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Marcel Schwob

1867 - 1905

Précoce, à l'école il brille déjà par ses écrits et reçoit plusieurs prix. Puis, jeune encore, il devient polyglotte, érudit et bibliophile. Le style de Marcel Schwob se déploie dans le genre du conte et dans les narrations courtes, où son immense culture l'autorise à toutes les fantaisies. Fin connaisseur de la langue française archaïque, ses maîtres sont Villon et Rabelais. De santé précaire, il meurt d'une simple grippe à 37 ans, après avoir été longtemps alité par un mal inconnu qui le rongeait.


Classique

Arachné

Her waggon-spokes made of long spinners’ legs ;
The cover, of the wings of grasshoppers ;
Her traces of the smallest spider’s web ;
Her collars of the moonshine’s watery... [+]

Classique

L'homme voilé

Du concours de circonstances qui me perd, je ne puis rien dire ; certains accidents de la vie humaine sont aussi artistement combinés par le hasard ou les lois de la nature que l’invention la... [+]

Classique

L'amoureuse

Je prie ceux qui liront ces vers de rechercher mon esclave cruel. Il s’est enfui de ma chambre à la deuxième heure après le milieu de la nuit.
Je l’avais acheté dans une ville bithynienne et... [+]

Recommandé Par Short Édition
Classique

Pour Milo

Je vais vous dire ce que je suis : un homme très tranquille et vivant d’un peu d’argent que je gagne dans mon commerce. J’ai appris de la politique avec les vieux camarades qui jouent aux... [+]

Classique

L'esclave déguisé

Ô Mannia, viens châtier cet insolent avec un bon fouet en cuir de Paphlagonie. Je l’ai acheté dix mines à des marchands phéniciens, et il n’a pas souffert de la faim chez moi. Qu’il dise si... [+]

Classique

Crève-cœur

Comme il passait, son pantalon « à la bénard » s’épatant sur le trottoir, le foulard rouge et jaune serré d’un coulant, la casquette à raies d’aplomb sur les... [+]

Recommandé Par Short Édition
Classique

Akmé

Akmé mourut, tandis que je pressais encore sa main sur mes lèvres, et les pleureuses nous entourèrent. Le froid se glissa dans ses membres inférieurs, et ils devinrent pâles et glacés. Puis il... [+]

Classique

Le miroir, l'aiguille, le pavot

Le Miroir parle : J’ai été façonné d’argent par un ouvrier habile. D’abord je fus creux comme sa main, et mon autre face était semblable au globe d’un œil terne. Mais ensuite je... [+]

Classique

Le train 081

Du bosquet où j’écris, la grande terreur de ma vie me paraît lointaine. Je suis un vieux retraité qui se repose les jambes sur la pelouse de sa maisonnette ; et je me demande souvent si... [+]

Classique

Les Boute-feux

L’année devant que le roi fût pris à Pavie, il y eut par le monde de grandes terreurs. Car le jour de la Saint-Sylvestre au soir, entre neuf et dix heures, le ciel devint couleur de sang ... [+]

Classique

L'hôpital

On y arrivait par des chemins vagues, bordés de vieilles masures, et son aspect surprenait d’abord, à cause de sa ressemblance avec un couvent. Un long mur gris, avec des fenêtres grillées où... [+]

Classique

Les trois gabelous

« Ho, Pen-Bras, n’entends-tu pas un bruit de rames ? » dit le Vieux en secouent le tas de foin où ronflait un des trois douaniers gardes-côtes. La grosse figure du dormeur était... [+]