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poésie 65LECTURES

À Chlorus

Femme du pauvre Ibycus, mets un terme à ta perversité et à tes travaux si connus. Mûre pour de prochaines funérailles, cesse de jouer au milieu des vierges et de te répandre comme un brouillard sur ces blanches étoiles. Ce qui sied à Pholoé ne te convient pas, Chloris. Que ta fille, plutôt, force la demeure des jeunes hommes, telle que la Thyias excitée par le bruit du tympanon. L’amour qu’elle a pour Nothus la fait bondir comme une chèvre lascive. Les laines tondues auprès de la noble Lucéria te conviennent, non les cithares, ni la pourpre de la rose, ni, vieille que tu es, le tonneau vidé jusqu’à la lie.