Je fuis la vile, et temples, et tous lieus

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Celle que l'on surnomme « La Belle Cordière » a-t-elle réellement existé ? Elle ne serait qu'une invention de quelques poètes lyonnais, mais ce débat n'a été ouvert que récemment  [+]

Je fuis la vile, et temples, et tous lieus,
Esquels prenant plaisir à t’ouir pleindre,
Tu peus, et non sans force, me contreindre
De te donner ce qu’estimois le mieus.

Masques, tournois, jeus me sont ennuieus,
Et rien sans toy de beau ne me puis peindre :
Tant que tachant à ce desir esteindre,
Et un nouvel obget faire à mes yeus,

Et des pensers amoureus me distraire,
Des bois espais sui le plus solitaire :
Mais j’aperçoy, ayant erré maint tour,

Que si je veus de toi estre delivre,
Il me convient hors de moymesme vivre,
Ou fais encor que loin sois en sejour.
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