A cause de Gladys

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Bonjour ! J'aime les nouvelles intenses, décrivant le monde dans sa diversité, capturant ou inventant des vies. Merci pour ce site et les lectures partagées ! pierre-hervé  [+]

Image de Hiver 2021

Pendant sept ans, ma vie a été envahie.
J’ai tout bousculé, tout risqué, tout gagné, tout perdu.

Une première partie entre amis, un samedi soir dans un petit appartement de Montrouge. Philippe, Gladys, Yann et moi. J’étais le nouveau. Celui que Gladys avait décidé d’inclure, non pas parce que je savais jouer, non, juste parce que nous en avions parlé un soir où l’on ne maîtrise plus tout de nos mots, que je l’avais suppliée, à genoux il paraît, de m’aider à pénétrer ce monde, j’avais réclamé qu’elle m’entrouvre la porte, après je verrai bien.
Je soupçonne aussi, car en matière de poker il n’y a pas d’amitié qui vaille. Elle avait vu en moi un jeune commercial gagnant bien sa vie, novice au jeu qui pourrait facilement lâcher quelques billets. Une proie facile. Un coup d’un soir comme on pourrait le dire sur d’autres plans, ou peut être un partenaire à plumer longuement. J’avais été étudiant avec elle, ami avec elle, j’avais dansé avec elle, mais je n’avais jamais joué avec elle. Je connaissais l’existence de Yann et Philippe, son ex-coloc et son ex tout court, croisés ici ou là lors d’un concert, je connaissais leurs rendez-vous fréquents. Je voulais juste en être, attiré par un goût que je pressentais terriblement enivrant.

Gladys était le bruit et la fureur comme dirait l’autre, mais dans l’appartement ce soir-là, Gladys était muette, concentrée, figée. Il n’y avait ni musique, ni bruit, ni lumière excessive, ni lumière insuffisante, ni préliminaires, ni pizza semi-finie, ni round d’observation, ni artifices, ni monde extérieur. Une table, nous quatre, une caisse de bières fraîches, un peu de fumée. Du silence. Une tension immédiate. Des regards. Des silences. Du jeu. Brut. 

C’est ce qui m’a saisi. La « brutitude » du jeu et de la situation comme aurait pu dire l’autre. Ma poignée de main tendue à chacun en arrivant, main restant en l’air, ridicule, totalement ignorée. Pression immédiate sur celui qui devait se faire massacrer ce soir-là. Le jeu commence avant le jeu. Introduction à une domination inévitable, qui se traduirait sans nul doute dans les heures suivantes par une perte significative, pouvant alors déboucher sur deux réactions : le désir immédiat et acharné de recommencer, ou la fuite définitive et honteuse. Aucun mot prononcé en dehors des enchères. J’étais au cinéma, devant et dans l’écran. 

Ma première mise prudente fit sourire. Yann surenchérit. Dix fois ma mise je crois. J’imposai un long silence. J’annonçai tapis. Direct. Brut, j’ai dit.
Gladys me regardait d’un air apitoyé ou protecteur. Difficile à dire. Était-ce l’inquiétude que leur nouveau jouet se fracasse trop vite ? Philippe but une bière et se coucha. Gladys aussi. Il ne restait que Yann. Il était impressionnant et impassible. Trois minutes de silence où je soutenais maladroitement son regard. Je m’efforçais de paraître confiant, mais légèrement fragile. Je voulais qu’il doute. Je laissais accélérer ma respiration, mes cours d’apnée me servaient là à produire l’effet souhaité. Il comprit que je jouais à être fébrile. Et si je m’efforçais à donner cette impression, c’est que mon jeu était fort. Mais sa mauvaise interprétation de ma fébrilité le conduit à se coucher aussi. Je n’avais pourtant rien, pas la moindre paire. Je ramassai sept-cents euros sur ce premier coup de bluff.
Démarrage grisant, qui m’entraîna dans le vertige du jeu à partir de ce soir-là. J’empochais deux liasses de billets froissés et chauds. Philippe qui en lâcha le plus lors de cette première dut se résoudre à dire « bien joué » avant de refermer la porte, frustré par son échec. Gladys resta. Les tensions se libéraient, entre eux, sans moi. Je préférais cela. Ne pas se montrer. Le jeu se prolonge après le jeu. Soirée parfaite.

Revenir le samedi suivant était une évidence. Mais je me fis massacrer. Trois mille euros. Avaient-ils sciemment organisé mon gain lors de la première séance ? Avaient-ils décelé la force d’un partenaire possible et haussé le niveau pour m’expliquer la hiérarchie ? Avaient-ils immédiatement compris ma capacité à m’emballer sur une victoire que je croyais brillante et prometteuse et donc à les sous-estimer ? Je ne sais pas. Rien n’est jamais dit. Mais j’étais là, perdant, penaud, furieux, lâchant moi aussi un « bien joué », à Gladys ce soir-là, imitant Philippe tout en me disant qu’il ne fallait pas chercher à ressembler, surtout pas. Je m’affaiblissais tout seul par ce mimétisme grotesque. Cet aspect de la soirée me rendait plus furieux que la perte en elle-même.

