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poésie 165LECTURES

À Chloé

Tu m’évites, Chloé, tel que le faon qui cherche sa mère inquiète sur les montagnes écartées, non sans une vaine crainte du vent et de la forêt.
Il s’épouvante, soit que le souffle du printemps agite les feuilles mobiles, soit que les verts lézards remuent la ronce ; il tremble du cœur et des genoux.
Cependant, je ne te poursuis pas, comme un tigre farouche, ou comme un lion Gætulien, pour te briser les os. Laisse enfin ta nière ; il est temps d’être suivie par l’homme.