2
min

1430 -1789, Jeanne d'arc et la révolution française (Chapitre 3)

Image de Robyn Erzec

Robyn Erzec

46 lectures

2

PERSONNAGES CENTRAUX DE L'EPISODE :

Agathe Erzec – Mac Evisa
- Age physique : dans les 50 ans
- Nationalité : française
- Peau : blanche
- Taille : 1,72 mètre
- Assez masculine, cheveux châtains, yeux marron
- Elle a une tendance marquée à l’hétérophobie

Lilas Erzec
- Age physique : entre 21 et 25 ans
- Nationalité : franco-martiniquaise
- Peau : couleur chocolat
- Taille : 1,54 mètre
- Svelte, cheveux noirs, yeux verts
- Elle est très sportive mais très réservée
-
1430, Rouen

Ma chère fille adorée,

Malgré la distance qui nous sépare l’une de l’autre, je ne cesse de penser à toi.
Cela décuple ma force lors de mes combats contre ces maudits Anglais qui, à chaque nouvelle lune, sont de plus en plus forts et difficiles à battre.
Voilà maintenant 18 ans que nous ne nous sommes pas vues mais je ne regrette pas ce jour où, à Domrémy, je t’ai mis avec ta mère dans la première carriole en partance pendant que tu dormais.
Tu m’as sans doute haïe longtemps pour ce que j’ai fait, mais je l’ai fait pour ton bien. Je n’aurais pas pu enrôler autant d’hommes si le Prince de France avait su que « la grande Jeanne » avait eu une fille. C’est en soi déjà exceptionnel qu’une femme ait des hommes à son service...
J’ai réussi jusqu’à ce jour à me jouer de l’Eglise en me faisant passer pour pieuse, tous me surnomment « la Pucelle »...
S’ils savaient la vérité, ce que je suis vraiment, ils m’enverraient certainement au bûcher...

A toi
Ma fille que j’aime
Agathe
1789, Paris

Ma chère mère,

Après de longues décennies de recherche, j’ai enfin retrouvé ta lettre... mais toi, je ne t’ai toujours pas retrouvée...
Cela fait presque 359 ans que je te cherche, je compte toujours les années tellement tu me manques.
Où es-tu ?
Je ne t’en veux plus, longtemps je t’ai haïe et tant détestée.
Durant presque 80 années, je ne voulais plus entendre parler de toi. Je considérais que tu étais morte et que je n’avais plus qu’une mère, plus que ma « maman A », celle qui m’avait mise au monde.
En 1490, j’ai embarqué avec « maman A » pour l’Asie au sein de la flotte de Christophe Colomb, pour t’oublier. Deux ans plus tard, je découvrais un nouveau continent, mais ça n’était pas l’Asie, c’était le Nouveau Monde.
Et je n’ai jamais réussi à t’oublier...
Où es-tu ?
Avec le recul et beaucoup de réflexion, je t’ai pardonnée.
Et j’ai compris ce que tu as fait, pourquoi tu m’as éloignée de toi.
J’ai décidé comme toi de me battre ! de m’engager !
S’il le faut, je dresserai des barricades contre la royauté !
Je mènerai ta révolution s’il le faut !
Je prendrai même la Bastille s’il le faut !
Mon grand ami, le peintre Eugène Delacroix, est mon plus grand soutien. Il a commencé à peindre un tableau me représentant la peau blanche, tiens donc ! je suis métisse moi, pas blanche ! et avec la poitrine à l’air en plus ! quelle idée, non mais je te jure !
Ce grand fou veut me voir sur des barricades, brandissant fièrement notre étendard tricolore.
La liberté guidant le peuple, pense-t-il l’appeler.
Un hymne ne ferait-il pas mieux l’affaire ?

Ta fille chérie
Lilas
2

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,