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Pourquoi on a aimé ?

Un homme fait face à une situation étrange – voire effrayante – avec un sang froid étonnant. Et cette histoire fantastique, qui happe

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Image de Automne 2018
C’est en ouvrant ce livre que tout commença, le héros dont il était question dans ce roman était moi, sa vie était ma vie, ses souvenirs étaient mes souvenirs, ses sentiments étaient ceux que j’avais éprouvés au cours de ces dernières années.
Fébrile, je parcourais des pages au hasard. Je constatais qu’il n’y avait rien à ajouter, rien à retrancher que ce fut au début, au milieu ou vers la fin du volume : tout était parfaitement consigné pour me décrire dans mon intégrité. Je lisais le contenu minutieux de mon existence. Il y avait bien sûr, tout ce que tout le monde savait, mais aussi des éléments que je n’avais confessés qu’à de rares proches ou dont ils se doutaient, et enfin mes secrets les plus profonds, les recoins cachés de mon âme. Tout était décrit dans ce texte pointilleux.
Je ne relevais aucune erreur ni aucun rajout, que ce soit les prénoms de mes parents, ceux de mes frères et sœurs, les noms de mes amis, de mes collègues, des gens que j’avais croisés, de mes anciens professeurs, de mes flirts, de mes petites amies. Les lieux où j’avais vécu, les écoles que j’avais fréquentées, les pays que j’avais visités étaient également mentionnés. Mes fiançailles avortées, mes nombreuses amourettes, ma sexualité parfois débridée, mon goût pour le célibat, étaient relatés sans complaisance et avec des détails plus ou moins scabreux comme si j’avais été filmé depuis mon pèse-bébé jusqu’à ces derniers jours par une caméra invisible. Mon histoire était couchée dans ce livre de la bibliothèque, elle suivait l’ordre chronologique avec la froideur implacable d’un rapport de gendarmerie.
Mille pensées me traversèrent l’esprit, je me mis à frissonner, en proie à un mélange d'épouvante et d'exaltation, les tripes nouées, le cœur battant et le cerveau empli de points d’interrogation. Je me levai avec l'effrayante impression que tout le monde me regardait et j’allai jusqu’aux toilettes. Je me passai longuement de l’eau sur le visage et en me regardant dans la glace, j’avais le teint blafard et l’air effaré. Je respirai un grand coup et je regagnai ma place.
Il fallait que je me calme, que je réfléchisse et que je cesse de trembler. Pourquoi étais-je entré dans cette bibliothèque ? Pourquoi tous les livres présentaient-ils le même aspect, une couverture en tissu rouge ? En déambulant dans les rayons, j’avais pu remarquer que seules leurs épaisseurs les différenciaient. Par quel sortilège celui que j’avais pris au hasard était ma biographie ? À d’autres tables de lecture, des personnes étaient là qui feuilletaient, ou plutôt qui étudiaient chacune un ouvrage. Des gens comme tous les autres gens, qui ne présentaient aucun caractère particulier.
Je repris ma lecture depuis le départ. Le récit ne s’attardait pas sur ma naissance, je n’appris rien que je ne susse déjà ; il n’y avait pas non plus de révélation sur ma petite enfance ni sur les années qui l’ont suivie. Quelques caprices, quelques colères de gosse, quelques joies aussi, des anniversaires, des convoitises de joujoux, de confiseries ou de gâteaux, des réprimandes et des câlins, des disputes et des complicités avec mes frères et sœurs comme avec mes camarades de classe, des carnets de notes, des devoirs à faire, des leçons à apprendre. Somme toute, la vie de tout écolier choyé.
Ce n’est qu’à partir du deuxième chapitre que les choses se gâtaient, dès le début de l’adolescence, au fur et à mesure que je devenais moins innocent, mais que j’avais plus de choix difficiles à faire. L’auteur signalait mes mensonges, mes lâchetés, mes traîtrises. Il n’y avait rien de bien grave, mais tout était consigné.
