3 femmes d'un matin

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Une inspiration à la fois, une page après l'autre, du temps entre chacune, mais une passion détonante  [+]

Image de Eté 2016
Une éclaircie, une lueur sur mon visage, les rayons du soleil qui illuminés la pièce. J’ouvrais un œil, ébloui, puis l’autre, aveuglé, avant de tendre mes jambes hors du lit. La difficulté, l’épreuve du réveil, s’asseoir correctement sans retomber dans un sommeil aussi plaisant que lourd, là étais mon défi après cette nuit, bien trop alcoolisée pour que je m’en souvienne. Je raidi mes membres, étirant chaque muscles engourdis de sommeil, réanimant chaque partie de mon corps une par une, en commençant par ma tête. Elle tombait, avait besoin de soutien pour être maintenu droite. Mes mains lâchaient prise elles aussi, elles n’en demandaient pas temps au réveil, c’était trop dur aussi bien pour elles que pour moi. Mais, comme toutes les parties de mon corps, mon estomac se manifesta lui aussi, seulement, pas comme je le souhaitais. Je n’eu qu’un réflexe, tendre les jambes et bondir le plus vite possible jusqu’au toilette, manquant de trébucher sur une bouteille vide, titubant comme un ivrogne saoul. J’arrivais à temps, me mis à genoux, et laissais mon corps faire le reste. La sensation était désagréable, mais le résultat n’en était que satisfaisant : je me sentais léger, vide, comme neuf, ou presque.
Je me redressais avec difficulté, me maintenant au lavabo le plus proche, pour ne serait-ce qu’un court instant, voir l’état dans lequel j’étais. Des cernes, des cernes si profondes qu’un junky paraitrait clean à mes cotés. Le visage creusé, les cheveux en désordre, le teint plus pâle qu’un mort, le regard vide, absent, malade, jauni par l’état aggravé de mon foie. Je pris ma brosse à dent, histoire d’enlever le goût abominable de l’alcool et de la gerbe de ma bouche, effacer cette odeur nauséabonde et la remplacer par de la menthe fraîche. Je ne pouvais pas faire mieux, à part prendre une aspirine pour atténuer la les coups de marteaux que recevait mon crâne. La migraine était insupportable, bien plus que cette sensation d’impuissance à faire les choses facilement que je ressentais comme après chaque soirée, chaque fois où je ne contrôlais plus mes actes, chaque fois où je buvais trop, beaucoup trop.
Me rendant dans la cuisine, j’entre-aperçu le désordre et les quantités d’alcool bues, les objets cassés entre les bouteilles vides, renversées, cassées elles aussi. « Je rangerais plus tard » pensais-je, comme à chaque fois. Un verre propre ou presque, un peu d’eau, et la magie de la dissolution opérée. Le bruit, l’odeur de l’aspirine se dissolvant dans cette eau à demi-potable, rien que ça, apaisait déjà ma migraine. « Aller, santé, cul-sec ! » Me dis-je dans ma tête, sur le point d’exploser. L’effervescence du breuvage m’écœurait quand à lui, laissant ma bouche pâteuse, mettant un goût plus déplaisant que celui de l’alcool au réveil dans ma bouche. Une cigarette sur le bord de la fenêtre, un briquet sur le plan de travail, tout ce qu’il me fallait était réuni en ce lieu, mettant un sourire sur mes lèvres. Chaque bouffé était un plaisir, une sensation agréable de brûlure à la gorge, un délicieux goût de tabac sec dans la bouche, une douce odeur de fumée dans les sinus. Tout était la pour me remettre sur la bonne voie. Chaque inspiration évoquait un souvenir de cette nuit, des flashs m’aidant à reconstituer la soirée. Une sorties entre amis dans un pub, une envie de faire la fête chez moi, une visite des flics pour tapage nocturne, une baston dans mon salon... Des trous de mémoire abominables, des blancs entre chaque flash me revenant en tête, tout était comme un rêve.
