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1555 – Lorenzo.

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Nadège Roche

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J’ai toujours été, dans ma vie, une obéissante jeune fille. J’ai toujours écouté mes parents, j’étais bonne élève, et je me comporte comme une fille de 16 ans, bien élevée, doit le faire, selon son éducation.
Alors, le jour où mes parents m’ont annoncés que j’étais fiancée a un jeune comte, j’ai acceptée sans rébellion, car j’étais préparée à ça depuis déjà plusieurs années.
Je devais rencontrer mon fiancé, lors d’un bal, organisé par mes parents dans notre demeure. Ma mère avait fait venir pour moi, une robe d’Italie, en soi et en velours. Elle m’avait expliquée pendant mon habillage, que mon fiancé était le fils d’un comte, et qu’ils étaient issus d’une grande famille italienne, que mon père avait rencontrée pendant un voyage dans leur pays. Ils étaient très fiers de leurs origines, raison pour laquelle ma robe venait de là-bas. Elle m’avait aussi appris, que je n’étais pas sa première promise, qu’une autre jeune fille de mon âge, il y a quelques années, devait l’épouser, mais suite à un tragique accident dont ma mère n’a pas voulu m’apprendre les circonstances, elle était morte.
La réception commença, tous les invités était présent, la famille de mon fiancé de même. Ma mère avait prévu mon entrée de la manière la plus parfaite : les musiciens avaient commencés une douce mélodie féérique, j’arrivais par un escalier qui surplombait la salle, où je m’arrêtais au sommet pour que tous puissent m’admirer. Je pus de cette manière, observer la foule, je vis le visage de mes amis, celui de ma jeune sœur, Sophie, qui comme toujours affichait un regard plein de jalousie envers moi, je vis des amis de notre famille, mais aussi beaucoup de gens que je ne connaissais pas, je ne pus donc deviner qui était mon fiancé. Descendant l’escalier de marbre avec grâce, je m’aperçus que mon père et ma mère m’attendaient en bas, accompagnés d’un homme, d’une femme et d’un jeune homme d’environ 25 ans. Je compris que ces personnes étaient ma nouvelle famille, et ce jeune homme, mon fiancé. Il portait un costume de velours vert foncé, qui lui allait parfaitement, ses cheveux étaient noir comme la nuit, et ses yeux, grand ouvert et rivé sur moi était vert comme la plus belle émeraude du monde. Je plongeais mes yeux dans les siens, et je faillis m’évanouir tellement je m’y noyais.
Quand mon premier pied toucha enfin le sol, après cette longue descente, mon père se dirigea vers moi, et me pris par le bras, pour m’emmener devant ma future nouvelle famille. Il dit avec fierté :
- Je vous présente mon inestimable fille, Éléonore.
Je saluais, comme on me l’avait toujours appris depuis ma plus tendre enfance.
- Monsieur, votre fille est sublime. J’avais entendu des rumeurs et des murmures sur sa beauté, mais je ne m’attendais pas à découvrir un tel ange.
C’était le père de mon fiancé qui venait de parler, je sentis dans sa voix comme un murmure de regret. Il continua de parler tout en me regardant.
- Ses cheveux blonds ont l’air d’avoir été tissé dans une étoffe des dieux, sa peau si pâle laisse voir sa douceur, et ses yeux sont d’un gris d’orage unique. Elle est vraiment ravissante et parfaite. Laissez moi vous présentez mon fils, si vous le permettez.
- Mais bien sûr, monsieur, faites-le.
Mon père salua comme s’il s’adressait à un roi. Alors que je regardais mon père faire quelques pas en arrière pour se rapprocher de ma mère, le père revint avec son fils.
- Ma chère Eléonore, je vous présente mon fils, Lorenzo, votre fiancé. Vous formerez ensemble une famille, heureuse et pour toujours.
Lorenzo, ce prénom lui allait parfaitement, nos yeux étaient à nouveaux réunis par le regard.
Son père se détourna de moi, pour s’adresser à son fils :
- Mon garçon, tu devrais emmener Eléonore danser.
