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Oui, je me souviens de ce jour. Ce jour qui restera gravé dans ma mémoire. À jamais.



— Ce ne sera pas moi, Lydia. Je n’ai rien de particulier alors pourquoi est-ce que l’Echo me choisirait, moi ?
— Ne dis pas de sottises, voyons ! répliqua ma servante de son habituelle voix bourrue.

Elle accompagna ses dires en tirant d’un coup sec sur les lacets de mon corset. Je grognai de mécontentement. Je n’étais pas faite pour porter de telles robes, aussi belles soient-elles !
Je venais à peine de m’en défaire, mais ma tenue d’équitation me manquait déjà. Moi, ce que je voulais c’était monter Lyspéria, ma jument, et galoper aussi libre que l’air. Je voulais fermer les yeux et laisser le vent jouer dans ma chevelure de jais. Je voulais oublier à quel point j’étais banale, à quel point père me dédaignait. Je voulais oublier à quel point mes quatre frères et sœurs étaient parfaits. Je voulais oublier Katarina et sa capacité à être une parfaite Lady qui avait le don d’attirer tout le monde vers elle. Je voulais oublier Maryika et son intelligence hors du commun, qui avait réussi à décrocher des fiançailles avec le prince de notre royaume, le Rubyfer. Je voulais oublier Ray et sa force incroyable au combat. Je voulais oublier mon frère jumeau Sea, qui était le plus beau parti du Rubyfer et qui avait un don pour la stratégie, comme notre père.

Je voulais m’oublier, moi.

Père avait honte de moi. Il n’aimait pas la manière dont je m’habillais, tel un homme, avec un pantalon qui moulait mes jambes et un haut simple. Il n’aimait pas quand je disais le fond de ma pensée à mes prétendants trop collants. Il n’aimait pas que je sache me battre, tirer à l’arc et vaincre un homme à l’épée. Il n’aimait pas quand je n’assistais pas aux cours que suivaient Katarina et Maryika. Il n’aimait pas que je lui tienne tête. Il n’aimait tout simplement pas que je sorte des cases. Personne n’apprécie ce dont il n’a pas l’habitude. Personne ne m’appréciait, moi, Nocyka de Rynn… sauf peut être la vieille Lydia.

Katarina, Maryika, Ray, Sea et moi étions les fils et les filles de Scorpio de Rynn. Père était le premier conseiller du roi et le chef de la garde royale. Il s’occupait essentiellement d’imaginer des stratégies afin de déposséder d’autres pauvres royaumes de leurs territoires, sans se soucier des potentielles victimes innocentes. Comme si le roi n’avait pas assez de terres comme ça.

Hier, l’arrière-grand-père de Scorpio de Rynn, Emerald de Rynn, avait rendu l’âme. C’était un homme que j’admirais beaucoup. Il possédait de grands pouvoirs ancestraux, c’était un peu le sorcier du royaume. Il était sage et savait quand dire « non » au roi. D’ailleurs, le roi lui-même lui vouait un respect admiratif. Les pouvoirs qu’il possédait, il les méritait. Ce qui était logique, l’Echo ne choisirait pas une personne de la lignée des Rynn qui ne méritait pas ce pouvoir. L’arrière-arrière-grand-père Rynn n’avait jamais abusé de ces pouvoirs. S’il s’en était servi, c’était uniquement pour défendre le Royaume, pour guérir les malades et pour fertiliser nos terres. Ce pouvoir était plus connu sous le nom « d’Echo » et pouvait être plus ou moins fort, selon la personne qui le portait en elle. L’Echo d’Emerald de Rynn était assez faible, mais ça ne l’empêchait pas d’accomplir des miracles. Depuis des générations et de génération, cette magie se transmettait chez les Rynn. Chaque fois que le Rynn porteur d’Echo mourrait, cet Echo était transmis à l’un des Rynn de la dernière génération lors d’une cérémonie. Aujourd’hui, cette fameuse cérémonie allait avoir lieu et l’Echo choisirait l’un des enfants de Scorpio de Rynn.

Lydia m’aidait à enfiler ma robe rouge carmin et on peut dire qu’elle n’hésitait pas à compresser mon torse dans le corset étouffant ! La robe possédait une fente sur le côté qui facilitait plus ou moins mes mouvements de jambes, raison pour laquelle j’avais insisté pour la choisir. Sincèrement, je ne savais pas pourquoi je devais me rendre à cette cérémonie. Il était évident que je ne serais jamais la porteuse d’Echo. Je n’avais rien de spécial, rien de parfait. Rien qui entrait dans les codes.