Après plusieurs cigarettes, après avoir presque reconstitué toute la soirée, je me souvenais d’une fille, aussi drôle que belle, aussi ensorcelante que sexy, mais, je ne me souviens de rien d’autre la concernant. Peut-être étais-je trop bourré pour m’en rappeler, ou l’aurais-je rêvé ? Peu importe, mon lit m’attendait, frais de nouveau, si accueillant, je ne voulais rien d’autre que vingt-quatre heures de sommeil de plus dans mes draps. D’un pas presque clair mais déterminé j’avançais vers celui-ci, prêt à me rendormir en moins de temps qu’il n’en faut à Usain Bolt pour courir le cent mètre. Je m’écroulais, sentant la fraîcheur du drap sur ma peau, l’oreiller moelleux qui n’attendait que moi. Je me relaxais paisiblement, profitais de la place pour m’étaler de tout mon long sur le ventre, jusqu’à ce que je sente un poids sur le bas de mon dos.
« Alors ? On se recouche sans moi ? Me dit une voix plus douce que la soie
- Heu... non, bien sûr que non. Répondis-je en bégayant»
A peine j’eus fini ma phrase que je sentis des mains se poser délicatement sur mon dos, prenant mes trapèzes, les massant doucement, détendant mes muscle un par un. C’était doux, relaxant, excitant. Je me détendais à chaque mouvement de ses mains, elle était forte pour contrôler un homme, je ferais n’importe quoi pour un massage comme celui-ci de nouveau. Sa douceur était telle que je ne pouvais résister à la tentation, j’attrapais doucement ses mains, les posais à coté de moi, et je commençais à me redresser, doucement, pour la renverser sur le coté. Elle était magnifique, comme dans mon souvenir, ou presque, les effets de l’alcool avaient amoindri sa beauté.
Son teint mate, sa peau parfumée, douce, satinée, me faisait rêver. Sa nudité mettait mes sens en alerte, mes émotions au plus hauts, mon excitation grandissait au fur à mesure que mes yeux se posaient sur son corps de déesse. Ses courbes étaient parfaites, ses seins ronds et moelleux était aimés de tous et jalousés de toutes, ses hanches dessinaient à la perfection, rien chez elle n’était laissé au hasard, comme si les anges eux même l’avaient façonné de toute pièce pour faire flancher les hommes dans leur plus délicieux penchant. Elle me sourit tout en me dévisageant, me déshabillant du regard. Elle passa sa main dans mes cheveux avant de la descendre dans mon cou, caressant doucement ma joue. Je ne cessais de la regarder, la dévorant du regard, essayant de me souvenir de la veille avec elle. Sa main descendit sans que je m’en rende compte sur mon torse dénudé, chaud, bombé, c’en était trop.
J’attrapais sa nuque et l’embrassais sans retenu, profitant de la douceur de sa peau et de la chaleur de ses lèvres pour accroitre mes désirs charnels. Elle immisça sa langue auprès de la mienne, la faisant tourner, dans un sens puis dans l’autre. Je ne lâchais pas sa nuque, immisçant à mon tour ma langue dans sa bouche, mais, elle me la mordit doucement, un sadisme excitant que je ne connaissais pas. Soudain, elle me poussa violemment pour me grimper dessus, prenant soin d’immobiliser mes mains en me maintenant les poignés sur le lit. Elle s’abaissa, mordant mon oreille et mon cou tour à tour, soufflant par instant sur ma nuque doucement, baisant mon cou lentement. Je ne pouvais la renverser dans mon état, seul l’acceptation m’était offerte, et je l’accueillis à bras ouvert, lui laissant le contrôle de l’instant, la possibilité de faire ce qu’elle voulait de moi.