- Oui, père vous avez raison.
Sa voix était envoutante, je pourrais l’entendre parler des heures sans me lasser. Son père s’éloigna avec sa femme, pour rejoindre mes parents. Je les entendais vaguement parler, sans comprendre, puisque toute mon attention était rivée sur Lorenzo. Il finit par me dire, sans me quitter des yeux :
- M’accorderiez-vous cette danse ma chère ?
- Bien-sûr, Monsieur.
Je lui tendis ma main, qu’il attrapa avec douceur, pour enfin me prendre par le bras. Nous nous dirigeâmes ainsi vers la piste de danse. Tous nous regardaient et nous laissaient passer. Quand enfin, nous arrivâmes au centre de la salle, nous nous arrêtâmes, il posa délicatement sa main sur ma taille et son autre pris ma main. Je mis ma main libre sur son épaule, puis doucement l’orchestre entrepris une douce mélodie. Je me laissais guidée dans cette danse enivrante par Lorenzo, peu à peu, j’eu l’impression que nous nous trouvions seuls, dans cette immense salle de marbre. Jamais je n’avais rien ressentie d’aussi merveilleux. Je savais qu’à présent, je ne désirais plus rien d’autre que d’être avec Lorenzo, quelques soient les obstacles.
Notre danse se termina, et nous nous arrêtâmes.
-Allons un peu dehors. Vous semblez avoir chaud.
- Oui, c’est une merveilleuse idée.
Il me prit à nouveau par le bras, et me guida vers la porte du jardin. Je fus étonnée qu’il sache comment y aller, mais je supposais que mes parents leurs avaient fait visités avant mon arrivée. Quand nous arrivâmes dehors, il faisait déjà nuit, et une légère brise d’été répandait sa chaleur. Nous nous promenâmes dans les jardins, ensemble, l’un a côté de l’autre, sans un mot.
Soudain, alors que mes pensées vaguaient vers de doux plaisirs secrets, Lorenzo dit :
- Ce mariage forcé ne tombe pas si mal, enfin pour moi, vous êtes d’une compagnie esquisse, j’avoue que vous ne me laissez pas indifférent, comme le disait mon père, vous êtes sublime. Je comprendrais bien sûr que vous trouviez que je ne vous conviens pas. Si vous ne voulez pas de moi...
- Oh mais nan ! Bien au contraire, quand j’ai vu vos yeux je me suis sentie comme aspirée dans le vide, puis quand nous avons dansé, j’ai découvert ce que c’était d’aimer.
Il s’arrêta, je fis de même. Nous restâmes ainsi là, à nous regarder. Je sentis son regard me pénétrer, comme pour chercher dans mes yeux si ce que je disais était vrai.
J’entendis au loin la voix de ma mère, Amélia, crier :
- Eléonore, Lorenzo, êtes vous là ?
Lorenzo brisa notre silence, d’un murmure, il dit :
- On nous attend, rentrons à présent.
- Oui.
Le retour, jusqu’à la salle se fit en silence. Cependant, il me tenait par la main pendant tout le trajet. Quand nous arrivâmes, tous les invités étaient partis, je n’avais pourtant pas eu l’impression d’avoir passée autant de temps dehors, il ne restait, dans la salle, que nos parents, ma jeune sœur avait déjà dû être partie dormir. Nous voir arriver main dans la main les fit tous sourire, sauf le père de Lorenzo, qui regarda son fils avec de l’inquiétude et de l’interrogation dans les yeux.
Mon père dit :
- C’est merveilleux. Nos deux jeunes fiancés, on l’air de merveilleusement bien s’entendre.
La mère de Lorenzo, qui avait été jusque-là, en ma présence en tout cas, très discrète, dit :
- Il est tard, nous devons partir, l’endroit où nous devons passer la nuit est assez loin.
Ma mère proposa alors :
- Vous pourriez rester ici, si vous le désirez, nous avons suffisamment de chambre.
- Merci beaucoup, ma chère, mais nan. Nous avons des affaires importantes à régler. Nous reviendrons demain pour commencer l’organisation du mariage.
