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Stéphane Mallarmé

1842 - 1898

Mallarmé est le poète le plus représentatif du courant symboliste. Figure incompréhensible pour certains ou génie lumineux pour d'autres, il est celui vers lequel se tourne toute une génération de jeunes auteurs. Le salon qu'il tient, tous les mardis, rue de Rome, fait office de lieu sacré pour bon nombre d'hommes de lettres. Malheureux si son cigare n'était pas allumé, il trouvait aussi l'inspiration en promenade sur la Seine ou en pêchant près de sa maison à Valvins en compagnie de Manet, Renoir, Valéry...


Classique

Le phénomène futur

Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages ; les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans une rivière dormant à l’horizon... [+]

Recommandé Par Short Édition
Classique

Si tu veux nous nous aimerons

Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l’interromps
Qu’à verser un silence pire
Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire... [+]

Classique

Le mystère dans les lettres

De pures prérogatives seraient, cette fois, à la merci des bas farceurs.
Tout écrit, extérieurement à son trésor, doit, par égard envers ceux dont il emprunte, après tout, pour un objet... [+]

Classique

Au seul souci de voyager

Au seul souci de voyager
Outre une Inde splendide et trouble
– Ce salut soit le messager
Du temps, cap que ta poupe double
Comme sur quelque vergue bas
Plongeante avec la caravelle
Ecumait... [+]

Classique

Crise de vers

Tout à l’heure, en abandon de geste, avec la lassitude que cause le mauvais temps désespérant une après l’autre après-midi, je fis retomber, sans une curiosité mais ce lui semble avoir lu... [+]

Classique

Prose

pour des Esseintes
Hyperbole ! de ma mémoire
Triomphalement ne sais-tu
Te lever, aujourd’hui grimoire
Dans un livre de fer vêtu :
Car j’installe, par la science,
L’hymne... [+]

Classique

Le Tombeau d'Edgar Poe

Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,
Le Poëte suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix... [+]

Classique

L'après-midi d'un faune

Ces nymphes, je les veux perpétuer.
Si clair,
Leur incarnat léger, qu’il voltige dans l’air
Assoupi de sommeils touffus.
Aimai-je un rêve ?
Mon doute, amas de nuit... [+]

Classique

Don du poème

Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !
Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,
Par le verre brûlé d’aromates et d’or,
Par les carreaux glacés, hélas ... [+]

Classique

Hérodiade

SCÈNE
La Nourrice – Hérodiade
N.
Tu vis ! ou vois-je ici l’ombre d’une princesse ?
À mes lèvres tes doigts et leurs bagues et cesse
De marcher dans un âge... [+]