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poésie 52LECTURES

À Verannius et Fabullus

Compagnons de Pison, dont la triste cohorte revient légère d’argent et de bagages, bon Verannius, et toi, mon cher Fabullus, où en êtes-vous ? Ce vaurien vous a-t-il assez fait endurer le froid et la faim ? Quel gain avez-vous inscrit sur vos tablettes ? – votre dépense ?
C’est ce qui m’arriva aussi, lorsque je suivis mon fripon de préteur ; je n’eus à porter en recette que l’argent que j’avais donné.
Ô Memmius ! comme tu t’es joué de moi, comme tu m’as fait à loisir servir de victime à ton avarice ! D’après ce que je vois, tel a été votre sort, mes amis ; vous avez été comme moi en butte aux plus indignes traitements. Attachez-vous donc maintenant à de puissants amis ! Et vous, Pison, Memmius, opprobres du nom romain, puissent les dieux vous envoyer tous les maux que vous méritez !