidence s’imposait, l’homme faible devait être Wapi, l’heureux du village qui semblait prédestiné à ce périple tant il portait l’image de Kokopelli.
Les anciens désignèrent également Hanoki pour sa force physique et sa connaissance du territoire sacré. On le savait bon chasseur et il délaissait parfois les travaux agricoles pour poursuivre le cerf
hémione ou la chèvre des rochers. Les pistes étaient dangereuses et escarpées longeant les hauteurs ou les rives du fleuve. Sur elles s’ouvrait tout un monde abrupt et caché.
Les flancs du Grand Canyon étaient percés de cavernes oubliées de tous, la montagne sacrée avait gardé ses sépultures et ses trésors secrets ; bien peu osaient se risquer dans ces endroits inhospitaliers et déserts.
Le conseil avait fait connaître sa décision, le couple improbable était formé, il devait partir sans délai.
Hanoki se dit en lui-même que le moment était venu d’agir pour le bien du clan. Il ne pouvait rester plus longtemps à attendre des pluies qui se refusaient.
Il prit avec lui des cordes faites en fibres de yucca et quelques pointes dures afin de graver le pétroglyphe quand le moment serait venu. Il avait bien en tête la figure de Kokopelli, le bossu qui dansait au son de sa flûte, le dieu qui refusait ses bienfaits sans nombres.
Il prit également une outre d’eau et des couvertures pour le voyage ; il embrassa les siens plus tendrement que de coutume.
Hanoki connaissait bien Wapi, il ne manquait jamais de répondre au sourire imperturbable du jeune homme, mais l’emmener aussi loin et aussi haut lui faisait peur. Oui, Wapi connaissait la roche et savait poser son pied avec sûreté pour rejoindre son habitation troglodyte, mais l’affaire était tout autre.
Pour un homme exercé, l’aventure était en elle-même un tour de force, avec un simple d’esprit comme partenaire la mission était, dès le départ, mal engagée.
Il indiqua à Wapi, la direction du nord, là où le relief prend de la démesure et s’élance éperdument vers les cieux, et lui fit signe de la tête.
Le jeune homme sourit un instant de plus et le suivit sans rechigner, sans pour autant quitter ni sa flûte ni son humeur enjouée.

Ils marchèrent la journée entière sous un soleil de plomb, s’arrêtant toutes les six heures pour prendre un peu de repos. La végétation était devenue rare sur la piste, les cactus disputaient aux buissons épineux les quelques interstices rocheux qui avaient dû, en d’autres temps, recueillir de l’eau. Le sable et la poussière étaient rois et supportaient la température torride des lieux. Ils longeaient les sinuosités et les caprices du fleuve, ici une plage, là un éperon rocheux à escalader pour découvrir à la vue un monde toujours changeant. Le Grand Canyon était un milieu, un univers qui se métamorphosaient au gré du rythme imposé par le fleuve, serpent vert se détachant sur les ocres et les rouges des rives.
Hanoki fut stupéfié de l’endurance de son compagnon. Il n’était pas coutumier de la chasse ni du lourd travail des champs. Pourtant, tous deux marchaient d’un même pas, certes, il dominait le jeune homme de sa haute stature, mais la posture courbée du garçon ne semblait pas être un frein à leur avancée éprouvante.
Wapi ne parlait pas, il n’en ressentait pas le besoin et d’ailleurs personne au village ne se souvenait d’avoir entendu le moindre mot de sa part. Il soufflait dans son instrument de bois et cela suffisait à son bonheur, à le placer sans contestation possible parmi les vivants.
Au soir, ils firent une halte sur un plateau rocheux suffisamment large pour les recueillir et les mettre à l’abri des bêtes sauvages. La nuit était claire, le fleuve la remplissait de son fracas assourdissant et les couvertures les préservèrent un peu du froid glacial qui s’abattait sur les rives.
Wapi laissait monter le long des rives du Colorado une musique que Hanoki jugea nostalgique, une musique empreinte de douceur et de souvenirs de moments heureux.

