À mes compagnons

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Les Satires d'Horace valent, entre autres, pour le répertoire de locutions et de formules qu'elles constituent. Sa langue, dense, parfois difficile, traduite fidèlement par le poète parnassien  [+]

Il ne sied qu’aux Thraces de combattre avec les coupes faites pour la joie. Écartez cette coutume barbare et chassez les querelles sanglantes loin du vénérable Bacchus.
Combien les épées des Mèdes diffèrent affreusement du vin et des flambeaux ! Apaisez la clameur impie, compagnons, et reposez-vous sur le coude.
Voulez-vous que je prenne aussi ma part de l’âpre Falernum ? Que le frère de l’Opuntienne Mégilla dise de quelle blessure il est heureux, de quelle flèche il meurt.
Il refuse ? Je ne boirai qu’à ce prix. Quelle que soit la Vénus qui te dompte, elle te brûle de feux dont tu ne peux rougir, et c’est à un amour honnête
Que tu as cédé. Quelque chose que tu aies dans le cœur, confie-la à de sûres oreilles. Ah ! malheureux, dans quelle Charybde es-tu tombé, jeune homme digne d’une meilleure flamme !
Quelle sorcière, quel magicien, à l’aide des poisons Thessaliens, quel Dieu pourrait te sauver ? À peine si Pégasus même t’arracherait aux étreintes de cette triple Chimère.
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