Temps de lecture
1
min
lettre 36LECTURES

Tu marches à pas de géant

Mardi, soir 1866.

15ème !!! J’espère que c’est beau ! Comme tu y vas, mon petit chéri ! Tu marches à pas de géant ; tu as sans doute chaussé les bottes de sept lieues du petit Poucet. Je n’espérais pas te voir entrer dans la première vingtaine avant trois ou quatre mois d’ici. Tues heureux, tu es content ; moi aussi je suis enchantée et tranquille enfin grâce à toi. Paul va beaucoup mieux ; il a été levé aujourd’hui, et il a mangé. Moi, je suis un peu grippée, ce qui m’empêche d’aller te voir avec maman. J’envoie ta lettre à papa qui sera enchanté comme moi. Ton écriture aussi a fait des progrès merveilleux. Françon a été voir aujourd’hui ta tante Sabine, qui l’a trouvée gentille à croquer.

Ton oncle Gaston t’embrasse, te félicite et t’annonce cinq francs d’encouragement pour mardi prochain.

Grand’mère de Ségur.