Six mois nous avons joué. Un équilibre se développait entre nous au fil des semaines. Je peaufinais ma respiration, mes regards, ma préparation mentale. Je faisais du sport avant de venir pour évacuer toute tension parasite, je me mis à vivre tout entier tourné vers le samedi soir. Je me mis à jouer en ligne où il est si facile de gagner, croyez-moi. J’apprenais vite et naturellement, les autres partenaires occasionnels de la bande furent rapidement écartés. J’aurais compris qu’ils me remplacent par un partenaire moins coriace. Je crois qu’ils préféraient perdre avec un compétiteur reconnu plutôt que de gagner contre un faible. Ils se refaisaient peut-être ailleurs. Qu’importe. J’étais installé. Cela aurait pu se prolonger.

Mais quel intérêt ? C’est là que j’ai basculé. Que j’ai passé le cap qu’ils n’ont jamais franchi. Vanité ou ambition ? Le jeu avait commencé à envahir ma vie, il me fallait avancer, progresser, nourrir la passion. Je proposai une soirée avec mise minimum à cinq-cents euros. Dix fois plus que d’habitude. Ils refusèrent tous. J’arrêtais de jouer avec eux ce soir-là. Désormais, il me fallait trouver d’autres lieux, d’autres codes, d’autres tensions. D’autres gains, mais surtout d’autres forces avec lesquelles lutter. Leur routine me paraissait finalement triste. Je ne les reconnaissais pas comme joueurs. Ce soir-là, ma vie prit une autre direction.

Je lâchai mon boulot immédiatement, je jouai en ligne, gagnai en ligne, j’écumai les forums, testai quelques bars et traînai dans les casinos pour repérer des joueurs à ma taille. Le temps est long dans ce monde-là pour se flairer. Mon amie me quitta, lasse de me voir jouer chaque nuit où je n’étais pas en exploration. Peu importe. Elle était devenue sans importance.

Il me fallut une autre année pour être intégré dans le cercle parallèle du casino d’Enghien-les-Bains. Quatre joueurs. Sélection impitoyable. Renouvellement d’un membre par an, celui dont les pertes avaient été les plus fortes. Il ne s’agissait pas de le protéger. Il ne s’agissait pas d’un réflexe collectif et protecteur pour éviter la chute totale d’un homme, mais d’une culture profondément ancrée dans ce groupe fluctuant, les amenant à sélectionner, volonté permanente de se bousculer. J’étais donc le dernier. La surprise. Le jeune. C’était mon nom. Pas d’autre choix que de l’accepter. Cela relevait de la même technique de domination initiatique que chez Philippe. Samir était « le Père ». Huit ans de présence. Seul rescapé du groupe initial, dont il avait fixé les règles. Mack, dit « le Bruyant » car il se raclait la gorge chaque minute à la seconde près, démarrait sa cinquième saison. Les yeux de Daniel ne regardaient pas dans la même direction, ce détail intriguait et selon certains lui donnait un avantage. « Le Louche » dont on se méfiait avait pour cette raison attendu plusieurs années avant d’être validé. Il était le plus récent à part moi, arrivé l’an dernier.

Je ne les aimais pas, je ne savais rien d’eux et ma détermination à rester concentré sur moi et moi seul fut de nouveau ici la clé de ma réussite, constatée dès la première semaine puis au cours de celles qui suivirent. Mon jeu était simple et déconcertant, volontairement illisible. Il l’était presque pour moi-même par moments. Cette limite me fascinait.
Le public, quelques habitués tolérés qui nous observaient sans bruit, ex-membres du groupe ou prétendants à le rejoindre, service de sécurité présent au vu des sommes échangées, portait son attention sur moi à tout moment. J’intriguais. On cherchait à me parler. Je ne laissais personne m’approcher. D’un regard, je fis même appel à la sécurité dès le premier soir pour une question trop précise d’un observateur sur mon annonce lors de la courte pause entre deux donnes. Marquer les esprits.