Le lendemain, alors que le soleil se levait de nouveau sur la terre assoiffée et caressait les reliefs de sa lumière, Hanoki lui-même n’éprouva plus le désir de parler.
La vision qui s’offrait à leurs sens était à la fois intemporelle et magnifique. Le Grand Canyon du Colorado levait vers les cieux ses murailles titanesques et ses teintes étagées de calcaire, de grès et de schiste ; seul le fleuve éprouvait le désir inassouvi de s’enfoncer dans la roche pour la creuser et la raviner davantage.
Ils avaient pris la direction du nord-est et étaient remontés vers la source, là où les reliefs désertiques et pelés deviennent des montagnes couvertes de pins et d’épicéas. Il leur fallait à présent trouver la meilleure falaise, la meilleure roche afin de graver le pétroglyphe aperçu dans la vision du chaman.
Le sorcier avait rêvé d’une muraille absolument verticale, dégagée et minérale. Il avisa une paroi abrupte dont la planitude et la régularité lui semblaient correspondre à un tracé suffisamment imposant. La falaise faisait, de leur point d’observation, près de deux cents mètres de haut.
En quelques heures de marche à bon pas, ils atteignirent le sommet de la crête.
La difficulté était de se porter à niveau afin de mener à bien le travail de gravure. Ils devaient nécessairement s’encorder et se laisser descendre suspendus dans le vide.
Il attacha du mieux qu’il put deux cordes aux rochers qui surplombaient la muraille rocheuse, une pour lui, l’autre pour Wapi. Elles étaient distantes de quelques mètres afin de permettre un travail commun.
Accepterait-il de descendre pour graver quelque chose à flanc de roche ?
Les Indiens Pueblos Anasazis n’avaient pas le vertige, c’était inscrit dans leurs gènes et dans leur mode de vie. Wapi aurait-il suffisamment de bon sens pour comprendre ce que son guide attendait de lui ?
Hanoki lui montra l’exemple, il empoigna fermement la corde et se laissa glisser sur quelques mètres en aplomb de la corniche.
À son grand soulagement, son compagnon, après une brève hésitation, descendit à son tour, le fixant d’un regard sans expression.
Hanoki saisit alors une des pointes dures qu’il avait dans son sac et il commença à entailler la roche.
Wapi, qui ne le quittait pas des yeux, saisit lui aussi une des pointes de son sac et imita son mentor, avec la joie et l’enthousiasme de l’enfant qui trace son premier dessin.
Au bout d’une heure de piquage intensif, la figure avait pris forme sur la roche ; on discernait distinctement la silhouette si caractéristique de Kokopelli, le dos courbé, la flûte en main, les plumes dressées vers le ciel.
Wapi se mit à rire comme un enfant à qui son père fait une grimace, il se reconnaissait à présent dans l’image à jamais figée dans la pierre. La bosse, la flûte, tout y était.
Le songe du chaman s’arrêtait là ; tous deux avaient réalisé une œuvre commune à la gloire, à l’image du dieu. Ils avaient scrupuleusement obéi à la vision. Mais quelle en serait la suite ?

Il n’eut guère le temps de s’interroger davantage. Il sentit la corde à laquelle il était suspendu glisser peu à peu. Il comprit aussitôt qu’il avait mal assuré le nœud de sa corde sur le rocher ; elle menaçait de se détacher à tout moment.
Le vide à flanc de muraille était à la fois effrayant et fascinant, toute chute serait mortelle.
Il se mit à penser aux siens et à douter pour la première fois. La folle expédition aurait-elle seulement un sens et un effet ?
Il vit alors Wapi imprimer à sa propre corde un mouvement de balancier, ce même mouvement qu’il appréciait tant pour son caractère hypnotique et sécurisant.
À un moment, il fut à la même hauteur que Hanoki ; ce dernier se saisit promptement du secours offert si bien que les deux hommes se retrouvèrent suspendus à la même corde.
Hanoki savait que la fibre tressée ne soutiendrait pas longtemps le poids des deux corps.
Il jeta un œil à son compagnon sous lui. Son regard débonnaire ne trahissait pas la moindre peur ni la moindre conscience du terrible danger qui se profilait.
Saurait-il retrouver seul, sans le soutien de son guide, le chemin du retour au village s’il parvenait en définitive à remonter ?
Hanoki voulait s’en convaincre. Combien de surprises avaient été les siennes depuis qu’ils avaient été associés ?
Wapi avait des ressources insoupçonnées, il savait qu’il ne regarderait plus son ami comme par le passé. Il prit sa décision, il allait se précipiter dans le vide en s’éloignant suffisamment de la corde afin de ne pas entraîner son compagnon dans sa chute.
Il fixa le ciel avec intensité, le soleil écrasait la terre de sa chaleur impitoyable. Par-delà les reliefs tourmentés, il ne discernait pas même un nuage à l’horizon, comme la paume d’une main qui aurait tant à offrir.