- Oui, bien-sûr.
- En tout cas, je vous remercie pour cette merveilleuse soirée. Tout était parfait, ainsi que votre fille.
- C’est nous qui vous remercions d’être venu. Laissez nous vous raccompagnez jusqu’à l’écurie.
Alors que nos parents se dirigeaient vers l’entrée principale, Lorenzo et moi les suivîmes, sans un mot. Juste des regards.
Les au-revoir furent rapides puisque les parents de Lorenzo étaient assez pressés de partir. Contrairement à leur fils, qui voulait rester le plus longtemps possible auprès de moi, comme si c’était la dernière fois que l’on se voyait.
Ils partirent, et je me retrouvais seul avec mes parents. Je m’échappais rapidement de leur compagnie, pour me retrouver isolée et penser à ses moments magiques passés avec Lorenzo.
J’avais passée si peu de temps avec lui, mais pourtant j’étais totalement fascinée. C’est ce qu’on doit appeler le grand amour, mes amis m’en avait si souvent parlé, mais jamais je n’y avais fait attention puisque j’étais persuadée qu’il n’existait pas. Mais à présent j’étais persuadée du contraire, Lorenzo avait tout transformée en moi. La jeune fille qui se pliait au règles que j’étais avait disparu pour laisser place à une jeune femme amoureuse d’un homme et prête à tout pour être avec lui.
Je partis dans ma chambre, m’allongeais sur mon lit, et fermis les yeux. Je m’endormis.
Je fus réveillée par un bruit sur mon balcon, j’avais malheureusement laissée la fenêtre ouverte, ce qui ne me rassura pas. Assise sur mon lit, je regardais dehors, mais ne vit rien, puisque la nuit régnait sur le ciel. Puis soudainement, une ombre se détacha, plus sombre, de forme humaine, la forme entra dans ma chambre.
LORENZO.
- N’ayez pas peur. Ce n’est que moi. Je ne pouvais attendre jusqu’à demain pour vous revoir.
- Mais comment êtes-vous monté?
- Un arbre m’a permis d’escalader. Mais ça n’a pas d’importance. Je voulais vous revoir, quelque chose chez vous m’attire plus que tout au monde. Je sais que je ne devrais surtout pas me comporter ainsi avec vous ni même être là, mais il le fallait, j’en avais besoin.
Il s’approcha de moi, et posa doucement ses mains sur mon cou, je le laissais faire, puisque moi de même, je le désirais tellement. Il me poussa délicatement vers le lit, et m’y allongea. Il commença à m’embrasser le cou, mais soudain, il s’arrêtait, et s’éloigna le plus loin possible dans la pièce.
- Lorenzo, que vous arrive-t-il ? Pourquoi vous éloignez vous ainsi de moi ? Je ne vous conviens pas ?
Ma voix exprimait parfaitement mon trouble et mon sentiment de malaise.
- Non, non, vous n’y êtes pour rien, le problème c’est moi. Je ne devrais pas être là, et je n’aurais surtout pas dû faire ce que j’ai failli vous faire. Je suis un véritable monstre.
- Un monstre ? Non, vous ne l’êtes pas...
- Vous ignorez ce que vous dites.
- Alors apprenez-moi.
Les larmes commençaient à me monter aux yeux, et Lorenzo le vit car il vînt vers moi en me disant :
- Non, ne pleurez pas ! Pas à cause de moi.
- Alors dites-moi ce qui se passe.
- Si je vous disais, vous me chasseriez de votre vie, vous auriez alors des problèmes puisque personne ne voudra annuler notre mariage, même si je le demandais aussi de tout arrêter, personne ne nous écouteras. Je préfère donc ne rien vous dire, et puis je ne veux pas refaire une nouvelle fois cette erreur.
- Rien, ni personne ne pourra faire que je vous haïsse ! Vous êtes la personne que j’aime le plus au monde. De quelle erreur parlez-vous ?
Je me rappelais soudainement de l’ancienne fiancée de Lorenzo.
- Cela a-t-il un rapport avec votre première fiancée?
Il me regarda, apparemment surpris par ma question.
