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poésie 89LECTURES

J’ai rempli de soupirs tout l’air de ce pays

J’ai rempli de soupirs tout l’air de ce pays, en contemplant la douce inclinaison des hautes collines où naquit celle qui, ayant eu dans sa main mon cœur en sa floraison et en sa maturité,
Est allée au ciel, et, par son départ subit, m’a réduit à une telle extrémité, que mes yeux fatigués la cherchant en vain loin de ce monde, ne laissent auprès d’eux aucune place à sec.
Il n’est pas de buisson ni de rochers dans ces montagnes, pas de branche ou de vert feuillage en ces plaines, pas de fleur ou de brin d’herbe en ces vallons,
Il ne vient pas une goutte d’eau dans ces sources, et ces bois n’ont pas de bêtes si sauvages, qui ne sachent combien ma peine est acerbe.