Ils avaient échoué, la vision avait menti, la sécheresse ne s’arrêterait pas, le peuple était définitivement perdu.
L’esprit brisé, il porta une nouvelle fois son regard vers le précipice.
Il était seul sur la corde, sans bruit et sans qu’il sente la moindre secousse, Wapi avait dû lâcher prise et disparaître à jamais, s’écrasant, sans mot ni cri en contrebas.
Hanoki, interloqué, entreprit néanmoins de remonter la corde et de retrouver le sol ferme.
Son regard portait loin vers le précipice escarpé, mais il ne vit aucune trace du corps probablement broyé et désarticulé de son ami.
Retrouver le cadavre de Wapi allait lui prendre des heures. Mais son infortuné compagnon avait le droit de recevoir une sépulture digne et de ne pas finir déchiré par les condors ou les autres charognards.
Il mit un temps qui lui parut interminable à faire le chemin inverse. Vues d’en bas, toutes les falaises abruptes se ressemblaient, ne formant qu’un seul défilé minéral s’imposant à l’œil.
Il scrutait vainement les hauteurs cherchant à repérer le pétroglyphe que les deux hommes avaient gravé. C’était à présent son meilleur repère dans les hauteurs.
Tout à coup, il l’aperçut. Il fut étonné de la qualité de leur travail, le tracé était correctement proportionné en dépit de la difficulté de la réalisation. La représentation stylisée de Kokopelli se détachait nettement de la roche ocre et paraissait avoir toujours fait partie du décor grandiose.
Juste en dessous, proche de l’aplomb, devait se trouver le corps mutilé de Wapi.
Il eut beau chercher derrière le moindre rocher, il ne retrouva ni le cadavre ni même un seul fragment de sa tunique, il ne trouva rien que la flûte du jeune homme qui était restée intacte malgré la violence du choc, comme si ce dernier témoignage avait à lui seul résumé sa vie et préparé le deuil du village.
Hanoki, la mort dans l’âme, prit le chemin du retour vers le clan. Il lui faudrait deux jours de chemin harassant pour retrouver la tribu. Il était abattu et désespéré, il sentait la faim, il sentait le soleil brûlant.
Il avait échoué et n’avait réussi qu’à mener un jeune homme à la perdition.
Progressivement sous l’effet conjugué du chagrin et de la douleur contenue, son corps perdait de sa vaillance, de sa force et de sa tenue, il se surprit à marcher courbé à la manière d’un vieillard.
Lui aussi prenait, la fatigue aidant, l’apparence d’un bossu accablé des maux de la terre.
Il se reposa sur un rocher en forme de table et prit une gorgée d’eau. Dans son sac ouvert, il mit inconsciemment la main sur la flûte de Wapi.
L’instrument lui rappelait son enfance et les jours heureux, il était finement travaillé et décoré de plumes de geai bleues et vertes. Il mit ses doigts dans les trous de la flûte et la porta machinalement à ses lèvres.
Il ne put empêcher de chaudes larmes de couler sur ses joues. Avide de douceur, il souffla dans le bois et laissa monter le son de son désespoir.
La plainte se dispersait sur les rives du fleuve, elle s’élevait jusqu’aux cieux, elle convoqua les nuages.
Et il se mit pleuvoir. D’abord quelques gouttes hésitantes, puis à torrents que rien ni personne ne pouvait plus empêcher.
Alors Hanoki se mit à rire, du même rire que Wapi, quand il avait vu son image sur la roche.
Il en était certain à présent, il avait pris l’apparence de Kokopelli, sa manière de se mouvoir, sa manière d’être, son idiosyncrasie, son comportement léger, à la fois joyeux et généreux.
L’image du dieu heureux avait toujours été celle de Wapi, elle était gravée pour toujours sur les flancs du Grand Canyon, elle était devenue sienne le temps que s’accomplisse un miracle inespéré.
On racontait chez les Anasazis que Kokopelli apportait malicieusement et sans faire grand bruit, caché dans sa bosse, en Santa Claus amérindien d’un temps reculé, des semences précieuses, des plantes et des fleurs de toutes sortes, des nouveau-nés gracieux, des mocassins confortables et des couvertures colorées, des sacs de chansons pour toutes les émotions, des objets sacrés ou médicinaux pour le salut des hommes.
Lui aussi allait apporter à son peuple l’espoir d’une terre féconde, l’espoir des jours de pluie, l’espoir des nouveaux rires.
Il avait enfin trouvé, par-delà le Grand Canyon sacré de ses ancêtres, la faveur du dieu dispensateur des belles moissons de maïs.
De la flûte de Wapi s’élevait un son mélodieux, celui de la belle amitié, celui du souffle de vie.
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Aurélien Azam · il y a
Un récit d'aventure original, dépaysant, porté par des personnages attachants. Tout particulièrement, c'est la progression de Hanoki qui m'a plu, et m'a ému. Il y a à la fois un fond renseigné et de la poésie dans cette quête initiatique : c'est un sacré tour de force.
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Paul Jomon · il y a
Merci Aurélien. Je viens de la poésie métrique et l'écriture de nouvelles est pour moi un réel défi. Merci d'avoir fait si bon accueil à ce texte.
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Doria Lescure · il y a
Récit bien écrit et fluide, sur un fond original et bien porté par ses personnages. Le décor grandiose du Colorado apporte beaucoup de relief à cette histoire bien construite de légendes amérindiennes.
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Paul Jomon · il y a
Merci Doria pour ce commentaire encourageant.
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Jo Kummer · il y a
J'aime que la pluie soit arrivée!
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Paul Jomon · il y a
Merci Jo. Une histoire comme celle-ci devait avoir une Wapi-end.
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Nelson Monge · il y a
Une épopée qui plonge le lecteur dans une culture, des lieux et une histoire exceptionnels. Bravo !
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Paul Jomon · il y a
Merci Nelson.
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Safia Salam · il y a
Une expédition de quelques jours reflète l'épopée d'un peuple. Très différents des ttc de vous que j'ai lus jusque là. J'aime beaucoup les évocations des différentes plantes, les descriptions de paysages, et surtout le mystérieux Wapi.
Une remarque : Le Grand Canyon était un milieu, un univers qui se métamorphosaient au gré du rythme imposé par le fleuve. Métamorphosait ?