— Ce ne sont pas des sottises ! marmonnai-je. Je suis certaine que l’Echo choisira Sea.
— Pourquoi pensez-vous que votre frère jumeau aurait plus de chance que vous ?
— Il en a rêvé toute sa vie, répondis-je. Il est fait pour être le nouveau porteur d’Echo. Moi, je n’ai rien demandé.
— On ne choisit pas sa destinée, Lady Nocyka.

Lydia décida de laisser mes cheveux libres, puis me passa quelques bijoux. Pour finir, elle me fit enfiler d’inconfortables escarpins noirs à talon haut. J’étais fin prête et en avance.

— Lady Nocyka, commença ma vieille servante. Votre père m’a chargée de vous informer que le roi avait quelque chose d’important à vous dire avant la cérémonie. Tâchez de ne pas faire de vague, mademoiselle.
— Ah bon ? De quoi s’agit-il ? interrogeai-je, méfiante.
— Je ne sais rien de plus, ma petite. Mais c’est le roi : soyez sage, ne jouez pas de jeux dangereux.
— Comme toujours, Lydia, rétorquais-je.

Elle m’ouvrit la porte de la chambre et je me dirigeai vers la sortie du manoir, où attendaient déjà Sea et Ray. Après quelques minutes, toute cette parfaite famille montait dans la voiture tirée par quatre chevaux. Durant le trajet jusqu’à la chapelle qui jouxtait le palais royal, personne n’ouvrit la bouche. Je savais à quoi chacun d’entre eux pensait. Ils devaient prier de toute leur âme pour avoir la chance d’être choisis. La mâchoire de Sea, près de moi, était si crispée que je craignais pour ses dents. Je posai une main sur son avant-bras en signe de soutien. Il me servit un sourire forcé et posa sa main sur la mienne. Parmi tous mes frères et sœurs, je me sentais plus proche de Sea que des autres. Peut-être que cela avait un lien avec notre gémellité ? En tout cas, j’avais une certaine tendresse pour Sea, même si ce n’était pas forcément réciproque.

Parfois, je surprenais les uns lançant un regard de défi vers les autres. Aucun de ces regards ne m’était destiné. Il faut croire que je n’étais pas la seule à douter de mes chances. J’espérais juste que celui ou celle d’entre eux qui portera l’Echo saurait s’en servir avec sagesse, et non avec avidité.
Je ne sais pas pourquoi, mais au moment où le cocher arrêta les chevaux, je me rappelai avoir lu, dans le journal d’un Rynn qui avait eu la chance de porter l’Echo, qu’il existait un moyen de s’emparer de l’Echo d’une personne par la force. Je frissonnai. Pourquoi de telles idées me passaient-elles par la tête ? C’était considéré comme sacrilège de commettre un tel crime.

Le journal disait qu’il suffisait d’enfoncer le poignard de Damoclès dans le cœur du porteur en invoquant l’Echo et en serrant le manche de l’arme avec force et foi. Évidemment, il fallait également être un Rynn. Ainsi le poignard jouait le rôle d’une passerelle, du cœur du porteur à celui du meurtrier. Et ça ne s’arrêtait pas là. Non, loin de là. Le poignardé ne mourrait pas, il tombait dans un profond et horrible coma rempli d’affreuses tortures, d’affreux cauchemars pour l’éternité. C’était un genre d’immortalité cauchemardesque. Je n’imaginais pas qu’un Rynn puisse infliger cela à un membre de sa propre famille.

Je descendis de la voiture juste derrière Katarina. Après les politesses de rigueur, tout le monde était enfin dans la chapelle. Le sage Venus qui présidait la cérémonie, le roi, le prince, ainsi que toutes les personnes de haut rang du Rubyfer étaient présents. Ma fratrie et moi nous agenouillâmes devant le corps pâle d’Emerald de Rynn. Il reposait dans un cercueil de verre ouvert pour que la cérémonie puisse avoir lieu. À droite, le roi était assis sur le petit trône de la chapelle, aux côtés de son fils. Je grimaçai lorsque ce dernier posa un regard lourd de sens sur Maryika. Elle lui répondit par un discret geste de la main. Derrière nous, et jusqu’au fond de la salle, une cinquantaine de chaises s’étalaient sur deux rangées, où tout le reste des invités s’asseyait. Cela me fit un peu penser à un mariage macabre.

