Temps de lecture
1
min
poésie 48LECTURES

Chacun le mieus qu’il peut souffre en l’hostellerie

Chacun le mieus qu’il peut souffre en l’hostellerie
Les incommoditez d’une mauvaise nuit,
Resou de s’en aller au premier jour qui suit,
Dormir en sa maison sans crainte et fascherie.

Endure constamment la haine et la furie,
Les tavaus et tourment de ce monde seduit,
Sçachant bien que demain tu vivras en desduit
En la cité de Dieu, recou de Samarie.

Voyagers comme toy, tes peres ont esté,
Forains comme tu es devant la majesté
Du grand moderateur de nostre destinee.

Par tant, si le travail du chemin t’est fascheus,
Ne desespere point du salut bien-heureus,
Bien tost tu parviendras au bout de ta journee.