Est-ce que ce livre étrange pouvait me donner des indications sur le futur ? Est-ce que je pouvais connaître mon avenir ? C’est en frémissant que je sautai la partie du récit concernant ma vie d’adulte pour aller directement à la dernière page lorsque je fus interrompu :
— Pardonnez-moi, monsieur, nous fermons.
— Déjà, mais quelle heure est-il donc ?
— Il est dix-neuf heures, monsieur.
— Je n’ai pas vu le temps passer. Puis-je emprunter cet ouvrage ?
— Êtes-vous abonné à la bibliothèque ?
— Je crains bien que non.
— Dans ce cas je regrette, mais aucun prêt n’est autorisé.
— C’est fâcheux, mais je peux m’inscrire.
— Hélas, monsieur, nos bureaux sont actuellement fermés, mais revenez demain.
Le ton était courtois mais ferme, il me fallait rendre le livre et m’en aller. Je suis donc sorti et j’ai dirigé mes pas le long du fleuve, j’ai marché lentement en rêvassant, je cherchais à comprendre. La température était douce et le ciel était clair. Il y avait bien quelques nuages, mais ce n’étaient que de paisibles cumulus qui peinaient à se regrouper pour former un orage. Ils semblaient justifier leur présence pour mettre un peu de blanc dans l’azur, pour casser la monotonie du bleu.
Le long de la rive, quelques flâneurs traînaient comme moi, sans se presser, à une allure de sénateur. Il faisait bon de profiter des dernières lueurs du jour en attendant que le soleil mollasson daigne se coucher. Vautré sous un réverbère un mendiant obèse se soûlait consciencieusement avec un mauvais vin, un horrible picrate qui puait la vinasse de basse qualité.
— Et l’homme, donne-moi un billet.
— Un billet ? Pour quoi faire ?
— Pour acheter une autre bouteille, pardi. Celle-ci est presque vide.
— Est-il vraiment sain que je vous encourage à vous enivrer ?
Pourtant, malgré moi, je fouillai dans mes poches et je m’aperçus avec consternation que je n’avais pas un centime sur moi. J’avais oublié mon portefeuille quelque part. Ceux à qui cette mésaventure est déjà arrivée savent combien on se sent bête dans cette situation. L’ivrogne remarqua mon embarras et il partit d’un gigantesque éclat de rire dans lequel on devinait beaucoup de moquerie, mais aussi de la compassion. J’en étais gêné, car les passants se retournaient et ils me contemplaient d’un air réprobateur comme si j’étais le coupable de ce ramdam et non pas mon interlocuteur à la bouteille vide.
— Tu es encore plus fauché que moi, on dirait.
— J’en suis désolé, croyez-le bien.
— C’est pas grave, l’ami, c’est bien d’avoir essayé.
— Vous ne devriez peut-être pas tant boire.
— T’inquiète pas de ça. Tu as sans doute plus urgent à faire.
— Bonne soirée...
— Bonne soirée à toi aussi.
En auscultant une nouvelle fois ma poche, je trouvais enfin un peu de monnaie que j’avais conservée pour prendre du pain à la boulangerie. Je n’avais pas faim, je lui remis mes pièces. Il les accepta en reprenant son rire gras et je partis d’un pas pressé.
J’ai marché longuement le long du fleuve avant de rentrer chez moi. Je ne parvenais à comprendre les derniers événements. Que se passait-il ? Pourquoi, moi qui d’habitude ne donnais jamais un sou à un mendiant, avais-je accueilli favorablement la requête de ce tonitruant poivrot ? Pourquoi me fascinait-il ? Il n’avait pourtant rien de remarquable si ce n’est une trogne épouvantable, une saleté repoussante, un corps difforme ; le genre de personnage que l’on n’aime pas croiser et que l’on s’empresse d’éviter. Mon comportement, qui me ressemblait si peu, me laissait perplexe.
En me repassant le film des événements de ces dernières heures, j’avais l’impression que je n’avais aucune prise sur mes actes, comme si c’était un autre qui décidait à ma place et qui me faisait agir à sa guise. Cela me mettait mal à l’aise, parce que je savais que tout était bien réel, qu’il ne s’agissait pas d’un rêve, que je n’allais pas me réveiller en sursaut. Je voyais monter en moi une frayeur lancinante, et surtout une incompréhension totale. J’avais besoin de voir un ami ou un parent, quelqu’un qui eut pu m’expliquer ce qui se passait et me rassurer ; je décidais de rentrer chez moi.
