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poésie 100LECTURES

Plus je m’approche du jour suprême

Plus je m’approche du jour suprême qui termine l’humaine misère, plus je vois le temps marcher rapide et léger, et mon espoir en lui devenir trompeur et sans effet.
Je dis à mes pensers : nous n’irons plus beaucoup désormais, parlant d’amour, car il détruit mon corps terrestre comme une froide neige ; ainsi nous aurons la paix.
Car avec lui tombera cette espérance qui nous fait depuis si longtemps nous occuper de choses vaines, et le rire et les pleurs, et la peur et la colère.
Ainsi nous verrons ensuite clairement comme souvent on marche au milieu des choses incertaines, et comme souvent on soupire en vain.