Après une minute de silence, le roi se leva. Il s’avança vers moi. Lydia m’avait bien dit qu’il avait une annonce à me faire, mais je sentis une boule d’angoisse grandir au fond de ma gorge. Je vis père se lever et s’approcher à son tour. Mais que se passait-il donc ?

— Ma chère Lady Nocyka de Rynn, commença le roi. Levez-vous, je vous prie.
— Majesté, fis-je en obtempérant.
— En ce grand jour béni, j’ai une faveur à vous demander, ma chère.
— Une faveur ? À moi ? lâchai-je, surprise, sous le regard menaçant de mon père.

Perdue, je regardai le roi prendre ma main et y déposer un délicat baiser. Il mit un genou à terre et ce fut comme si la foudre me tombait dessus. Oh non, pitié…

— Lady Nocyka de Rynn, j’aimerais faire de vous mon épouse. Acceptez-vous de répondre à la demande de votre roi ?

Le silence s’abattit dans la chapelle après ces mots. Le roi se releva, tenant toujours ma main dans la sienne. Sous le choc, j’attendis que mon esprit revienne de l’au-delà. J’avais l’impression de me prendre une claque et le regard impérieux de Scorpio de Rynn n’arrangeait pas les choses. Le silence devenant assourdissant, père prit la parole.

— Majesté, fit-il en s’agenouillant. C’est un honneur que vous accordez-là à ma famille, vous avez évidemment toute ma bénédiction pour cette union à venir.

Le… le roi avait trois fois mon âge ! Comment pouvaient-ils tous me faire ça ? Était-ce un genre de punition ?

— Non ! m’entendis-je marteler, la colère me montant à la tête.
— Tu n’as pas le choix Nocyka ! s’écria mon père, furieux. Excusez-nous, Majesté, il s’agit fort probablement de la surprise de cette annonce soudaine. Permettez-nous d’en reparler à la fin de la cérémonie, je vous en supplie…
— Bien, lâcha le roi, bien que sa rage se fit sentir dans cette réponse.

C’est ainsi que débuta la fameuse cérémonie. Tout se passa très vite, en fait.
Anéantie, j’accompagnais mes frères et sœurs devant le cadavre d’Emerald et nous posâmes nos mains sur sa poitrine. Le Sage Venus dit la prière, nous ordonna de fermer les yeux. Lorsque j’obéis, je sentis une larme rouler sur ma joue. Je ne bougeai pas. Le silence se fit.

C’était l’attente. Qui allait avoir la chance d’attirer l’Echo à lui ?

Soudain, je sentis une violente chaleur s’insinuer en moi. Une impressionnante vague invisible m’enveloppa et traversa chaque parcelle de mon corps. Mes yeux s’ouvrirent de surprise et je retirai ma main du corps de mon ancêtre. Un bien-être incroyable me saisit. Je me sentais… libre, invincible.

Le premier regard que je croisai fut le mien, dans le grand miroir qui trônait derrière le cercueil. Mes yeux luisaient d’une vive lumière rouge. Je les vis revenir à leur couleur naturelle, gris, et c’est là que je surpris tous les regards choqués, abasourdis, en colère, perdus, interloqués, impressionnés de ma famille, de mes frères, de mes sœurs, de mon père, du roi, du prince, de tout le monde.

Guidée par une étrange pulsion, je me levai pour faire face à tous, la tête haute. La coutume voulait que la porteur d’Echo choisi proclame ces six vers :

Majesté, l’honneur est aujourd’hui mien
De recevoir la bénédiction des miens
Je jure de vous suivre,
De vous obéir, de vous servir
Je serais votre arme
À jamais

Pourtant, ce ne furent pas ces mots qui sortirent de ma bouche. Enivrée de pouvoir, je m’entendis proclamer :
— Majesté, l’honneur est aujourd’hui mien de recevoir la bénédiction des miens. Je jure de vous suivre, de vous traquer, de vous anéantir, si vous continuez de faire du mal et de manipuler votre peuple. Si vous tuez pour tuer, si vous continuez à régner avec injustice en laissant vos gens mourir de faim tandis que vous vous prélassez dans la luxure et l’abondance de nourriture. Je ne deviendrai pas votre épouse. Je serai votre ennemie. À jamais.