J’étais fatigué en arrivant, j’avais marché trop longtemps le long du fleuve ; je voulais me doucher puis m’allonger. Il était tard, il ne pouvait être question d’appeler qui que ce soit. Je me servis un whisky bien tassé et je me mis à réfléchir. Comment avais-je pu avoir entre les mains un livre qui racontait ma vie entière ? Au fait, qui en était l’auteur ? Aussi surprenant que cela put paraître, je ne m’étais pas inquiété de son nom ni de celui de l’éditeur. Pourtant, il n’y avait à ma connaissance qu’une seule personne au monde qui fut capable d’écrire un tel texte avec tous ces les détails que j’y avais relevés : moi-même. Cette explication n’était pas satisfaisante, Il fallait en trouver d’autres. Je finis par en dégager quatre, mais aucune ne me convenait.
Première supposition, J’étais en train de rêver, je pensais que j’étais dans la réalité, mais ce n’était pas le cas. Tôt ou tard, j‘allais me réveiller. Il était vraisemblable que l’on m’eut drogué à mon insu ce qui aurait expliqué ce flottement bizarre que j’éprouvais. Qui m’avait drogué et comment s’y était-on pris ? C’était ce que j’avais à découvrir.
Deuxième supposition, j’étais devenu fou. J’étais cinglé, je voyais des choses qui n’existaient pas, j’avais des hallucinations. L’ouvrage que j’avais cru parcourir, était une de ces hallucinations. D’ailleurs, étais-je vraiment allé à la bibliothèque ? Avais-je retiré un livre de son rayon ? Si oui, j’y avais lu sans doute une toute autre histoire que celle de ma vie, et ce n’était qu’après que mon imagination m’ayant joué des tours, j’avais cru qu’il s’agissait de moi.
Troisième supposition, c’était moi qui avais écrit ce livre. J’en étais l’auteur et j’avais relaté l’histoire entière de ma vie. Une soudaine amnésie m’empêchait de me souvenir d’avoir tenu un journal ni d’avoir rédigé mes mémoires. Pourtant, ma destinée n’avait rien d’exceptionnel ; je ne voyais pas quel éditeur aurait voulu prendre le risque financier de la publier. En tout cas, je ne l’aurais jamais fait imprimer à mon compte, je n’y aurais vu aucun intérêt.
Quatrième supposition, je n’existais pas, j’étais un personnage fictif, un héros de roman. Il y avait donc un écrivain qui avait imaginé mon histoire. J’étais un être chimérique qui par décision de l’auteur, s’était rendu à la bibliothèque pour y lire ses propres aventures. Mais alors, tous les gens que j’avais croisés, le pochard sur la rive du Léthé et tous ceux que je connaissais, ma famille, mes amis, tous ne seraient que des personnages illusoires d’une œuvre littéraire ? C’était fantastique, c’était même carrément invraisemblable.
Je cherchai vainement d’autres hypothèses, et je finis par m’endormir. La nuit fut agitée, peuplée de cauchemars, de fantômes et de monstres inquiétants. Je transpirais abondamment comme si j’avais de la température, pourtant je ne me sentais pas fiévreux ni malade, simplement angoissé. Réveillé en sursaut, j’allai boire un verre d’eau à la cuisine puis je me recouchai en espérant me rendormir ce que je parvins à faire au petit matin.
C’est vers midi que je me levai, et après une brève toilette, je m’habillai, mais je renonçai à avaler quoi que ce soit, je n’avais toujours pas faim. Il me fallait retourner à la bibliothèque, reprendre le livre, savoir qui en était l’auteur, relire le texte et surtout les dernières pages afin de connaître l’avenir après avoir vérifié une dernière fois que c’était bien mon histoire qui y était relatée.
