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poésie 210LECTURES

Allez, brûlants soupirs, au cœur froid de Laure

Allez, brûlants soupirs, au cœur froid de Laure ; rompez la glace qui fait obstacle à sa pitié ; et, si une prière mortelle est écoutée dans le ciel, que la mort ou qu’un doux merci mette fin à ma douleur.
Allez, doux pensers ; parlez-lui de ce que son beau regard ne peut pas voir ; et si son dédain et ma mauvaise étoile nous sont hostiles, nous ne conserverons plus d’espérance, et nous serons tirés d’erreur.
Vous pouvez bien dire, quoique d’une manière très incomplète, que notre état est aussi inquiet et sombre que le sien est calme et serein.
Allez désormais en toute sûreté, car Amour s’en ira avec vous ; et la fortune mauvaise pourra bien s’adoucir, si je sais juger du temps aux signes de mon Soleil.