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poésie 103LECTURES

Yeux, pleurez

– Yeux, pleurez ; accompagnez le cœur à qui votre faute fait endurer la mort. – C’est ce que nous faisons toujours, et il nous faut gémir sur une faute qui est plus celle d’autrui que la nôtre.
– C’est par vous que jadis Amour entra pour la première fois là ou il vient encore, comme en sa propre maison. – Nous lui ouvrîmes le chemin à cause de cette espérance qui naquit en ton cœur mourant.
– Entre mon cœur et vous, les raisons ne sont pas égales, comme cela vous semble ; car, au premier abord, vous fûtes avides de votre mal et du sien.
– C’est là ce qui nous attriste le plus, car les jugements parfaits sont très rares, et l’on est souvent blâmé de la faute commise par un autre.