- Comment savez-vous ? Et que vous a-t-on dit à ce sujet?
- Eh bien, ma mère m’a simplement dit que je n’étais pas la première, mais qu’elle était morte dans un terrible accident, dont elle n’a pas voulu m’expliquer les conditions.
Il murmura si bas que je dus me concentrer pour tout entendre :
- Si seulement c’était vraiment un accident, tous cela est ma faute.
- Lorenzo, dites moi tout je vous en supplie.
- Me promettez-vous de ne jamais en parler à personne, quelle que soit votre réaction ?
- Oui je vous le promets.
Il s’assit à côté de moi sur le lit, et pris mes mains dans les siennes.
- Allez-y, Lorenzo.
- D’accord, mais ne me juger pas je vous en prie. C’était il y à présent trois ans, mon père avait trouvé pour moi une fiancée, c’était une jeune femme comme vous, douce, belle, mais elle n’avait pas votre courage et votre curiosité. Quelques jours avant mon mariage avec elle, nous étions partis faire une excursion sur les falaises près de son château. Nous étions seuls, je voulais lui révéler... ce que je suis réellement. Elle m’a écouté, mais je sentais au fur et à mesure de mes explications qu’elle avait peur. Quand j’eu fini, nous nous trouvions en haut de la falaise qui surplombais son château. Elle m’a posé une seule question, je me souviens parfaitement de ses mots : « Me dites-vous la vérité ? ». Je lui ait certifié que oui. Je voyais parfaitement la peur sur son visage, j’ai voulu m’approcher d’elle pour la rassurer, mais elle a pris peur, et s’est mise à reculer. J’ai vu la chose venir mais je n’ai rien fait.
Il y eu ensuite un long silence.
- Que s’est-il passé ensuite ?
- Elle est tombée. Tombée de la falaise. Ce n’était pas un accident, elle est morte par ma faute.
- Que lui avez-vous avoué pour que vous puissiez lui faire peur ainsi ?
- Ce que je suis vraiment.
- Et qu’êtes-vous ?
Il murmura plus pour lui-même qu’à mon adresse :
- Après tout, pourquoi ne pas le lui dire, elle est différente, je suis sûr qu’elle pourra comprendre, de toute manière il est trop tard, j’en ai déjà trop dit. S’il le faut, je partirais.
Il réfléchit quelques secondes, puis se leva, se mit devant moi, et prit mes mains dans les siennes.
- Éléonore, écoutez attentivement ce que je vais vous dire, ne m’interrompez pas, et laissez moi finir jusqu’à la fin, même si l’envie de partir vous viens, je vous en supplie restez, quand vous m’aurez écouté je vous laisserais choisir et j’accepterais quelque soit votre décision.
- Je vous le promets Lorenzo.
- D’accord. C’est assez difficile à vous expliquer, mais la première chose que vous devez savoir, c’est que je ne suis pas un simple humain. Mon apparence est celle d’un humain mais mon organisme est différent, j’ai une rapidité anormale et je suis extrêmement fort.
- Il n’y a rien d’horrible à cela !
- Eléonore, je n’ai pas fini. Mais oui vous avez raison, tout cela peut encore passer mais le problème est que je ne me nourris pas de nourriture normale, j’ai un besoin et l’envie de me nourrir d’une autre chose. D’une chose que seuls des humains comme vous peuvent me procurer.... Le sang.
Il y eut un long silence, Lorenzo me regarda les yeux pleins de honte et de désolation. Moi, j’étais perturbée oui, mais pas du tout effrayée. Je lui dis :
- Lorenzo, je n’ai pas peur rassurez vous. Je me demande comment cela est possible ? Comment faites vous pour... boire du sang ? Vous tuez des gens?
- Eh bien... je ne sais pas vraiment, je ne suis pas comme sa depuis toujours, j’ai grandi jusqu’à mes 25 ans et j’ai arrêté de vieillir. Pour me nourrir, je plante mes crocs dans la peau et c’est... un reflexe, comme vous quand vous mangez, c’est pour moi naturel. Non, je ne tue personne, enfin je ne l’ai pas fait depuis longtemps, je sais me contrôler, et j’arrête de boire le sang quand je sens que la personne faiblie.
