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poésie 101LECTURES

Comme va le monde !

Comme va le monde ! maintenant je me délecte et je me plais à ce qui me déplaisait le plus ; maintenant je vois et je sens que ce fut pour mon salut que je souffris, et que j’eus à soutenir une courte guerre pour une éternelle paix.
Ô espérance, ô désir toujours trompeur ! et cent fois plus trompeur celui des amants ! oh ! combien c’eût été pis si j’avais reçu contentement de celle qui siège maintenant au ciel et gît sous la terre !
Mais l’aveugle Amour et mon esprit sourd s’égaraient si bien, qu’il me fallait aller de vive force là où était la mort.
Bénie soit celle qui dirigea ma course vers une meilleure rive, et qui, me leurant, réfréna ma volonté impie et ardente, pour m’empêcher de périr.