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poésie 63LECTURES

Les soins jaloux

Il ne faut pas que tu te coiffes, de peur que le fer trop chaud ne brûle ta nuque ou tes cheveux. Tu les laisseras sur tes épaules et répandus le long de tes bras.
Il ne faut pas que tu t’habilles, de peur qu’une ceinture ne rougisse les plis effilés de ta hanche. Tu resteras nue comme une petite fille.
Même il ne faut pas que tu te lèves, de peur que tes pieds fragiles ne s’endolorissent en marchant. Tu reposeras au lit, ô victime d’Erôs, et je panserai ta pauvre plaie.
Car je ne veux voir sur ton corps d’autres marques, Mnasidika, que la tache d’un baiser trop long, l’égratignure d’un ongle aigu, ou la barre pourprée de mon étreinte.