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Belle âme, délivrée de ce nœud

Belle âme, délivrée de ce nœud, le plus beau que sut jamais ourdir la Nature, tourne du haut du ciel ton esprit sur ma vie obscure, jetée de pensers si joyeux dans les pleurs.
Elle est sortie de ton cœur, la fausse opinion qui pendant un temps te fit paraître acerbe et dure pour moi ; rassurée désormais, tourne vers moi les yeux, et écoute mes soupirs.
Regarde le grand rocher d’où naît la Sorgue, et tu y verras quelqu’un qui, seul au milieu des herbes et des eaux, se repaît de ton souvenir et de douleur.
Je veux que tu abandonnes et que tu laisses de côté le lieu où est ta demeure et où naquit notre amour, afin que tu ne voies pas, parmi les tiens, celui qui te déplut.