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Pierre Louÿs

1870 - 1925

Érotomane, érudit, poète, Pierre Louÿs professa tout le long de sa vie un goût pour le désir sous toutes ses formes. Se plaçant en héritier de la littérature libertine, son œuvre repose entièrement sur la femme. Mais il publia très peu de son vivant. Ce n'est qu'après son décès que tous ses écrits érotiques ont été découverts. Et lors de la vente de ses biens on retrouvera, dans sa maison, plusieurs centaines de kilos de manuscrits, tous inédits. Il tenait même un journal dans lequel il inscrivait toutes les femmes avec qui il avait couché, avec force détails.

Classique

La lune aux yeux bleus

La nuit, les chevelures des femmes et les branches des saules se confondent. Je marchais au bord de l’eau. Tout à coup, j’entendis chanter : alors seulement je reconnus qu’il y avait là... [+]


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Classique

La chevelure

Il m’a dit : « Cette nuit, j’ai rêvé. J’avais ta chevelure autour de mon cou. J’avais tes cheveux comme un collier noir autour de ma nuque et su... [+]


Classique

Le passé qui survit

Je laisserai le lit comme elle l’a laissé, défait et rompu, les draps mêlés, afin que la forme de son corps reste empreinte à côté du mien.
Jusqu’à demain je n’irai pas au bain, je ne... [+]


Classique

Conseils à un amant

Si tu veux être aimé d’une femme, ô jeune ami, quelle qu’elle soit, ne lui dis pas que tu la veux, mais fais qu’elle te voie tous les jours, puis disparais, pour revenir.
Si elle t’adresse... [+]


Recommandé Par Short Édition
Classique

Le désir

Elle entra, et passionnément, les yeux fermés à demi, elle unit ses lèvres aux miennes et nos langues se connurent... Jamais il n’y eut dans ma vie un baiser comme celui-là.
Elle était debout... [+]


Classique

Le sommeil interrompu

Toute seule je m’étais endormie, comme une perdrix dans la bruyère. Le vent léger, le bruit des eaux, la douceur de la nuit m’avaient retenue là.
Je me suis endormie, imprudente, et je me... [+]


Classique

La danseuse aux crotales

Tu attaches à tes mains légères tes crotales retentissants, Myrrhinidion ma chérie, et à peine nue hors de la robe, tu étires tes membres nerveux. Que tu es jolie, les bras en l’air, les reins... [+]


Classique

La ceinture chaude

« Tu crois que tu ne m’aimes plus, Téléas, et depuis un mois tu passes tes nuits à table, comme si les fruits, les vins, les miels pouvaient te faire oublier ma bouche. Tu crois que tu ne... [+]


Classique

Pervigilium Mortis

Quod jam in amplexu partim audivit Ariadne.
I
" Ouvre sur moi tes yeux si tristes et si tendres,
Miroirs de mon étoile, asiles éclairés,
Tes yeux plus solennels de se voir adorés,
Temples... [+]


Classique

Le vieillard et les nymphes

Un vieillard aveugle habite la montagne. Pour avoir regardé les nymphes, ses yeux sont morts, voilà longtemps. Et depuis, son bonheur est un souvenir lointain.
« Oui, je les ai vues... [+]


Classique

Le tombeau des naïades

Le long du bois couvert de givre, je marchais ; mes cheveux devant ma bouche se fleurissaient de petits glaçons, et mes sandales étaient lourdes de neige fangeuse et tassée.
Il me dit ... [+]


Classique

Les courtisanes égyptiennes

Je suis allée avec Plango chez les courtisanes égyptiennes, tout en haut de la vieille ville. Elles ont des amphores de terre, des plateaux de cuivre et des nattes jaunes où elles s’accroupissent... [+]