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Paul Jomon · il y a
Merci Safia pour le retour. Une différence de style ? Et pour cause, cette nouvelle avait été écrite dans le cadre d'un concours à contraintes il y a une dizaine d'années. Mes TTC sont des productions originales plus récentes pour les thèmes de SE.
J'ai interrogé mon correcteur grammatical Antidote, il ne relève aucune erreur concernant la phrase mentionnée. Mais je comprends que la question puisse se poser.

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Vrac · il y a
Dans ces paysages grandioses, l'humilité des demi-dieux, à moins qu'ils ne fussent les dieux eux-mêmes
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Paul Jomon · il y a
Merci Vrac. C'est une époque où les dieux étaient plus présents, à moins que ce ne soient les imaginations qui étaient plus fertiles.
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Chan Jau · il y a
Paul est en route pour le grand prix, mon soutien, Chan Jou.
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Paul Jomon · il y a
Merci pour cet encouragement. Mais j'ai lu beaucoup de belles choses ici. Donc je n'espère rien.
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Tnomreg Germont · il y a
Magnifique plongeon dans cette culture si riche, à la fois spirituel et "écologique"👍
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Paul Jomon · il y a
Merci Tnomreg pour la lecture et le retour.
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Tnomreg Germont · il y a
merci à vous
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Aubry Françon · il y a
Un récit particulièrement dépaysant et nourri de cette mythologie amérindienne qui nous est plutôt inconnue mais qui mérite un profond respect tant la vie de ces hommes était en symbiose avec la nature. Un bien beau voyage à la fois spirituel et contemplatif. Bravo.
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Paul Jomon · il y a
Merci Aubry pour cette lecture et le retour.

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