Ses lèvres se posaient où elles le voulaient, rendant mon corps brulant, bouillonnant d’envie et d’ardeur. J’étais impuissant face à temps de fougue et de douceur. Elle se laissa glisser de plus en plus bas sur mon torse, embrasant chaque centimètre de ma peau du feu de sa passion. Je la laissais faire, sentant sa langue frôler mon corps par endroit, sentant ses dents mordre mon buste de part et d’autre, sentant ses seins chaud glisser longuement sur moi, jusqu’à effleurer mon... mon membre raidi par l’excitation. Je basculais la tête, je me mordis la lèvre, ne ressentant plus rien à part ses seins sur mon entre-jambe, et ça, elle le comprit très bien, s’amusant à les faire bouger d’avant en arrière pour me rendre fou. Je levais les yeux au ciel, pensant que je rêvais, que l’alcool m’avais fait voir des choses imaginaires, je le pensais si fort que je fus surpris lorsque sa mains me caressa cette zone si sensible.
J’avais l’impression d’être un adolescent lors de sa première fois ! J’angoissais, sans raison, je ne savais pas quoi faire, j’étais déstabilisé par cette femme dominante, la première de ma vie ! Les vas et viens de sa mains m’excité de plus en plus, j’arrivais à un point où le simple fait d’imaginer la scène qui allait suivre m’aurait mis en extase, mais, surpris une fois de plus, sa langue jouait progressivement tout le long de ma verge, la rendant plus dur encore. Elle faisait des merveilles aussi bien avec ses mains qu’avec sa langue, me laissant béat lorsqu’elle me dévora littéralement, faisant des vas et viens lent et long, rendant ce moment d’autant plus fantasmatique. Je devais résister, résister à la tentation et l’empêcher de continuer si je voulais pouvoir lui montrer la danse du diable.
« Arrête... s’il te plaît... il faut... faut que tu arrête. Laisses-moi faire maintenant. Lui dis-je en bégayant, retenant ma respiration pour me retenir tout court. »
Elle utilisa une dernière fois sa langue, avant de remonter lentement mon corps de plus en plus chaud, pour venir m’embrasser langoureusement. J’avais une occasion, certainement la seule, de la dominer, je devais la saisir avant qu’elle ne reprenne le dessus. Je l’enlaçais, l’entravais, l’immobilisais sur le lit, la mordais vivement dans le cou, l’embrassais tendrement malgré cette irrésistible envie de la prendre sauvagement. Je ne pouvais pas attendre de la faire frissonner avec mes morsures, il fallait que j’agisse, avant qu’elle ne renverse la situation, qu’elle me domine de nouveau, que je ne sois pied et poing liés face à cette beauté de la nature. Je descendais, embrassant sa poitrine de velours que je ne pouvais dévorer pour l’instant, je glissais jusqu’à atteindre son entre-jambe, d’une beauté tout aussi remarquable que le reste de son corps. Je ne pouvais me retenir plus longtemps, mon cerveau n’était plus en communication avec mes terminaison nerveuse, mon corps se contrôlait tout seul. J’approchais mes lèvres progressivement de sa zone sensible, je lui baisais tendrement les lèvres tandis qu’elle soupirait, poussait des râles de temps à autre. Je la caressais lentement, laissant son envie s’accroître, elle lâchait prise, c’était le moment, j’utilisais mes doigts, jouant les trois accords que je connaissais par cœur, tout en utilisant vigoureusement ma langue.
Elle haletait, son souffle était court, cadencé, je sentais l’excitation monter en elle, ses tétons pointaient sans que je les touche, sa voix était bégayante, mais j’entendis assez bien ce qu’elle voulu me dire :
« Je... je te veux...maintenant ! »
J’exécutais ses désirs sans rechigner, retirant mes doigts et remontant vers son si beau visage qui arborait un large sourire. Je l’embrassais, lui mordant la lèvre, une fois, deux fois, puis la fois de trop. Elle me bloqua entre ces bras et me renversa sur le lit, me voila redevenu son objet, mais étrangement, la situation m’excitait encore plus. Elle me mordit le cou, et me grimpa dessus, littéralement, ne laissant plus qu’un mince espace entre son bassin et le mien. Redressant son buste, elle faisait vaciller son bassin contre le mien tout en caressant mon torse. Elle me rendait fou, ses ongles se plantaient progressivement dans mes abdos, me montrant le plaisir qu’elle prenait à cet instant, cet instant où nos corps se mélangeaient et que nos désirs s’assouvissaient. Mes mains attrapèrent ses fesses, fermes, douces, rebondies, pour accentuer ses oscillations, l’obligeant à se rapprocher de moi, l’obligeant à m’embrasser entre deux cris. J’avais repris les commandes, alors il était temps !
