Gérard de Nerval

1808 - 1855

Son œuvre est la première intrusion dans la littérature française de l'importance du rêve, à la fois dans le sujet et dans le processus de création. Il fréquente Gautier, Balzac, Dumas, Vigny et Musset avant que le cercle rassemblé autour d'Hugo ne se dissolve quelque peu. La nouvelle « Sylvie » et les poèmes des Chimères sont considérés comme ses chefs-d'œuvre. Un peu fou, interné plusieurs fois, il promène régulièrement son homard domestique en laisse, et se pendra, un soir d'hiver, à une grille de la rue de la Vieille-Lanterne, un dernier manuscrit glissé dans son veston. Théophile Gautier payera de sa poche pour qu'il repose au cimetière du Père-Lachaise.


Classique

Octavie

Ce fut au printemps de l'année 1835 qu'un vif désir me prit de voir l'Italie. Tous les jours en m'éveillant j'aspirais d'avance l'âpre senteur des marronniers alpins ; le soir, la cascade de ... [+]

Classique

Delfica

La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance,
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l’olivier, le myrthe ou les saules tremblants,
Cette chanson d’amour... qui toujours ... [+]