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Louise Labé

1524 - 1566

Celle que l'on surnomme « La Belle Cordière » a-t-elle réellement existé ? Elle ne serait qu'une invention de quelques poètes lyonnais, mais ce débat n'a été ouvert que récemment. Écuyère adroite, musicienne avertie, la poétesse du "Je vis, je meurs" incarne l'esprit de la Renaissance avec tout l'engagement culturel hérité de l'Italie que l'époque professait. Et sa voix reste sans équivalent dans la littérature du XVIe siècle.


Classique

Je vis, je meurs

Je vis, je meurs : je me brule et me noye.
J’ay chaut estreme en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ay grans ennuis entremeslez de joye :
Tout à... [+]


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Classique

Depuis qu’Amour cruel empoisonna

Depuis qu’Amour cruel empoisonna
Premierement de son feu ma poitrine,
Tousjours brulay de sa fureur divine,
Qui un seul jour mon cœur n’abandonna.
Quelque travail, dont assez me... [+]


Classique

Baise m’encor, rebaise moy et baise

Baise m’encor, rebaise moy et baise :
Donne m’en un de tes plus savoureus,
Donne m’en un de tes plus amoureus :
Je t’en rendray quatre plus chaus que braise.
Las, te pleins... [+]


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Classique

Élégie III

Quand vous lirez, ô Dames Lionnoises,
Ces miens escrits pleins d’amoureuses noises
Quand mes regrets, ennuis, despits et larmes
M’orrez chanter en pitoyables carmes,
Ne veuillez pas condamne... [+]


Classique

Élégie II

D’un tel vouloir le serf point ne desire
La liberté, ou son port le navire,
Comme j’attends, helas, de jour en jour,
De toy, Ami, le gracieus retour.
Là j’avois mis le but de ma... [+]


Classique

Pour le retour du Soleil honorer

Pour le retour du Soleil honorer,
Le Zephir, l’air serein lui apareille :
Et du sommeil l’eau et la terre esveille,
Qui les gardoit l’une de murmurer,
En dous coulant, l’autre de se... [+]


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Classique

On voit mourir toute chose animee

On voit mourir toute chose animee,
Lors que du corps l’ame sutile part :
Je suis le corps, toy la meilleure part :
Ou es tu donq, ô ame bien aymee ?
Ne me laissez par si long... [+]