- Mais pourquoi me le dire à moi?
- Nous allons nous marier et je ne veux pas vous mentir. Et je dois avouer que vous m’avez ensorcelé, je suis passionné par votre peau si pâle et vos yeux si merveilleux. Dés que je vous ai aperçu, j’ai su que je vous aimais. Pendant notre danse, j’avais l’impression d’être dans un rêve, en présence d’un ange. Et maintenant, que je suis ici avec vous, et que vous savez mon secret, je ne veux plus vous quitter et je veux passer l’éternité avec vous.
- Oh Lorenzo, je vous trouve parfait, vous êtes l’homme le plus remarquable que j’ai jamais rencontrée. Vous êtes pour moi un ange tombé du ciel, et je ne peux imaginer que vous êtes une créature se nourrissant de sang, mais je ne peux que vous croire. Mon esprit me dit de vous fuir au plus vite mais mon cœur me dit de rester près de vous pour toujours. J’ai, depuis que je suis enfant, écoutée mon esprit mais maintenant, ici, ce soir, c’est mon cœur que je vais suivre.
- Il serait plus sage pour vous d’écouter votre esprit, mais en vous disant cela je ne le pense pas. J’espérais en secret que vous écoutiez votre cœur. Je suis impardonnable en vous disant ceci.
- Rassurez vous, je ne changerais pas d’avis. Rien, n’y personne, ne nous séparera. Je vous aime trop pour qu’il en soit autrement entre nous.
- Je vous aime aussi Eléonore, je dois vous laisser avant que mon père ne découvre mon absence. Mais demain nous nous reverrons. Je dois vous demander une chose très importante : ne parlez à personne de mon secret.
- Ne vous inquiétez pas Lorenzo, je ne dirais rien. Pour aucune raison je ne vous trahirais.
- Merci, ma chère...
Sur ses mots, il m’embrassa.
Son baiser fut merveilleux, je n’avais jamais rien ressentie d’aussi féérique. Il ne pouvait être qu’un ange.
Il s’éloigna de moi, sans un mot et parti vers le balcon d’où il était arrivé. Il s’arrêta sur le pas de la porte, me regarda et sourit, avant de disparaitre dans la nuit, sans un bruit.
J’étais émerveillée de cette rencontre et non effrayée comme le devrait toute jeune fille. J’aurais aussi du courir voir mes parent pour les supplier d’annuler ce mariage car Lorenzo était un buveur de sang, mais cela m’étais impossible, puisque je l’aimais.
Je retournais sur mon lit, et me coucha, laissant la fenêtre du balcon dans l’espoir que Lorenzo revienne cette nuit.

***

A mon réveil, au matin, je vis que dans le ciel, le soleil était haut, il devait déjà être tard, je me demande pourquoi on ne m’avait pas encore réveillée. Je pris dans mon armoire, une robe simple mais magnifique, je voulais être belle pour revoir Lorenzo, surement plus tard dans la journée. Je m’habillais, et me coiffais, puis je sortie de ma chambre pour aller retrouver mes parents, qui devaient m’attendre dans le salon pour parler de la soirée d’hier.
Je les trouvais, mes parents et ma sœur dans le salon, comme je l’avais pensé, mais au lieu de les trouver heureux, ils avaient l’air préoccupés et inquiets.
C’est ma mère qui me remarqua la première :
- Oh Eléonore, ma fille ! Il est arrivé une chose horrible !
- Mère que se passe-t-il ?
- Ta sœur a découvert hier soir des choses sur Lorenzo...
- Qu’a-t-elle pu découvrir de si horrible qui vous met tous dans cet état ?
Je commençais à me sentir très mal, que se passait-il ? Auraient-ils découvert le secret de Lorenzo ?
Mon père pris la parole :
- Sophie a entendue des rumeurs, disant que c’est Lorenzo qui aurait tué sa première fiancée en la poussant du haut d’une falaise, quelques jours avant leur mariage. Il aurait fait sa pendant une crise de folie. Ces crises de folie seraient très fréquentes chez lui d’après les rumeurs.