J’étais tout excité par la perspective d’apprendre mon futur dans un livre, même si cela signifiait que la quatrième explication fût la plus vraisemblable : si quelqu’un avait déjà décidé de mon destin et l’avait transcrit, c’était parce que je n’existais pas vraiment, je n’étais que le bouffon gesticulant d’un mauvais roman. Je me souvins de la question que s’était posée Hamlet : « To be or not to be ? » Étais-je ou n’étais-je pas ? Telle était l’énigme... Cela me fit sourire, car même dans mes rêves les plus fous, je ne m’étais jamais pris pour un héros shakespearien.
Une fois dehors, je ne me pressai pas comme si je redoutais d’apprendre trop vite quelque chose de bouleversant. Je profitai du temps printanier qui donnait envie de musarder. Moi qui croyais parfaitement connaître la ville, je m’égarai dans le dédale des rues. Je m’aperçus que certains quartiers m’étaient étrangers au point que je dus me résoudre à demander mon chemin à plusieurs reprises. La plupart des passants étaient aussi perdus que moi et peu savaient me répondre avec précision. J’atteignis enfin le fleuve dont l’eau paresseuse était si claire que j’eus envie d’y plonger. Je m’accroupis et je constatai qu’elle était trop froide pour qu’un bain puisse me procurer le moindre plaisir et je me contentai de boire une gorgée dans le creux de ma main. C’est en empruntant un pont que je franchis le Léthé mais je ne me rappelais plus du chemin qui menait à la bibliothèque. Ma mémoire me faisait défaut. Étais-je amnésique ? La troisième supposition était-elle la bonne ?
C’est par un coup de chance, au tournant d’une rue, que j’atteignis enfin mon but. Heureusement, ce n’était pas encore l’heure de la fermeture, j’abordai la préposée sans trop savoir comment j’allais lui exposer ma demande, mais contrairement à mes craintes, elle ne me prit pas pour un fou quand j’engageai le dialogue :
— Bonsoir mademoiselle.
— Bonsoir monsieur.
— Je voudrai consulter un ouvrage, mais je n’en sais pas l’auteur.
— Bien monsieur.
— C’est que je ne connais pas le titre non plus.
— Oui monsieur.
— La seule chose que je puisse vous dire, c’est que je l’ai lu ici hier.
— Je vois monsieur.
— Pouvez-vous faire quelque chose pour moi ?
— Certainement monsieur.
Elle se leva, elle glissa entre les rayons et elle disparut quelques minutes. Elle revint avec un livre à la main et elle me le tendit. « Le voici, monsieur », dit-elle simplement, et elle retourna s’asseoir derrière son bureau pour trier des fiches cartonnées. J’étais abasourdi et je m’imaginais que tout le monde me dévisageait, mais personne ne faisait cas de mon ahurissement.
Sonné, j’allai m’asseoir à une table de travail et je regardai la couverture. Le nom de l’auteur tout d’abord, « Hermès », le titre, « Histoire d’une vie », éditions de l’Érèbe, une entreprise locale qui portait le même nom que la bibliothèque. Je restai d’interminables minutes à contempler ce satané bouquin sans oser l’ouvrir comme si je craignais d’y découvrir de redoutables révélations me concernant. Après tout, Hermès était le dieu des secrets, peut-être avait il écrit des choses que j’ignorais et qu’il valait mieux ne pas connaître. Ne dit-on pas que l’ignorance est bénie ? En tout cas, une chose me surprenait, il semblait moins épais que la veille, comme s’il contenait moins de pages.
Je me décidai enfin, et je l’ouvris au hasard. Je tombai sur un épisode de ma vie dont je n’étais pas fier, une trahison, une tâche noire que j’avais essayé de gommer de mes souvenirs. Il y a des erreurs que l’on peut commettre, des mauvais choix ; mais la déloyauté n’est pas une erreur, elle n’est pas pardonnable. Tromper les gens, ce n’est pas bien, dénoncer son meilleur ami par lâcheté ou par faiblesse constituait une faute dont on ne pouvait pas se remettre. Un tsunami d’angoisses m’inonda : ce chapitre détaillait sèchement cet épisode honteux. Le texte rigoureux et précis, exposait comment j’avais utilisé la calomnie la plus vile contre quelqu’un qui m’aimait de manière désintéressée pour l'accuser d'actes dont il était innocent.