Le roi, ainsi que tous les présents d’ailleurs restèrent figés d’horreur. Mais qui était cette petite insurgée qui osait défier la royauté ? disaient leurs regards. Je perçus le discret geste que fit la main du roi en se dirigeant vers son épée, à sa ceinture. Je ne sais pas vraiment ce qui m’avait prise de faire une telle scène sans penser aux conséquences. Peut-être était-ce dû à la surprise d’avoir été choisie. Dans tous les cas, ma langue s’était déliée et j’avais dit ce que tout au fond de moi j’avais envie de dire. Ce roi était mauvais, égoïste et insensible. Maintenant que j’avais ces pouvoirs, que je sentais si puissants, qui coulaient dans mes veines, je me sentais de taille à confronter cet homme de pouvoir.
Alors que mes yeux plongeaient dans ceux du roi, je sentis soudain une poigne féroce, autoritaire que je ne connaissais que trop bien me saisir les bras et les maintenir fermement derrière mon dos. Père.

— Nocyka ! Je t’ordonne de retenir ta langue de vipère et d’implorer le pardon de ton roi. Immédiatement !
— C’est hors de question ! m’écriai-je en me débattant. Lâchez-moi, père ! Cela fait bien trop longtemps que la population du Rubyfer souffre sous le règne de ce maudit roi ! Il est temps que quelqu’un arrange les choses !

Bravo, Nocyka ! Tu ne sais même pas te servir de tes pouvoirs et tu as la prétention de défier ces hommes seule, pensai-je.

Père me lâcha et alors que je m’apprêtais à me retourner pour lui témoigner ma reconnaissance, ce furent deux hommes du roi qui prirent le relais en me tenant fermement. Comme les nombreuses fois où je les avais vus retenir des prisonniers et les exécuter ensuite publiquement. Qu’allaient-ils faire de moi ? Dans ma tête, je suppliais l’Echo de faire quelque chose pour m’aider à me défendre, mais rien ne se passa et je commençais à regretter de m’être précipitée dans la gueule du loup sans réfléchir. Je croisai le regard de père et la déception que j’y vis me heurta profondément. Il ne fit rien pour me venir en aide, ne dit rien. Mes sœurs fuyaient mon regard et Ray se détourna de moi. Je cherchais mon jumeau, Sea, des yeux quand ce dernier apparut brusquement dans mon champ de vision. Il se tint devant moi, une rage maladive crispant ses traits. Ou peut-être était-ce de la jalousie ?

— Nocyka ne mérite pas les pouvoirs qui lui ont été conférés ! hurla-t-il. Elle n’a pas la maturité d’esprit nécessaire pour avoir une telle responsabilité. Et maintenant elle se conduit devant vous, Majesté, telle une rebelle !

Il me tourna le dos et fit face au roi :
— Votre Majesté ! J’ai la solution à ce problème.
— Parlez donc, jeune Lord ! approuva l’interpelé.

Je le vis porter la main à son petit fourreau et en sortir une belle dague incrustée de pierres étranges. Il la brandit bien haut. Lorsque la compréhension s’insinua dans mon esprit, des sueurs froides me glacèrent le dos. Non…

— Voici le poignard de Damoclès, lança Sea. Il s’agit de…
— Je sais de quoi il s’agit ! Le coupa le roi, les yeux brillant à nouveau d’une lueur mauvaise. Pour le bien de ce royaume, je déclare la jeune Nocyka de Rynn condamnée à la souffrance éternelle pour avoir tenté de se servir de l’Echo de manière perverse et rebelle. Sea de Rynn reprendra l’Echo. Lord Scorpio de Rynn, j’ose espérer que vous approuvez cette décision. Il en va de votre vie.
— Jamais je ne me mettrais en travers de vos ordres, Majesté, souffla mon père.

Dans un brouillard de terreur, je vis Sea approcher de moi, la dague à la main, les yeux éteints.
Pourquoi ? imploraient mes prunelles. Je me débattis de plus belle, mais j’étais coincée, bloquée, incapable de fuir. Aucun membre de ma famille n’osa me regarder droit dans les yeux. Sea posa doucement la pointe du poignard sur ma poitrine, m’embrassa sur le front avec douceur, prit une grande inspiration et se mit à enfoncer la lame dans ma chair. La douleur me coupa le souffle et la voix. Et puis soudain, alors que ma vue se brouillait et que la moitié de cette lame avait traversé ma peau, une boule d’une force incroyable jaillit de mon être sous la forme d’un hurlement déchirant qui sortit de mes entrailles. Je ne voyais plus rien. Je ne voyais rien du tout. Tout était rouge sang devant mes yeux aveugles. J’eus l’impression d’avoir expulsé mon âme. Une onde violente, dont j’étais le centre se propagea autour de moi lorsque je sentis mes mains retirer le poignard de Damoclès de ma poitrine. Puis, je perdis connaissance.

