4 juillet

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Comme un filon, la veine poétique s'est ouverte un jour, puits ou pluie d'inspiration ! C'est magique ! Je préfère dire c'est Divin ! parce que le Divin s'est révélé à moi (alors que j'étais ... [+]

Il est tôt, le quartier est silencieux.
De mon balcon je prends l'air, frais, qui précède une journée qui s'annonce chaude, peut-être chaotique.
Le météorologue Edward Lorenz a mis à jour la loi d'imprévisibilité, du chaos qui peut survenir à tous moments, quand on ne l'attend pas.
Hier soir aux infos, on nous a montré des centaines d'hectares de forêt en feu, vent à l'appui ; la page suivante a montré des coulées de boue au Japon, entraînant des voitures, maisons et humains comme des fêtus de paille. Tant de travail, d'énergies, de contentement, soudain devenus comme brisures de pain sec.

L'immeuble en face est encore immobile, comme inhabité. Pourtant derrière ses murs sont des dizaines de personnes, allongés sur délits.
C'est qu'endormis ou se réveillant, peut-être s'échauffant ou cherchant (encore) à s'aimer..., nous sommes tous des coupables.
La fuite incessante du bonheur en témoigne.
Coupables sans le savoir ; si confus qu'on ne le sait pas, ou plus. Qu'est-ce qu'un mensonge !?

Les énergies renouvelables ne sont pas loin, mais restent largement inaccessibles. Le bien-être est un métal rare ; on vit d'aluminium...
Je me dis alors : Il n'y a pas que nos déchets ménagers qui ont besoin de tris, et d'être recyclés.

Je repense aux théorèmes de Gödel qui posent la loi d'incomplétude.
Nous sommes tous et chacun incomplets ; nos existences ne sont le plus généralement que des ébauches de vie.
Existence et vie, deux mots.
Et en quoi deux réalités ?

Plus que des sachants, on est tous des croyants. En soi ou en quelque icône, idole, produit, béquille ; en Marx, en Jésus ou en Mahomet ; en quelque variant athée ou agnostique de république ou d'une théocratie.

Tous croyants par formation ou déformation, par conditionnement. Avec lissages de surface ou ancrage profond... létal ou salvateur.
Avec la peur à fleur ou au ventre, le trouble au cœur, l'insuffisance admise ou l'illusion persistante...

Il s'est mis à pleuvoir. Il nous faut de la souplesse.
Et trouver un sol solide, du rocher, un socle plutôt qu'un piédestal.
Mieux encore un ciel solide.
Mais il vient tant de choses du ciel !
Neige sympathique ou paralysante, grêlons ou plaques de glace, douce pluie bienfaisante et ouragan dévastateur, cyclone et anticyclone, soleil printanier ou torride, les éclairs, le jour, la nuit, et l'air que l'on respire.
Le ciel est duel donc, comme la terre... où les duos de nouveau se perdent.

Oui, besoin d'un ciel, mais pas de plomb ou d'airain non plus ; un ciel ouvert, un ciel de grâce.
De grâce qui coule sur les accidentés de la vie, et sur l'humilité.
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