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poésie 116LECTURES

À Faunus

Faunus, amoureux des Nymphes fugitives, visite, clément, mes limites et mes champs exposés au soleil ; et ne t’en va pas sans être propice aux petits nourrissons,
Si un jeune chevreau t’est sacrifié, l’année accomplie, si les vins abondants ne manquent point au cratère familier de Vénus, et si l’antique autel fume d’un épais encens.
Tout le troupeau joue dans le pré herbeux, quand, pour toi, reviennent les Nones de décembre. Le village en fête se repose dans les prairies avec les bœufs oisifs.
Le loup erre au milieu des agneaux audacieux ; la forêt répand pour toi ses feuillages agrestes, et le laboureur se réjouit de repousser trois fois du pied la terre détestée.