Malgré moi, je revécus cette triste affaire et je mis à pleurer. Plus qu’un regret, je fus assailli de remords ravageurs, car je savais que le mal fait était irréparable. J’avais enfin les yeux ouverts sur ce que je n’avais jamais voulu voir. Je respirai un grand coup et je voulus reprendre ma lecture malgré tout, en espérant trouver des faits plus favorables, mais comme par miracle, le livre avait encore maigri. Ce qui était quelques instants auparavant, un épais ouvrage s’était réduit en un opuscule qui ne racontait qu’une seule chose, cette trahison.
Il fallait que je m’en aille, il fallait que je prenne l’air. J’avais besoin de recouvrer mes esprits, de mettre de l’ordre dans mes pensées, et surtout de me calmer. Je regardai tout autour de moi, mais les autres lecteurs étaient partis, j’étais le dernier dans la salle et dehors la nuit tombait. L’atmosphère était étouffante et la pénombre donnait un aspect inquiétant à tout ce qui m’entourait. J’aurais tant voulu à cet instant apercevoir un visage ami, j’avais besoin d’être rassuré, mais il ne restait plus que l’employée qui s’approchait. « Elle va me dire qu’il est l’heure de partir », pensai-je.
— Monsieur votre avocat est là.
— Mon avocat ?
En zigzagant, l’ignoble ivrogne du fleuve se planta devant moi.
— Et oui, petit, c’est moi ton avocat, j’ai été commis d’office. Je m’appelle Silène.
— Pourquoi un avocat ?
— Comment ça ? Mais parce que tu es mort et qu’on va te juger. Tu as eu deux jours pour étudier ton dossier.
— Mort ? Je me demandais si j’étais dans un rêve, ou bien fou, amnésique, ou encore un personnage de roman ?
Il éclata d’un énorme rire et il s’adressa à l’hôtesse.
— Mais enfin, qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? Qu’est-ce qu’ils fichent au secrétariat ? On ne lui a donc pas dit qu’il était mort, à ce garçon ?
— Je crains que non, maître.
— Ce n’est pas grave après tout. Maintenant il le sait. Viens petit, il est temps de nous rendre à l’audience. Ne faisons pas attendre messieurs Minos, Éaque et Rhadamanthe, tout retard indisposerait le tribunal.

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Un petit mot pour l'auteur ? 62 commentaires

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Jean Figerou · il y a
Jean F tu as fait le plein il n'e manque que Lucifer est ses acolytes.
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Trez · il y a
Merci Jean, il faut que je pense à ce cher Lucifer pour une autre histoire :-)
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Angie Angie · il y a
Très bien écrit.
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Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Oh j'aime non pardon j'adore le texte ke vous félicite. Je m'abonne avec joie !
Puis-je vous inviter à me lire dans la catégorie des nouvelles, "jeunes écritures" (Ma petite histoire écrite en vers rimés et si cela vous plait, de voter) ?
https://short-edition.com/fr/auteur/assmoussa

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Sylvie Talant · il y a
Il n'est pas évident de soutenir l'attention des lecteurs sur internet, dans une nouvelle dont le temps de lecture dépasse les 6 minutes et pourtant, ici, j'ai été conquise par ce page turner qui a tout d'un grand. + 5
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Trez · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire
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Line Chatau · il y a
UN bon suspens qui m'a permis de passer un bon moment! Mes voix +5
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Jenny Guillaume · il y a
Histoire prenante et bien construite, réfléchie, j'ai beaucoup aimé, bravo !
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Christian Pluche · il y a
Cet incipit me rappelle quelque chose... à voté!
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Ginette Flora Amouma · il y a
C'est un suspense à ne pas rater . Le procès promet d’être mouvementé .
Je renouvelle mes voix .

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Marie Dauvers · il y a
Original, intéressant, cultivé, bien écrit....Un grand plaisir de lecture et toutes mes voix !
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Trez · il y a
Merci Marie

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