J’utilisais mes armes. Concentration. Respiration. Méditation. Surprises calculées. Le solde de mes gains fut de soixante-dix mille euros après six mois, résultat exceptionnel que je m’efforçais de corriger partiellement. Je ne savais pas qui étaient ces hommes et leurs réseaux. Je voulais jouer durablement avec eux, car il n’y avait pas d’équivalent selon moi dans la région. L’instinct, encore lui, m’incitait à éviter des victoires trop fracassantes. Jouer en gagnant, autolimiter ma domination, sans toutefois rendre cela apparent, fut le vrai défi des trois premières saisons. Mon excitation venait de la difficulté à tenir cet équilibre. J’y parvenais. Mack fut dégagé. Puis « le Borgne ». Je protégeais « le Père ». L’instinct encore. Je devenais « le Dauphin ».

Cet adoubement par « Le Père » me fit perdre l’équilibre. Trop occupé à réguler la hiérarchie, je ne compris pas la force des entrants, qui progressivement assimilèrent mon fonctionnement. Je ne me remis pas en cause. Je voyais la diminution de mes gains comme une démonstration de mon génie. Je m’enfermais dans une logique qui ne fonctionnait plus. Le jeu, la nuit, en ligne, usait sans doute mon corps, moi qui voyais ces moments comme des entraînements. J’étais un sportif fatigué qui compense en s’entraînant un peu plus dans l’espoir de redresser la barre. Erreur. Mes imprécisions devinrent visibles. Mon agacement perceptible. J’en pris conscience un soir d’octobre et me décidai à engager la fin de saison en bousculant mon jeu. Risques et mises augmentés, qui payèrent lors des deux premiers soirs. Et puis l’effondrement. Les 6 dernières soirées de la saison furent un calvaire. Un piège se refermait sur moi. Deux cent mille euros perdus. Éjection du groupe. À la veille de Noël. KO.

Amis envolés, comptes bloqués, appartement saisi, je partis vivre chez mon oncle, dont je vidai les poches et les comptes pour continuer à jouer, en ligne, où là aussi la magie avait disparu. Puis chez ma sœur quand mon oncle m’indiqua la porte. Puis chez ma mère quand ma sœur elle aussi comprit que je les entraînerai dans ma chute. Celle-ci mourut la semaine suivante, aucun lien avec ma présence. La tutelle ne m’autorisa pas à rester dans les murs. J’étais dehors. Chute rapide d’un héros.

La rue et la faim eurent raison de mon addiction. Je découvris avec brutalité d’autres nécessités, d’autres urgences. Mon histoire racontée sur les bancs de la ville à des hommes et des femmes dont les parcours mériteraient qu’on les connaisse et les admire m’amena à trouver grâce à leurs encouragements la force de reconstruire. Pour eux aussi, j’étais le jeune et je devais revenir à la vraie vie. Pour eux disaient-ils, il était trop tard alors à mon âge, je leur devais de me battre.
Six mois à la rue, désintoxication efficace, puis la porte poussée d’une association qui me permit d’enclencher un nouveau cycle de ma vie. La vie est toujours une histoire de portes. Un sourire, un lit prêté, une écoute, un récit précis qu’il est bon de poser, un conseil, une incitation à contacter quelques vieux amis, une bonne dose de déculpabilisation, quelques habits présentables, le plaisir de passer un moment avec Stéphane, mon vieux pote de lycée qui m’ouvrit sa maison, le cycle de la confiance qui redémarre, jour après jour. Jouer avec son fils. Le garder. Faire les courses.
Faire réfléchir Stéphane à un problème chez son client un soir où je le vois soucieux. Sentir que mes mots l’aident. Mes idées aussi. Comprendre que ma tête est intacte. Lire. Une mission d’un mois chez son frère Simon, comptable débordé qui me donne ma chance lui aussi.

En dix-huit mois, j’avais repris une trajectoire de vie normale, grâce à Sylvie, Stéphane, Simon. La froideur des bancs publics m’avait donné l’impulsion nécessaire pour ne pas y rester. Je cheminais. Petit appartement. Job de commercial dans la grande distribution. Carte bancaire débloquée. Nouvelles amitiés. Je souriais en voyant les pubs de la FDJ, les sites de poker en ligne, avec lesquels je gardais une distance prudente.
Je m’en étais sorti à force de petites victoires, de longs efforts, de soutiens incroyables, de volonté. Je croyais.
Et puis ce soir, j’ai croisé Gladys.
Quelques paroles banales. Comment vas-tu ? Mieux. Tu m’as inquiété, tu sais. Moi aussi. Rires. Tu as l’air bien, vraiment. Oui. Et toi ? Toujours pareil. Tu crois que tu reviendras un samedi ?
C’était la phrase de trop. Candide, spontanée, simple, illustrant à quel point nous ne jouions pas dans la même division. À quel point leur rendez-vous hebdomadaire n’était-il qu’un simple divertissement sans conséquence, une légère incursion dans la folie du jeu que j’avais moi expérimenté au point de risquer de ne plus revenir à la vie réelle ?

Je répondis oui.
Samedi ?
Je répondis oui. 

