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poésie 101LECTURES

Le désir m’éperonne

Le désir m’éperonne, Amour me guide et me conduit, le plaisir me tire après lui, l’habitude me pousse, l’espérance me flatte et m’encourage, et porte la main droite à mon cœur déjà lassé.
Le misérable la prend, et ne s’aperçoit point que celui qui nous escorte est aveugle et déloyal ; les sens règnent et la raison est morte, et l’âme renaît d’un vague désir.
La vertu, l’honneur, la beauté, les nobles manières, les douces paroles m’ont saisi sous ces beaux rameaux où le cœur s’englue si doucement.
Ce fut en l’année mil trois cent vingt-sept, le sixième jour d’avril, vers la première heure, que j’entrai dans ce labyrinthe ; et je ne vois pas par où on en sort.