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poésie 80LECTURES

À Pyrrha

Quel adolescent délicat, inondé d’essences liquides, te presse sur tant de roses, ô Pyrrha, sous l’antre frais ? Relèves-tu pour lui ta blonde chevelure,
Ô négligente ? Hélas ! combien il pleurera la foi et les Dieux trahis, combien il s’étonnera, inaccoutumé, des flots battus par les sombres vents.
Celui qui, maintenant, crédule, te possède toute dorée, qui te rêve toujours libre, toujours aimable, ignorant qu’il est du vent perfide! Malheureux ceux
Que tu éblouis, non encore éprouvée ! Pour moi, la paroi sacrée atteste, par une image votive, que j’ai consacré mes vêtements humides au puissant Dieu de la mer.