Lorsque je me réveillai, une douleur lancinante me saisit dans tout le corps. J’ouvris les yeux avec difficulté. Ensuite, je me souviens de tous ces corps morts qui gisaient dans une marre de sang. Je me souviens de ma famille, les yeux ouverts dans le vide, écrasés par les décombres de la chapelle en ruine. Il ne restait plus un survivant. Ils étaient tous… morts. Je me souviens d’avoir crié hystérique, secoué les corps en les suppliant de revenir et en leur demandant pardon. Je me souviens d’avoir vu le Sage Venus se relever, intact, sans la moindre égratignure et me regarder avec douceur. Je me souviens de lui s’approchant de moi et me soufflant quelque chose à l’oreille. Je me souviens de m’être échappée de cette chapelle en titubant, les vêtements déchirés, le visage couvert de poussière. Je me souviens du spectacle qui s’était offert à moi lorsque je marchais en trébuchant dans le village. Tout avait été dévasté. Aucune habitation n’était restée intacte. Des corps d’hommes de la garde royale gisaient çà et là dans les rues. Il n’y en avait pas beaucoup. Je me souviens aussi de tous ces habitants debout, intacts, me regardant parader devant eux, affreuse. Je me souviens de tout le royaume dévasté avec autant de morts que de survivants. Je me souviens m’être effondrée à genoux dans les décombres de la rue, les mots du Sage faisant écho en moi. Les mots d’une vieille prophétie.

« Lorsque l’avidité prendra possession des grands de ce monde, que des hommes et des femmes meurtris sous l’injustice succomberont dans un monde de ténèbres, la plus puissante sorcière au monde surgira de ces terres et, dans un puissant écho, elle anéantira le mal. Tous les cœurs noircis succomberont à sa colère, tandis que les autres continueront à vivre. C’est du néant que sera de nouveau façonnée la lumière. C’est du Rubyfer que naîtra Salem. »

Je suis Nocyka Lyspéria de Rynn, première sorcière de Salem.

PRIX

Image de Hiver 2020
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Wiame Diouane · il y a
Texte très bien mené, écrit et exprimé. Bravo
Je vous invite à découvrir https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-secrets-de-lire

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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup, j'irais jeter un coup d'oeil et vous donner mes voix !
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Eric Lelabousse · il y a
Un récit très bien mené que j'ai beaucoup aimé. Bravo.
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Mayssa Maali · il y a
C'est très gentil merci à vous :)
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Henri Calicheno · il y a
Lecture captivante. Dommage que cette sorcière ne soit que fiction. A l'occasion passez voir mon Rituel si le coeur vous en dit https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/rituel-4
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Mayssa Maali · il y a
Merci beau coup pour ce petit commentaire, ça fait plaisir ! J'irais évidemment voir votre oeuvre qui m'a l'air intéressante.
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Mohamed Laïd Athmani · il y a
Je vous découvre.
Je me suis abonné.
Comme il y a le "faire", il y a "le savoir faire"
Mes points que vous méritez bien.
JE SUIS AU :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/digoinaises-corps-et-ame

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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup, ça me fait sincèrement plaisir et j'irais évidemment voir votre oeuvre avec plaisir :)
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M. Iraje · il y a
Une grande et belle saga !
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup ! ^^
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Amarillys Qisil · il y a
Je suis complètement fan de cette nouvelle. Je viens de découvrir ce site, et cette histoire est ma préférée. Si le même univers que votre roman en cours d'écriture, j'espère sincèrement qu'il sera publié un jour. J'adorerai le lire.
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup, ça me fait vraiment plaisir ^^
Je suis vraiment contente que vous ayez apprécié mon univers et oui l'univers de mon roman en cours d'écriture est le même : intrigue, fantastique, surnaturel, héroïne spéciale... tout sera là (après tout, c'est le genre littéraire que j'aime écrire !) ^^
Encore merci pour ce si gentil commentaire <3

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Antoine Luke · il y a
Un vrai plaisir à lire, moi qui ne prends plus le temps de lire des livres de fantasy.
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup ^^
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Domi Roca · il y a
Mes voix pour votre texte très lyrique
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup ! ^^
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Hervé Poudat · il y a
David contre Goliath. Nocyka contre le roi, son père et toute la fratrie. La victoire de l'intelligence contre l'absurdité. Un texte jouissif. Merci Mayssa.
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup à vous pour ce beau commentaire, vous avez bien su lire entre les lignes !
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Chantane P. · il y a
une lecture captivante, bravo
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Mayssa Maali · il y a
Merci beaucoup ^^

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