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Urbi et orbi

Le Soleil fut ton Dieu, tes espaces, ton astre ;
Ton Miroir de Vénus, ta lampe d’Aladin :
Tu violes son trône – il franchit ton gradin ;
Sur son orbe, ton front coïncide, et s’encastre.

Il tlamboie en tes yeux, lustre ton épigastre ;
Tes Nymphes l’ont pour sceptre et pour vertugadin.
Il est le tournesol mouvant de ton jardin ;
Il est le mascaron brûlant de ton pilastre.

Tu l’arrêtes au Ciel ainsi que Josué ;
Et, dans son tabernacle, ostensoir de la France,
Versailles le contient, monstrueuse monstrance.

En ta Royale Essence il semble transmué ;
Et, lorsque son déclin se pose sur l’abîme,
Le Monde communie en ton solaire azyme.