Je fus soulagé qu’ils n’aient pas découvert ce que cache réellement Lorenzo :
- Mère, père, comme vous l’avez dit, ce ne sont que des rumeurs. Lorenzo est un ange, il ne ferait de mal à personne.
La voix de mon père s’éleva :
- Ma fille, vous dites cela puisque vous êtes apparemment sous son charme, mais nous non ! Nous n’allons pas prendre le risque de vous perdre à cause de ce jeune homme dont vous êtes amoureuse ! Nous allons rompre les fiançailles pour votre bien !
- Non père ! Je vous en prie ne faites pas ça ! Vous n’avez pas le droit, je l’aime !
- Taisez-vous! Vous ne reverrez jamais Lorenzo, je vous l’interdit ! Amélia, ramenez Eléonore dans sa chambre et ne la laissez pas en sortir.
Ma mère me pris donc par le bras et m’entraîna dans ma chambre, je n’imposais aucune résistance, mais en arrivant dans ma chambre, et après avoir entendue la clé m’enfermer dans cette pièce, je fondis en larme sur mon lit, détruite par le choix de mes parents. C’est la faute de mon idiote de sœur ! Elle a entendu des rumeurs sur Lorenzo, l’homme que je devais épouser, il était certain que ces rumeurs, allais faire changer mes parents d’avis. Sophie l’a fait exprès pour briser mon bonheur ! Je la déteste, je les déteste tous les trois ! Lorenzo était la plus belle chose qui ne m’était jamais arrivée et c’était fini, je ne le reverrais plus jamais...
Je restai la à pleurer et a maudire ma famille pendant plusieurs heures.

***

Je dû m’endormir, car je fus réveillée par des coups à la fenêtre du balcon. Il était la, c’était bien lui, Lorenzo. Vêtu d’un grand manteau noir et d’un costume, lui aussi, noir. Je lui ouvris et je courus me réfugier dans ses bras, je recommençais à pleurer, mais je réussis à lui dire entre plusieurs larmes :
- Oh Lorenzo, j’ai cru ne jamais vous revoir ! Mes parents ont entendus des rumeurs sur vous et sur...
- Oui, je sais, ils ont fait parvenir à mes parents un message leur annonçant ce qu’ils savaient et qu’ils voulaient renoncer à notre mariage. Mes parents ont bien sur acceptés leurs choix car ils savent la vérité et ne veulent par leur imposer d’avoir peur pour leur fille. Que je ne veuille pas vous abandonner ne les a pas fait changer d’avis. Mon père m’a ordonné de vous oublier et de ne plus vous voir, mais c’est impossible, je me suis épris de vous. Jamais je ne vous abandonnerais, je suis donc parti, j’ai pris des affaires et de l’argent, nous pouvons partir tous les deux si vous le désirez, nous aurons de quoi vivre ! Je ne vous ferais jamais de mal vous le savez bien, venez avec moi...
- Oh Lorenzo vous êtes merveilleux, laissez moi emporter quelques objets auxquels je tiens et des robes, et nous pourrons partir seul ! Plus rien ne nous séparera jamais.
- Oui, ensemble à tout jamais.
Il m’embrassa, puis me relâcha pour me permettre de faire ma malle.
Mais alors que j’avais presque fini, j’entendis frapper à la porte, puis la voix de mon père :
- Eléonore, c’est important, nous devons vous parler.
Puis le bruit de la clé dans la serrure. Ni moi, ni Lorenzo ne purent réagir que la porte s’ouvrit et mes parents pénétraient dans ma chambre.
En apercevant Lorenzo, ils restaient figés quelques instants, puis ils remarquaient ma malle.
Mon père, fou de rage, s’adressa alors à Lorenzo :
- Vous ! Vous vouliez emmener ma fille ! Surement pour la tuer comme votre première fiancée ! Vous êtes un monstre ! Jamais je ne vous laisserai partir avec elle !
