A mes dames (la suite)

il y a
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Peintre du dimanche, scribouillard de petits textes 1,2 maxi 4 pages, drôle en société, ai beaucoup aimé R.Lamoureux puis le grand Coluche, aime la lecture SF, Thriller ainsi que des plus anciens  [+]

Je ne pus résister des jours à l'irrésistible envie de comprendre, de savoir le pourquoi du « A mes dames » sur le fronton de la grille, alors avec ma petite amie nous sommes retourné, ainsi après notre visite du jardin extraordinaire de fouillis, nous allons essayer de visiter l'intérieur de la demeure si cela nous était possible bien sur...
Nous avancions au travers d'allées lorsqu'il y eut comme un rayon de soleil au fond d'une de celles-ci, et la maîtresse du lieu ou la personne que nous pensions l'être vint vers nous.
_ Qu'elle est belle !
Ma petite amie me toucha le bras, j'avais parlé un peu haut, d'ailleurs bien plus tard, j'appris que toutes personnes apercevant pour la première fois la maîtresse des lieux ne parvenaient jamais à retenir cette exclamation admirative.
Sarah de Moulinsart avait vu le jour en Amérique, à New-York, d'un père ambassadeur de France et d'une mère Espagnole de haute noblesse, disparu depuis bien des années, la personne qui venait à nous n'appartenait à aucun type spécial, elle était tout simplement la beauté incarnée....
Grande et belle femme, un visage mat sous une lourde chevelure auburn, un visage de marbre vivant, sans une ride, sans un pli, un visage au grain invisible, un regard d'un bleu lagon avec des cils bruns et longs, et si vous fixiez ce regard trop longtemps vous pouviez vous y noyer, sa bouche, un fruit, et de son sourire pour nous, nous fit entrevoir des dents luisantes et mouillées, d'un blanc de nacre.
Elle portait sur elle une capeline du même bleu que ses yeux avec de la dentelle écrue qui nouait celle-ci, en dessous, elle portait une robe moulante couleur feuilles mortes d'où s'échappait des flots de broderies claires...
Elle glissa vers nous et son geste d'accueil cordial et aisé était aux antipodes de ce que l'on aurait pu attendre d'une personne en charge d'un domaine, même quelque peu à l'abandon, où, laissé exprès dans un gentil fouilli voulu et entretenu comme tel...
Nous nous sommes elle et moi revu plusieurs fois, elle me parla un peu, mais très peu de sa vie, elle était toujours très évasive et éludait les questions avec toujours une extrême gentillesse...
Je suis retourné à Paris ou mon métier d'écrivain avec juste un peu de talent m'attendait.
Un beau jour, bien des années s'étaient écoulées, comme la Seine sous le pont Mirabeau, je suis retourné voir mon petit château, et surtout sa belle châtelaine, mais là une surprise pleine d'étonnement, plus de châtelaine et le petit jardin était lui de plus en plus en friche, oui de véritables

friches, comme si jamais personne n'avait vécu là, le petit château autrefois si beau dans sa solitude avait lui aussi vieilli bien plus vite que
dans mon souvenir, on aurait dit qu'il n'avait jamais été habité...
Dans le village, personne ne se souvenait d'y avoir connu des habitants, pour eux, ce lieu était abandonné depuis très très longtemps, et à y bien réfléchir,depuis toujours...
Mais alors qui pouvait être la personne que nous y avions rencontrée quelques années aiparavant, oui, qui ?, une personne du village, une petite vieille me dit un jour après m'avoir vu attablé à la terrasse su café de la place, y avoir connu il y a des lustres deux sœurs jumelles et leur précepteur, le professeur Pierre Villey, un littéraire, un homme de lettre me dit-elle, selon ces souvenirs, mais il y a fort longtemps, elles sont mortes toutes deux ainsi que leur précepteur dans un accident de train, en octobre de l'année 1933, accident qui a eut lieu entre Conche-en-Ouche et la Brouville-sur-Iton, elle se rappela même de la date de cet accident, un 24 octobre, car cette date était celle de son anniversaire, il y avait eu 36 morts, dont les deux sœurs jumelles, deux très belles jeunes filles.
Mais alors qui était la jeune femme qui nous avait reçus bien des années plus tôt et que j'avais revu plusieurs fois ?
Était-ce l'une ou l'autre des sœurs jumelles ?
Un mystère qui sera à jamais résolu...
Je resterais avec en moi, l'image de la beauté et d'une rencontre des plus inouïes...
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Stéphane Sogsine · il y a
Cette suite qui installe dans le manoir une dame d'autrefois continue de me faire rêver. Seul le nom de Moulinsart m'a ennuyé. Il est si loin de celui d'Yvonne de Galais... ;-)
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Utilisateur désactivé · il y a
Hello Stéphane, je suis l'utilisateur désactivé...
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Utilisateur désactivé · il y a
Et voui, tu as raison, mais je voulais juste me faire un petit clin de zieux….mais tu as raison.

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