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lettre 41LECTURES

Lettre du 24 novembre 1869

Paris, 69, 24 novembre.

Mon cher petit Jacques chéri... ta tante de Malaret est souffrante et il lui est impossible de sortir. Moi, je continue à avoir des vertiges en voiture et en marchant, ce qui m’empêche d’aller te voir, à mon grand regret. Et encore si Léon pouvait aller te voir comme jadis, mais c’est malheureusement impossible ; il est tenu en esclavage... et puis sa future l’attire d’un autre côté..... Fais-moi savoir si tu as une bonne place dans la dernière composition, comme tu l’espérais quand ton oncle Anatole est venu te voir.....
Je crains que ta bourse ne soit un peu à sec, car j’ai vu dans l’Univers d’hier la somme énorme de 1,000 fr. donnée au Saint-Père par le collège de l’Immaculée-Conception de Vaugirard, et je pense que tu te seras dépouillé comme les autres. Mercredi je referai ta bourse. Adieu, mon cher petit bien-aimé ; je t’embrasse bien tendrement ; voici une lettre que j’ai reçue de Françoise..... Ton oncle Gaston l’embrasse ; le petit Gaston aussi ; il est enchanté de se promener avec toi mercredi. Vous irez où vous voudrez. Adieu, chéri.

Grand’mère de Ségur.