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poésie 105LECTURES

La vie fuit et ne s’arrête pas une heure

La vie fuit et ne s’arrête pas une heure ; et la mort vient derrière à grandes journées ; et les choses présentes, aussi bien que les choses passées et celles à venir, me donnent du tourment.
Et le souvenir et l’attente me fatiguent tellement de tous côtés, qu’en vérité, si je n’avais pitié de moi-même, je me serais déjà délivré de ces pensées.
D’un côté, je cherche si mon cœur triste goûta jamais auparavant quelque douceur ; et de l’autre je vois les vents courroucés contre mon navire ;
Je vois la fortune dans le port, et mon nocher fatigué désormais, et les mâts et les cordages rompus, et les beaux yeux que j’avais coutume de regarder, éteints pour toujours.