Deux ans à sortir de la rue, à regravir patiemment les échelons de la vie normale, de la respectabilité, de l’estime de soi.
Deux secondes pour replonger.
Je pensais m’en être sorti. Mais je la sens de nouveau cette excitation inégalée, cette fébrilité qui dépasse toutes les expériences. Ce picotement des reins. Cette salive épaisse. Cette envie de silence froid, chaud, lourd, métallique, inhumain. Cette envie que le monde d’autour n’existe plus. Cette sensation que le cerveau calcule, que le corps exprime, une dissociation, cohérente ou incohérente, ou les deux à la fois, pour se rendre imperceptible à l’autre, insondable, jusqu’à perdre le fil ou presque, jusqu’à la délivrance. Gagner. Ou perdre. Mais peu importe le prix de la perte, si l’on peut vivre cela, alors il faut le vivre.

 Alors oui, j’irai samedi.

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Annabel Seynave- · il y a
Très bien mené d'un bout à l'autre, on cesse vite de jouer à spéculer sur la fin pour juste se laisser porter par l'écriture et l'histoire. J'admire ta capacité à te projeter dans un univers que tu ne connais pas ! Bluffant !
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Jacques Degain · il y a
Narration, mirage, description de l'addiction remarquable. Je suis tombé par hasard sur votre texte. Je ne le regrette pas. j'ai cru revivre certains moments...
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Merci ! je ne connais pas le milieu, mais je l'imagine ainsi !
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Keith Simmonds · il y a
Une œuvre bien conçue, bien documentée, sur un sujet fascinant et déroutant à la fois !
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Lady Délivrance · il y a
La psychologie du joueur intoxiqué au jeu est remarquablement bien retranscrite
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Nicolas Auvergnat · il y a
J'ai reconnu là la chute vertigineuse d'une connaissance, un (ancien) artisant de mon bled... le poker a brûler toute sa vie en trois ou quatres ans. Ce texte est remarquable de précision ! Et puis il y a Gladys... Je l'imagine rousse...
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Merci !!! J'espère que a connaissance en question a su s'en remettre ! Gladys...rousse...oui, je suis plutôt d'accord !
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Nicolas Auvergnat · il y a
Bof... Le type en question, je le croise de temps en temps. Il y a un truc qu'il n'a pas perdu au jeu : son savoir faire d'artisanat. Il exerce encore. Mais son regard est éteint, son visage fané. Lui ça l'a cramé. Votre nouvelle, il ne pourrait pas la lire.
Je me la représente rousse, car dans les codes de la littérature occidentale les êtres diaboliques sont roux... C'est une sorte de code judéo-chrétien ancré en moi... Un conditionnement...ça me regarde plus que qu'à vous : un texte échappe à son auteur ! Vraiment très beau texte. À la prochaine !

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Annabel Seynave- · il y a
Je me mêle à la discussion ... Pour moi, c'est le héros lui-même qui est sa propre tentation, Gladys n'est qu'un artefact ...
Quant à être rousse, messieurs, je vous laisse à vos fantasmes ! :) :) :)

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Vrac · il y a
Remarquable récit, redoutable fiction (?), dangereusement transposable, qui se lit la gorge de plus en plus nouée, car dans l'écriture elle-même la "mise" ne cesse d'augmenter
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Merci vraiment ! Fiction totale en effet ;-)
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Adrien Voegtlin · il y a
Voguer sur les vagues tumultueuses de la vie peut conduire à des issues imprévisibles.
J’aime ce récit.

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Doria Lescure · il y a
Récit bien écrit et bien construit, sur un sujet qui met en avant la psychologie de son personnage. C’est fluide, simple et efficace et surtout bien porté par un contexte crédible et bien amené.
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Mireille Béranger · il y a
Ce récit a suscité mon vif intérêt, de bout en bout... D'abord et surtout parce que votre écriture, Pierre-Hervé, est absolument remarquable... Ensuite, parce que vous décrivez si justement le goût du jeu, puis l'enfer du jeu. Tout sonne vrai, si vrai, hélas... Cette histoire, plus ou moins autobiographique peut-être, est époustouflante.
J'ai souvent regretté de ne pas connaître les règles du poker (l'occasion ne m'ayant pas été donnée de les apprendre) et la joueuse sommeillant en moi ne pouvait qu'être passionnée par la chute du personnage, sa prise de conscience, son épouvantable rechute. Ne mettons pas tout sur la faute de Gladys, n'est-ce pas !
Bravo ! Et merci.

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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Merci ! Aucunement autobiographique et je ne connais rien au poker mais j'aime la dynamique de ce jeu...de loin.. ;-)
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Georges Saquet · il y a
Du concret bien écrit ! Mon vote.

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