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conte 460LECTURES

La pie

Il lui reste toujours, du dernier hiver, un peu de neige.
Elle sautille à pieds joints par terre, puis, de son vol droit et mécanique, elle se dirige vers un arbre.
Quelquefois elle le manque et ne peut s’arrêter que sur l’arbre voisin.
Commune, si dédaignée qu’elle semble immortelle, en habit dès le matin pour bavarder jusqu’au soir, insupportable avec sa queue-de-pie, c’est notre oiseau le plus français.

LA PIE. — Cacacacacaca.

LA GRENOUILLE. — Qu’est-ce qu’elle dit ?

LA PIE. — Je ne dis pas, je chante.

LA GRENOUILLE. — Couac !

LA TAUPE. — Taisez-vous donc là-haut, on ne s’entend plus travailler !