Je soulevais ses fesses pour me relever, l’effet de surprise l’empêchant d’agir, j’en profitais pour la porter et la plaquer contre le mur froid. Elle enroula ses jambes autour de mes hanches et se tortillait pour que je continue de lui faire l’amour ici, maintenant. Je la pénétrais de nouveau, mais cette fois-ci, de façon beaucoup moins délicate, ce qui lui arrachait un cri de plaisir qui me fit frissonner. Mon dos était devenu son défouloir, elle se faisait les griffes, semblable à une lionne domptée par son mâle, me faisant saigner de son plaisir accumulé. Je sentais le sang couler le long de mon dos doucement, tout aussi lentement que ses ongles pénétraient ma peau humide. Elle me serrait contre elle, de plus en plus fort, ne me laissant plus qu’une courte marge de mouvement pour mon bassin, m’empêchant de m’échapper, de me reposer. Il ne me restait plus qu’un moyen de me défaire de son entrave : la faire hurler de plaisir, la faire jouir sans vergogne et sans retenue.
Elle me lacérait le dos de toute sa force et de tout son plaisir, elle me mordait le cou tellement fort que j’en étais engourdi. Je commençais à fatiguer, j’avais besoin de répit, mais elle ne m’en laissait pas, elle aimait bien trop ça. J’accentuais mes vacillements, la faisant approcher à grand pas du septième ciel, la laissant le frôler, l’effleurer, tandis que mes jambes flanchaient progressivement, ne me permettant de maintenir mon rythme qu’encore un court instant. Mais cet instant avait suffit à la faire crier, hurler, s’égosiller. Elle m’embrassa tendrement en mordant mes lèvres, puis elle me susurra à l’oreille :
« Allonges-toi, je prends le relais. »
A ces mots, je la reposais sur le sol, et je m’écroulais sur le lit, prenant de grandes inspirations, reposant chacun de mes muscles ayant subi cette dure et si belle épreuve de force. Je la vis, prête à me bondir dessus telle une lionne affamée, elle grimpait doucement sur le lit, ayant tout le contrôle car je n’avais plus la force de résister. Elle posa ses mains sur mes cuisses, s’approchant petit à petit de mes parties sensibles. Ses caresses étaient si sensuelles et si douce que je ne pu retenir mes soupirs et mes râles quand je sentis sa langue remonter le long de ma verge dur, sensible. Soudain, elle la mise dans sa bouche, faisant des vas et viens vifs, délectables, jouant par moment avec sa langue sur mon phallus, par moment se contentant de le sucer à pleine bouche. J’étais en transe devant cette femme si douce, féroce, sensuelle, sauvage, sexy, dominatrice. Mes mains se posèrent sur sa tête, le temps d’un instant, l’abaissant petit à petit pour mon simple plaisir. A mon tour, je passais de mon lit au paradis, laissant mes muscles se contracter à leur guise, laissant cette beauté de la nature faire ce qu’elle voulait de moi.
Elle lécha une dernière fois mon membre, avant de remonter jusqu’à moi pour m’embrasser de ses lèvres charnue et douce. Je lui souriais pendant qu’elle passait ses mains sur mon torse dénudé et chaud. Nous étions fatigué, épuisé à vrai dire, mais heureux et souriant. Je ne souhaitais plus qu’une chose : m’endormir contre elle, la tête sur sa douce et chaude poitrine, sentant le parfum délicat de sa peau, avant de succomber à mes blessures et sombrer dans un long et profond sommeil avec elle.
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