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poésie 185LECTURES

Qui voudra voir tout ce qu’ont pu nature

Qui voudra voir tout ce qu’ont pu nature,
L’art et le ciel, Rome, te vienne voir :
J’entends s’il peut ta grandeur concevoir
Par ce qui n’est que ta morte peinture.

Rome n’est plus : et si l’architecture
Quelque ombre encor de Rome fait revoir,
C’est comme un corps par magique savoir
Tiré de nuit hors de sa sepulture.

Le corps de Rome en cendre est devalé,
Et son esprit rejoindre s’est allé
Au grand esprit de cette masse ronde.

Mais ses écrits, qui son los le plus beau
Malgré le temps arrachent du tombeau,
Font son idole errer parmi le monde.