Le magasin de suicides

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Poète volontiers macabre, Maurice Rollinat s'inscrit dans la veine baudelairienne de la poésie, qu'il exploitera sous bien des formes, notamment en jouant au piano quelques-uns de ses textes et  [+]

– « Nous avons l’arme à feu, le rasoir très coupant,
La foudre à bon marché, l’asphyxiant chimique
(Et l’on a, je vous jure, une étrange mimique
Quand on s’est mis au cou cette corde qui pend !),

« Les poisons de la fleur, de l’herbe et du serpent,
Le curare indien, la mouche anatomique,
Le perfide nectar au suc de noix vomique
Qui fait qu’on se tortille et qu’on meurt en rampant.

« Tous ces engins de mort et d’autres que je passe,
Nous les garantissons ! Mais, dit-il à voix basse,
Bien qu’ils soient aujourd’hui d’un emploi consacré,

« Il en est encore un, le meilleur et le pire,
Que vous enseigneront pour un prix modéré
Mademoiselle Pieuvre et madame Vampire. »

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