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Jules Barbey d'Aurevilly

1808 - 1889

Barbey D'Aurevilly est une tempête pour le XIXe siècle : il renverse le microcosme tranquille de la littérature n'ayant pas peur de se faire des ennemis. Il écrit plus de 1300 articles littéraires et dresse une oeuvre monumentale.
Issu d'une famille noble, il rompt avec ses parents très tôt et excelle dans le dandysme. Entre Louise, Paula, la marquise de Vallon, la baronne de Maistre... les conquêtes s'enchainent ! Brillant orateur et charismatique personnage, il est au centre de « la bataille des dames » qui sont folles de lui. Barbey aime les ruptures radicales, et c'est en 1846 qu'il se trouve une nouvelle maitresse : la religion. Il fonde même une « société catholique » et son comportement est celui d'un fanatique... Toutefois cela ne dura qu'un temps ! Il s'enferme dans une solitude reniant Sainte-Beuve, le catholicisme, Napoléon et va essuyer un échec amoureux avec Mme de Bouglon dite l'« Ange blanc ». Il a presque tout perdu à ce moment de sa vie mais il découvre et dévore Balzac. Il va aussi se consacrer intensément à l'écriture. Il abhorre le réalisme et construit ses fictions avec passion autant qu'avec une minutie limite maniaque pour des détails significatifs dans ses écrits – et c’est là d’ailleurs tout le génie d’Aurevilly !


Classique

Te souviens-tu ?...

A Mademoiselle Marthe Brandès.
Te souviens-tu du soir, où près de la fenêtre
Ouverte d'un salon plein de joyeux ébats,
Tu n'avais pas seize ans... les avais-tu ?... Peut-être ... [+]


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Classique

A Valognes

Ex imo.
C'était dans la ville adorée,
Sarcophage pour moi des premiers souvenirs,
Où tout enfant j'avais, en mon âme enivrée,
Rêvé ces bonheurs fous qui restent des... [+]


Classique

Oh ! les yeux adorés...

A Clara.
Oh ! les yeux adorés ne sont pas ceux qui virent
Qu'on les aimait, - alors qu'on en mourait tout bas !
Les rêves les plus doux ne sont pas ceux que firent
Deux êtres... [+]


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Classique

La Maîtresse rousse

Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse,
Plus fauve qu'un jaguar, plus rousse qu'un lion !
Je l'aimais ardemment, - âprement, - sans tendresse,
Avec possession plus... [+]


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Classique

Débouclez-les, vos longs cheveux

Débouclez-les, vos longs cheveux de soie,
Passez vos mains sur leurs touffes d'anneaux,
Qui, réunis, empêchent qu'on ne voie
Vos longs cils bruns qui font vos yeux si beaux !
Lissez-les... [+]


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Classique

Oh ! pourquoi voyager ?

Oh ! pourquoi voyager ? as-tu dit. C'est que l'âme
Se prend de longs ennuis et partout et toujours ;
C'est qu'il est un désir, ardent comme une flamme,
Qui, nos amours éteints... [+]


Classique

La beauté

A Armance.
Eh quoi ! vous vous plaignez, vous aussi, de la vie !
Vous avez des douleurs, des ennuis, des dégoûts !
Un dard sans force aux yeux, sur la lèvre une lie,
Et du... [+]


Classique

Je vivais sans coeur...

A***.
Je vivais sans coeur, tu vivais sans flamme,
Incomplets, mais faits pour un sort plus beau ;
Tu pris de mes sens, - je pris de ton âme,
Et tous deux ainsi nous nous... [+]


Classique

Les nénuphars

A la baronne H. de B.
Nénuphars blancs, ô lys des eaux limpides,
Neige montant du fond de leur azur,
Qui, sommeillant sur vos tiges humides,
Avez besoin, pour dormir, d'un lit pur ... [+]


Classique

La haine du soleil

A Mademoiselle Louise Read.
Un soir, j'étais debout, auprès d'une fenêtre...
Contre la vitre en feu j'avais mon front songeur,
Et je voyais, là-bas, lentement disparaître
Un soleil... [+]


Classique

Treize ans

Elle avait dix-neuf ans. Moi, treize. Elle était belle ;
Moi, laid. Indifférente, - et moi je me tuais...
Rêveur sombre et brûlant, je me tuais pour elle.
Timide, concentré, fou, je... [+]


Classique

L'échanson

A Clary.
Tu ne sais pas, Clary, quand, heureuse, ravie,
Tu me tends ton épaule et ton front tour à tour,
Que dans la double coupe où je puise la vie
Il est un autre goût que celui de... [+]