Gérard de Nerval

1808 - 1855

Son œuvre est la première intrusion dans la littérature française de l'importance du rêve, à la fois dans le sujet et dans le processus de création. Il fréquente Gautier, Balzac, Dumas, Vigny et Musset avant que le cercle rassemblé autour d'Hugo ne se dissolve quelque peu. La nouvelle « Sylvie » et les poèmes des Chimères sont considérés comme ses chefs-d'œuvre. Un peu fou, interné plusieurs fois, il promène régulièrement son homard domestique en laisse, et se pendra, un soir d'hiver, à une grille de la rue de la Vieille-Lanterne, un dernier manuscrit glissé dans son veston. Théophile Gautier payera de sa poche pour qu'il repose au cimetière du Père-Lachaise.


Classique

Vers dorés

Eh quoi ! tout est sensible !
Pythagore.
Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté... [+]

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Classique

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Classique

Talma

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Quand un autre soleil échauffait la patrie ;
Quand nos jeunes lauriers, vers le ciel élancés,
Agitaient noblement leur tige... [+]