Mon père prit une épée accrochée au mur et menaça Lorenzo. Je m’interposai entre eux deux :
- Vous ne lui ferez pas de mal, père !
- Ecarte-toi ma fille ! Il vous manipule !
- Nan, je l’aime et il m’aime !
- Regardez ce que vous avez fait d’elle, Lorenzo, une fille qui défie son propre père ainsi. C’est intolérable !
- C’est votre faute ! Depuis que je suis petite, vous m’imposez des lois strictes ! Je n’ai le droit que d’obéir et non de vivre comme je le veux ! Mais aujourd’hui c’est terminé ! Je pars avec Lorenzo et plus jamais je ne vous écouterais ni vous reverrais ! Je veux vous oublier pour toujours !
Ma mère fondit en larme :
- Ma fille ne dites pas ça !
- C’est de sa faute à lui, il manipule notre fille et fait d’elle une folle ! Il faut le tuer pour qu’elle redevienne comme avant, il doit être possédé par le diable et c’est elle qui va bientôt être possédée si on ne s’en débarrasse pas tout de suite !
Mon père avançait vers moi et Lorenzo, puis il me poussait au sol pour ne plus que je l’empêche de s’attaquer à celui que j’aimais.
Mon père lui lança plusieurs coups d’épées que Lorenzo esquiva avec une rapidité étonnante, je me souviens de ce qu’il m’avait dit « J’ai une rapidité anormale et je suis extrêmement fort ».
Mon père s’écria :
- Vous êtes beaucoup trop rapide pour un homme ! C’est une créature surhumaine, ma fille, vous aimez un démon des enfers !
- Père je vous en prie, arrêtez !
- Non, vous ne serez libre qu’une fois la créature détruite !
Lorenzo continua d’éviter les coups d’épées sans aucun problème mais je ne pouvais m’empêchez d’avoir peur pour lui.
- Lorenzo fuyez! Il ne nous laisserons pas partir !
- Non, Eléonore, je vous aime, je ne vous laisserais pas avec eux ! Je ne peux vivre sans vous.
Sur ses mots, Lorenzo poussa mon père avec une violence qui l’envoya à l’autre bout de la pièce. Ma mère courut le rejoindre, il ne bougeait plus et du sang s’écoulait sur le sol.
Je me relevai et me réfugias dans les bras de Lorenzo.
Ma mère cria :
- Eléonore, ton père est mort ! Il l’a tué et c’est vers lui que tu vas ?
- Il était prêt à tuer celui que j’aimais, il l’a mérité ! Je vous déteste toi et lui ! Ça n’a plus d’importance.
- Eléonore, ma fille...
- Je ne suis plus votre fille ! J’appartiens à Lorenzo à présent.
Lorenzo me pris par la main.
- Ma chère, j’ai tué votre père, je suis impardonnable...
- Ne dites pas ça, il vous aurait tué... Je vous pardonne...
- Vous êtes merveilleuse, vous êtes sur de vouloir partir avec moi ? De quitter votre vie, pour en commencer une avec moi, un buveur de sang ?
- Oui Lorenzo.
- Alors partons vite.
Je pris ma malle dans une main, et Lorenzo prit mon autre main.
- Passons par le balcon, deux chevaux nous attendent en bas.
- Mais Lorenzo je ne peux pas sauter si haut, je ne suis pas comme vous.
- Ne vous inquiétez pas, je vais vous porter.
Il me souleva du sol et me pris dans ses bras avec une facilité remarquable.
Je jetai un dernier regard dans ma chambre, et je vis ma sœur me regarder avec ses grands yeux. Je l’entendis murmurer :
- Un Buveur de sang...
Elle avait entendue Lorenzo le dire.
Lorenzo sauta dans le vide, et quelques petites secondes après, il me posa au sol, à coté des deux chevaux. Il m’aidait à m’installer sur l’un deux, puis alla sur l’autre.
Il me dit avec un léger sourire :
- Prête pour une nouvelle vie ?
- Oui...
- Alors allons-y.
Il lança son cheval au Galop, je fis de même. Et nous disparûmes dans la nature.
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